dimanche 23 août 2026 - 14:00
Les sciences islamiques doivent guider l’action humaine et la société

Hawzah/ L’Ayatollah Shabzendehdar, secrétaire du Conseil supérieur des séminaires islamiques d’Iran, a souligné le rôle central des sciences islamiques dans l’orientation de l’être humain et de la société, affirmant que la connaissance de Dieu, de l’homme, des devoirs religieux et des facteurs d’égarement constituent les quatre fondements essentiels du savoir humain.

Machhad, Iran (A.P.Hawzah) –S’exprimant lors d’une conférence scientifique consacrée à « La place et la fonction des sciences islamiques dans la pensée du Guide martyr de la Révolution », organisée au sanctuaire de l’Imam Reza à Machhad, l’Ayatollah Shabzendehdar a expliqué que certaines traditions rapportées des Imams chiites présentent quatre domaines comme les fondements du savoir nécessaire au bonheur de l’être humain.
Se référant notamment à une tradition attribuée à l’Imam Moussa al-Kadhim (paix sur lui), il a déclaré que ces quatre domaines sont la connaissance de Dieu, la connaissance de ce que Dieu a placé dans l’être humain, la connaissance de ce que Dieu attend de l’homme et la connaissance de ce qui peut l’éloigner de sa religion.
« Si ces quatre domaines du savoir font défaut, les autres sciences ne peuvent à elles seules assurer le bonheur de l’être humain. En revanche, lorsqu’ils sont présents, l’homme peut trouver la voie juste, même si certaines disciplines connaissent des insuffisances », a-t-il expliqué.
Quatre fondements du savoir humain
Membre du Conseil des gardiens de la Constitution, l’Ayatollah Shabzendehdar a cité une tradition selon laquelle le savoir humain repose sur quatre connaissances fondamentales : connaître son Seigneur, connaître ce que Dieu a accompli en l’homme, connaître ce qu’il attend de lui et connaître ce qui peut le faire sortir de sa religion.
Il a expliqué que la première dimension, la connaissance de Dieu, englobe les sciences rationnelles et la réflexion sur les fondements de l’existence et de la création.
La deuxième concerne, selon lui, les capacités et les potentialités que Dieu a placées dans l’être humain et que celui-ci peut développer et actualiser grâce aux différents moyens dont il dispose.
La troisième dimension renvoie au fiqh, entendu comme la connaissance des prescriptions et des devoirs religieux. Elle concerne, a-t-il précisé, l’ensemble des domaines de la vie humaine, notamment les dimensions individuelle, sociale et politique.
La quatrième porte sur la connaissance des facteurs susceptibles d’éloigner l’être humain de sa religion et de le détourner de la finalité pour laquelle il a été créé.
Le parcours scientifique et religieux du Guide martyr de la Révolution
L’Ayatollah Shabzendehdar a ensuite évoqué le parcours scientifique et religieux du « Guide martyr de la Révolution », soulignant sa maîtrise de ces différents domaines de connaissance.
Selon lui, cette personnalité avait étudié dans les grands centres d’enseignement religieux de Khorassan et de Qom, où elle avait bénéficié de l’enseignement de maîtres éminents.
Il a ajouté que, parallèlement à ses études, elle avait poursuivi avec détermination l’acquisition du savoir et entretenu un rapport constant avec le Coran, la Sunna et les sources permettant de comprendre la loi islamique.
« L’enseignement et la mise en pratique des connaissances faisaient également partie de son parcours. L’ensemble de ces qualités scientifiques et spirituelles avait ainsi été réuni en sa personne », a-t-il déclaré.
Une réflexion sur la systématisation des sciences islamiques
L’Ayatollah Shabzendehdar a par ailleurs relaté le contenu d’une lettre qu’un étudiant d’un séminaire islamique avait adressée au Guide martyr de la Révolution.
Selon lui, l’auteur de la lettre estimait que, compte tenu de son parcours et de son expérience, il disposait des compétences nécessaires pour élaborer une œuvre permettant de systématiser ces connaissances et de servir de référence aux séminaires islamiques ainsi qu’à la société iranienne attachée à l’islam.
L’Ayatollah Shabzendehdar a indiqué que cette proposition avait été accueillie favorablement. Le Guide martyr avait reconnu disposer de l’expérience et des connaissances nécessaires pour entreprendre un tel travail, tout en expliquant que son manque de temps l’empêchait de le réaliser lui-même et qu’il en confiait donc la poursuite à d’autres.
Le fiqh au fondement du gouvernement islamique
Abordant ensuite sa conception du fiqh et du gouvernement islamique, l’Ayatollah Shabzendehdar a déclaré que le Guide martyr de la Révolution était profondément convaincu qu’un gouvernement juste, capable d’assurer le bien-être et le salut de l’être humain dans ce monde comme dans l’au-delà, devait être fondé sur les enseignements juridiques et religieux transmis par le Prophète de l’islam et les Imams de sa famille.
Il a souligné qu’un gouvernement ne pouvait véritablement conduire l’humanité vers le bonheur que s’il connaissait les prescriptions divines et était capable de les mettre en œuvre dans les différents domaines de la vie sociale.
Une conviction acquise dès la jeunesse
L’Ayatollah Shabzendehdar a enfin affirmé que le Guide martyr de la Révolution avait acquis dès sa jeunesse une compréhension profonde de cette mission religieuse.
Selon lui, cette conviction l’avait conduit à s’engager très tôt, avec détermination et dans une intention sincère envers Dieu, dans un mouvement visant à mettre en œuvre une conception du fiqh qu’il a qualifiée de globale, approfondie, multidimensionnelle et fondée sur la révélation divine.
L’Ayatollah Shabzendehdar a ainsi présenté l’étude et la mise en œuvre des sciences islamiques comme deux dimensions complémentaires d’une même démarche visant à orienter l’individu et la société vers leur finalité religieuse.

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