Liban (A.P.Hawzah) – Cheikh Ali al-Khatib, vice-président du Conseil supérieur islamique chiite du Liban, a insisté sur la nécessité de comprendre la nature du combat auquel nous sommes confrontés. Lors d’un séminaire organisé par le « Centre des civilisations pour le développement de la pensée islamique », il a rappelé que cette lutte se jouait autour du « territoire » et de « l’acquisition des leviers de puissance et d’influence ».
Il a ajouté que cette rivalité se manifestait aujourd’hui entre les grandes puissances mondiales, notamment les États-Unis, la Chine et la Russie. Dans ce contexte, il est essentiel de bien comprendre la nature de la confrontation actuelle entre le monde musulman et l’Occident. Il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau : cet affrontement plonge ses racines dans les premiers temps de l’islam.
Le cheikh Ali al-Khatib a souligné que nous traversons une période d’épreuve particulièrement difficile, qui exige de faire preuve de fermeté et de persévérance. Le combat actuel ne se réduit pas à un affrontement idéologique ou intellectuel ; il porte sur le « territoire, le pouvoir et l’influence », à l’image de la rivalité qui oppose aujourd’hui les grandes puissances mondiales, telles que les États-Unis, la Chine et la Russie.
Il a également rappelé que la confrontation entre le monde musulman et l’Occident n’était pas un phénomène récent, mais qu’elle remontait à l’époque même des débuts de l’islam.
Le vice-président du Conseil supérieur islamique chiite du Liban a par ailleurs expliqué que, par le passé, de nombreuses élites et sociétés musulmanes, séduites par les progrès matériels et technologiques de l’Occident, avaient adopté ses modèles intellectuels et culturels, notamment le libéralisme et la laïcité, sans porter sur eux un regard critique. Cette démarche a contribué, dans une certaine mesure, à reléguer la religion à la périphérie de la vie publique.
Selon le cheikh Ali al-Khatib, l’intervention directe des États-Unis et des puissances occidentales dans les conflits en Palestine, au Liban, au Yémen et en Iran témoigne de leur difficulté croissante à gérer les affrontements par l’intermédiaire de leurs forces supplétives. Cette évolution indique que leurs stratégies traditionnelles ne sont plus suffisamment efficaces.
En conclusion, il a souligné que, même si cette période de transition et de lutte devait se prolonger, la détermination des peuples à défendre leurs droits pourrait modifier le rapport de force.





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