(A.P.Hawzah) – L’ennemi sioniste criminel poursuit ses agressions contre le Liban, son territoire et sa population. Il a récemment commis deux massacres visant des citoyens ordinaires dans leurs propres maisons, dans les localités d’Ansar et de Deir al-Zahrani. Cette situation impose au gouvernement libanais de revoir ses calculs et de réévaluer la voie qu’il a choisie en faisant des concessions face aux exigences toujours croissantes de l’ennemi arrogant.
Dans ce contexte, l’ancien vice-président de la Chambre des députés, Élie Ferzli, a déclaré au site d’information Al-Ahed que les événements en cours s’inscrivaient dans le cadre d’un projet israélien allant au-delà d’objectifs militaires directs. Selon lui, la puissance occupante cherche à humilier le Liban, à porter atteinte à son unité et à exploiter les accords existants afin d’imposer de nouvelles réalités sur le terrain.
Ferzli a appelé à revoir la manière dont est abordé ce qui est appelé « l’accord-cadre » et à empêcher Israël de s’en servir comme d’une couverture pour poursuivre ses agressions, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’unité nationale.
Un projet israélien visant à humilier le Liban
Ferzli estime que les événements actuels font partie d’un projet israélien dont l’objectif est d’humilier le Liban dans son ensemble, notamment les forces qui ont choisi d’emprunter la voie de l’accord et du dialogue.
Il a souligné que la puissance occupante s’emploie à attiser les tensions et à miser sur les réactions qui pourraient en découler afin de servir ses objectifs politiques, notamment à l’approche des élections internes en Israël et dans sa volonté d’exploiter les évolutions sécuritaires au service de ses propres calculs politiques et électoraux.
Ferzli a relevé que la nature de ce projet apparaissait désormais clairement, ce qui impose au gouvernement libanais de le prendre beaucoup plus au sérieux et de ne pas se contenter de positions qui ne seraient pas à la hauteur de l’ampleur des agressions et des défis auxquels le pays est confronté.
« L’accord-cadre » ne doit pas devenir une couverture pour l’occupation
Ferzli a affirmé qu’il fallait rechercher les moyens permettant de consolider les droits du Liban, plutôt que de laisser ce qui est appelé « l’accord-cadre » se transformer en une couverture politique dont Israël pourrait profiter tout en poursuivant ses agressions contre le Liban.
Selon lui, la poursuite des négociations directes dans de telles circonstances place le Liban face à une équation déséquilibrée. Il n’est en effet pas possible, d’un côté, de poursuivre le processus de négociation et, de l’autre, de laisser la puissance occupante continuer à exercer une pression militaire et à mener des agressions.
Le Liban était sur le point de tirer profit de l’accord entre l’Iran et les États-Unis : pourquoi le gouvernement a-t-il cessé de poursuivre cette voie ?
Ferzli s’est ensuite penché sur les développements liés au processus américano-iranien, estimant que le Liban avait été confronté à une occasion de tirer profit d’un accord conclu avec l’Iran.
Soulignant que le Liban était sur le point de bénéficier de cet accord, il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles le gouvernement libanais n’a pas poursuivi son engagement dans cette voie, dès lors que cela ne portait pas préjudice aux intérêts du Liban.
Le gouvernement doit prendre au sérieux le calendrier du retrait de la puissance occupante
Ferzli a souligné que le gouvernement aurait dû s’attacher à obtenir un calendrier précis pour le retrait des forces d’occupation, considérant cette question comme un point fondamental dans toute démarche visant à traiter la situation actuelle.
Selon lui, il est nécessaire de conduire les négociations à partir d’une position qui permette de préserver les droits du Liban, et non depuis une position qui donnerait à d’autres acteurs la possibilité d’imposer leurs conditions ou d’utiliser les accords pour atteindre des objectifs contraires aux intérêts du Liban.
Ferzli estime que toute démarche politique qui ne conduirait pas à consolider les droits du Liban et à mettre fin aux agressions resterait incomplète, particulièrement dans un contexte marqué par la poursuite des pressions exercées sur le terrain par la puissance occupante.
L’unité nationale face au projet israélien
Dans une autre partie de son intervention, Ferzli a adressé un message au peuple libanais ainsi qu’aux différentes forces politiques, les appelant à continuer de préserver l’unité nationale face aux développements en cours.
Soulignant que la préservation de l’unité intérieure constituait un facteur essentiel pour faire face à tout projet visant le Liban, il a appelé à ne pas permettre aux divergences politiques de devenir une porte d’entrée vers l’affaiblissement de la scène intérieure ou de servir les objectifs de la puissance occupante.
En conclusion, Ferzli a insisté sur le fait que la période actuelle exigeait une position libanaise unifiée, capable de redéfinir les priorités et d’empêcher que les accords politiques ne se transforment en instruments dont la puissance occupante pourrait tirer profit, tout en œuvrant à la protection des droits du Liban et à la préservation de l’unité du pays.





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