dimanche 20 septembre 2026 - 08:27
L’Ayatollah Marvi appelle les responsables à ne pas « jouer sur le terrain de l’ennemi »

Hawzah/L’Ayatollah Javad Marvi, secrétaire adjoint du Conseil supérieur des séminaires islamiques, a appelé les responsables iraniens à faire preuve de vigilance face à ce qu’il présente comme une guerre cognitive, accusant les adversaires de l’Iran de diffuser de fausses informations afin d’influencer l’opinion publique et de créer un sentiment de faiblesse.

Qom, Iran (A.P. Hawzah) – S’exprimant à l’issue de son cours de jurisprudence islamique avancée à Qom, l’Ayatollah Marvi a souligné l’importance, selon lui, de la maîtrise de l’information dans les conflits contemporains.
La « guerre cognitive » au cœur des conflits contemporains
Pour étayer son propos, le religieux iranien s’est référé aux travaux de l’écrivain et futurologue américain Alvin Toffler, décédé en 2016. Il a notamment cité Le Choc du futur, La Troisième Vague, Le Changement de pouvoir et Guerre et Contre-guerre, estimant que les analyses de Toffler avaient anticipé l’évolution des conflits vers des formes de confrontation dépassant le seul affrontement militaire.
Selon l’Ayatollah Marvi, l’objectif des guerres contemporaines ne consiste plus uniquement à détruire des infrastructures ou à neutraliser des forces militaires, mais également à agir sur la perception, le jugement et les décisions des individus.
« Aujourd’hui, on parle de guerre cognitive », a-t-il déclaré, appelant son auditoire à rester particulièrement attentif à la circulation des informations en période de crise.
Les événements au Yémen
L’Ayatollah Marvi a ensuite évoqué les récents développements au Yémen, affirmant qu’une vague d’informations, qu’il considère comme inexactes, avait circulé au début des événements.
Il a notamment fait état de messages annonçant une progression des forces adverses et une possible prise de Sanaa. Selon lui, ces informations auraient suscité des inquiétudes chez une partie de l’opinion publique iranienne, y compris parmi certains sympathisants de la République islamique et de l’« Axe de la Résistance ».
Le religieux iranien a ensuite qualifié les développements ultérieurs de « victoire majeure » pour les forces yéménites, affirmant qu’elles avaient maintenu leur contrôle sur le détroit de Bab el-Mandeb et récupéré d’importants équipements militaires.
Ces éléments relèvent de son appréciation des événements et n’ont pas été étayés, dans son intervention, par des données indépendantes.
Mise en garde contre les « signaux de faiblesse »
L’Ayatollah Marvi a également critiqué les déclarations attribuées aux adversaires de l’Iran concernant leurs capacités de renseignement et de surveillance dans la région.
Selon lui, les développements au Yémen démontreraient les limites de certaines affirmations relatives à la capacité de détecter les mouvements des forces armées.
« Dans cette guerre cognitive, il faut être vigilant », a-t-il déclaré, soulignant que la diffusion d’informations pendant un conflit peut, selon lui, chercher à modifier les perceptions et les comportements.
S’adressant directement aux responsables, il les a appelés à ne pas transmettre de « signaux de faiblesse » et à prendre en considération les capacités de la population.
« Ne jouez pas sur le terrain de l’ennemi », a-t-il insisté.
L’Ayatollah Marvi a conclu son intervention en appelant à une vigilance accrue face à la diffusion massive d’informations qu’il juge erronées, considérant que la maîtrise de l’information et des perceptions constitue désormais une dimension importante des conflits contemporains.

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