Liban (A.P.Hawzah) – Cheikh Maher Hammoud, président de l’Union mondiale des oulémas de la Résistance, s’est exprimé lors d’une rencontre intitulée « Fidélité et constance », organisée dans son bureau à Saïda à l’occasion du troisième anniversaire de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa ».
Il a déclaré : « Nous réaffirmons que tous les Juifs, sionistes ou non, sont convaincus que la disparition de leur État est inéluctable et lui ont fixé une durée de quatre-vingts ans. Cette idée apparaît clairement dans les écrits de personnalités allant de Ben Gourion, le fondateur de l’État d’Israël, à Ehud Barak. »
Il a ajouté : « Nous accordons du crédit aux récits juifs, car ils contiennent des détails précis. À titre d’exemple, leurs ouvrages indiquent que l’armée qui entrera au Liban sera arrêtée dans le village de Sultan Yacoub, au cœur de la plaine de la Bekaa. Il s’agit d’un petit village dont le nom est à peine connu du grand public. Or, c’est précisément ce qui s’est produit en 1982. Nous espérons donc, si Dieu le veut, que les récits juifs se révéleront également véridiques sur ce point. Cela ne fait que renforcer notre certitude quant à ce qui est annoncé dans le Saint Coran et les hadiths du Prophète. »
Le président de l’Union des oulémas de la Résistance a ensuite souligné la nécessité de dénoncer les médias qui répètent sans cesse que la Résistance est responsable des destructions dans le sud du Liban, tout comme ils la tiennent pour responsable de la dévastation de Gaza. Selon lui, ces médias semblent chercher à justifier les crimes inhumains, les destructions et le génocide commis par les sionistes.
Cheikh Hammoud a poursuivi : « L’appartenance au Liban ne doit être le monopole de personne. Certains prétendent que soutenir Gaza est incompatible avec l’attachement au Liban, alors que cette affirmation va à l’encontre des principes humains les plus élémentaires, tout comme des valeurs fondamentales libanaises. »
Il a également critiqué ceux qui célèbrent le centenaire de la rédaction de la Constitution libanaise tout en oubliant les écrits de Michel Chiha, qui avait condamné le sionisme. Chiha avait souligné que si un État sioniste venait à être établi en Palestine, le Liban ne pourrait pas non plus se maintenir. Selon lui, l’État sioniste repose sur le racisme, tandis que la stabilité du Liban ne peut être assurée que par un accord entre ses différentes communautés religieuses.
Au cours de cette rencontre, les autres intervenants ont également souligné que le 7 octobre avait permis d’atteindre de nombreux objectifs à l’échelle mondiale. Le plus important, selon eux, est d’avoir éveillé de nombreux peuples à travers le monde à l’importance de la question palestinienne et à la réalité des crimes commis par l’ennemi sioniste.
Ils ont également affirmé que cet événement avait placé Benyamin Netanyahou sous le coup de poursuites judiciaires et d’une condamnation morale à l’échelle internationale, dévoilé les complots des régimes complices du sionisme et fait échouer les projets de normalisation des relations avec Israël. Ces régimes se sont ainsi retrouvés sans défense face à la condamnation des peuples, notamment face aux critiques visant ce qui est appelé la « religion abrahamique ».
En conclusion, il a été rappelé que la victoire dans les guerres ne se mesure pas à l’ampleur des pertes subies, mais aux objectifs atteints et à la clôture d’une étape du combat.





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