(A.P.Hawzah) Le verset 90 de la sourate An-Nahl (16) déclare :
إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالْإِحْسَانِ وَإِيتَاءِ ذِي الْقُرْبَىٰ وَيَنْهَىٰ عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ وَالْبَغْيِ يَعِظُكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ
Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion, Il vous exhorte afin que vous vous souveniez.
Quelques points de ce verset :
1. Du passage : « إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالْإِحْسَانِ », on comprend l’importance du commandement du bien et de l’interdiction du mal. En fait le premier à prescrire le bien et à interdire le mal n’est autre qu’Allah qui, de le début, guida l’humanité et la met en garde contre toute forme de corruption et de déviation.
2. Comme l’indique le passage : « إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالْإِحْسَانِ وَإِيتَاءِ ذِي الْقُرْبَىٰ », lorsqu’il s’agit de faire preuve de bienfaisance, les proches et les membres de la famille sont prioritaires.
Puis Allah dit : « وَيَنْهَىٰ عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنْكَرِ وَالْبَغْيِ », c’est-à-dire qu’Il interdit à l’homme la Fahsha, le Monkar et le Baghy. Par Fahsha, on entend les péchés dont la gravité et la laideur sont manifestes. Ainsi, Allah interdit d’abord les fautes les plus flagrantes, puis l’ensemble des actes répréhensibles, avant de condamner toute forme de tyrannie et d’oppression envers autrui.
Il est particulièrement remarquable que ce commandement et cette interdiction soient exprimés sous la forme d’une exhortation : « يَعِظُكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ ». La raison en est peut-être que l’exhortation agit directement sur le cœur de l’homme ; elle exerce une influence plus profonde qu’un ordre ou une interdiction formulée avec dureté. Voilà une véritable leçon de pédagogie : pour être plus efficace, l’invitation au bien et la mise en garde contre le mal doivent être accompagnées de conseils, d’exhortations et de sages recommandations.
Enfin, le verset conclut par : « لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ », c’est-à-dire : « afin que, peut-être, vous vous rappeliez ». Cette expression montre que le commandement du bien et l’interdiction du mal ne produisent pas nécessairement leur effet chez tous les hommes. Le Coran lui-même emploie le terme « peut-être », rappelant que la guidance ne peut être imposée.
Ce passage révèle également que la connaissance du bien et du mal est inscrite dans la fitra de l’être humain. Exhorter ne consiste donc pas à lui apprendre une vérité inconnue, mais à raviver en lui ce que sa nature profonde reconnaît déjà.




Votre commentaire