(A.P.Hawzah) L'Emir des croyants, l'Imam Ali (que la paix soit sur Lui), déclare dans le Nahj al-Balagha, la Sagesse 24, au sujet de la grandeur qu'il y a à dissiper la tristesse du visage d'autrui :
مِنْ کَفَّارَاتِ الذُّنُوبِ الْعِظَامِ، إِغَاثَةُ الْمَلْهُوفِ وَ التَّنْفِیسُ عَنِ الْمَکْرُوبِ.
Parmi les expiations des grands péchés figurent le secours porté au malheureux et à l'opprimé, ainsi que le fait d'apporter réconfort aux personnes affligées.
Explication :
L'une des recommandations les plus insistantes de l'islam consiste à dissiper la tristesse et le chagrin du visage du frère croyant. Venir en aide aux gens et résoudre leurs difficultés produit des effets immenses, qu'il est peut-être impossible de comparer à ceux d'aucune autre œuvre.
L'Imam al-Sadiq (que la paix soit sur Lui) déclare également, dans un hadith rapporté dans le livre al-Kafi, vol. 2, p. 190, au sujet de la grandeur qu'il y a à dissiper l'affliction du frère croyant :
إذا بَعَثَ اللّهُ المؤمنَ مِن قَبرِهِ خَرَجَ مَعهُ مِثالٌ یَقدُمُ أمامَهُ، کُلَّما رَأی المؤمنُ هَوْلاً مِن أهوالِ یَومِ القِیامَةِ قالَ لَهُ المِثالُ: لا تَفزَعْ و لا تَحزَنْ ... فیقولُ لَهُ المؤمنُ: ... مَن أنتَ؟ فیقولُ: أنا السُّرورُ الذی کُنتَ أدخَلتَ علی أخیکَ المؤمِنِ.
Lorsque Dieu fera sortir le croyant de sa tombe au Jour de la Résurrection, un être ayant son apparence sortira également avec lui et marchera devant lui. Chaque fois que le croyant sera confronté à l'une des scènes terrifiantes du Jour de la Résurrection, cet être lui dira : "Ne crains pas et ne t'afflige pas…" Le croyant lui demandera alors : "... Qui es-tu ?" Il répondra : "Je suis cette joie et ce bonheur que tu as apportés à ton frère croyant ; aujourd'hui, je suis venu pour être ton soutien." »
Le Jour de la Résurrection est le jour le plus éprouvant de l'existence de tout être humain. Les traditions le qualifient notamment de « Jour douloureux », de « Jour austère et extrêmement terrifiant, et d'autres appellations semblables. C'est pourquoi les bonnes œuvres accomplies ici-bas procureront à l'homme, au moment du redoutable jugement et du règlement des comptes, une joie et une félicité dont la saveur ne saurait être comparée à aucune autre.
Dans une autre tradition particulièrement profonde, rapportée du Messager d'Allah (que la paix et le salut d'Allah soit sur Lui et sur Sa famille immaculée) dans al-Kafi, vol. 2, p. 164, les hommes sont présentés comme étant la famille de Dieu et les plus aimés d'entre eux auprès d'Allah sont ceux qui apportent un bienfait à cette famille.
اَلْخَلْقُ عِیَالُ اَللَّهِ فَأَحَبُّ اَلْخَلْقِ إِلَی اَللَّهِ مَنْ نَفَعَ عِیَالَ اَللَّهِ وَ أَدْخَلَ عَلَی أَهْلِ بَیْتٍ سُرُوراً.
Les hommes sont la famille de Dieu, et les plus aimés de Dieu sont ceux qui apportent un bienfait à Sa famille et qui lui procurent joie et bonheur.
Imaginez une personne qui, en votre absence, témoigne de la bienveillance à l'égard de votre famille au moment où elle traverse une épreuve, et qui parvient à résoudre ses difficultés. Assurément, vous éprouveriez de l'affection pour cette personne et vous vous efforceriez de lui rendre son bienfait ; car au moment où votre famille était confrontée à la détresse et aux difficultés, cette personne a dissipé son affliction.
À présent, considérez cette même réalité à la lumière de la parole du Messager d'Allah (que la paix et salut d'Allah soit sur Lui et sur Sa famille immaculée) à propos de Dieu, Celui entre les mains de Qui se trouvent tous les trésors invisibles des cieux et de la terre.
Jugez vous-mêmes quelle sera donc la récompense de celui qui dissipe l'affliction d'un membre de la famille de Dieu ?




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