Liban (A.P.Hawzah)– Les dirigeants du Hezbollah et du mouvement Amal — représentés par le cheikh Ali Daamoush, président du Conseil exécutif du Hezbollah, et le Dr Moustafa Fouani, président du Bureau exécutif du mouvement Amal — se sont rencontrés pour examiner les derniers développements et événements au Liban, à la lumière de la situation délicate et sensible que traverse le pays ainsi que des défis politiques, nationaux, économiques et sociaux qu’elle impose.
Les dirigeants des deux mouvements se sont penchés sur plusieurs dossiers et responsabilités, au premier rang desquels figurent le renforcement du front intérieur, la préservation de la paix civile, la gestion des répercussions de la période actuelle, l’accélération du processus de reconstruction et la garantie du retour des habitants dans leurs villages et localités, ainsi que les moyens de répondre aux difficultés économiques, sociales et aux conditions de vie.
Plusieurs propositions et mesures pratiques, susceptibles d’accompagner cette période et de permettre le traitement des dossiers en suspens, ont également été examinées. À l’issue de cette réunion, le communiqué suivant a été publié :
Premièrement : Les dirigeants des deux mouvements ont souligné que le partenariat national et le vivre-ensemble constituent un fondement essentiel pour protéger le Liban. Ils ont rejeté toute approche politique fondée sur l’exclusion et la marginalisation, sur la domination ou sur la politique du fait accompli. Ils ont appelé toutes les parties à maintenir les divergences et les différends dans leur cadre politique et constitutionnel, de manière à préserver les intérêts des Libanais et à protéger l’État ainsi que ses institutions.
Deuxièmement : Les dirigeants des deux mouvements ont affirmé que la paix civile constitue une ligne rouge et une responsabilité nationale et collective. Ils ont rejeté toutes les formes de provocation, de division et de discorde, soulignant que les questions litigieuses doivent être traitées non pas par le langage de l’escalade et de la tension, mais par le dialogue, l’entente et le recours aux institutions. Une telle démarche permet d’éviter de glisser vers ce qui pourrait menacer la paix civile et alourdir davantage le fardeau qui pèse sur les Libanais.
Troisièmement : Les dirigeants des deux mouvements ont insisté sur la nécessité pour l’État d’assumer pleinement ses responsabilités, en activant ses institutions et ses administrations, en remplissant ses obligations envers les citoyens et en œuvrant sérieusement à résoudre les crises économiques, sociales et liées aux conditions de vie. Ils ont également appelé à engager concrètement le traitement des dossiers vitaux, afin de renforcer la capacité du Liban à faire face aux responsabilités qui l’attendent.
Quatrièmement : Les dirigeants des deux mouvements estiment que la reconstruction, l’indemnisation des personnes touchées et la garantie du retour des habitants dans leurs villages et localités ne sont pas des dossiers pouvant être reportés ou laissés en suspens. Il s’agit, selon eux, d’une priorité nationale et d’une responsabilité qui exige une mise en œuvre rapide, à travers la mobilisation des moyens officiels et populaires, l’activation du rôle de l’État et le recours à toutes les formes de soutien arabe et international disponibles. Ces soutiens doivent permettre aux habitants de rester sur leurs terres et favoriser le retour à la vie dans les régions touchées.
Cinquièmement : Les dirigeants des deux mouvements ont appelé l’ensemble des forces politiques à aborder cette période avec un sens élevé des responsabilités nationales, à s’éloigner des calculs étroits et des approches qui alimentent les divergences et les divisions, et à renforcer les canaux de communication et de coordination. Le Liban, ont-ils souligné, ne peut supporter davantage de paralysie ou de tensions et a plus que jamais besoin de dialogue, d’un travail constructif et d’une convergence des efforts.
Les dirigeants des deux mouvements ont enfin souligné que le dépassement de la phase actuelle exige une volonté politique globale, la primauté accordée à l’intérêt national et le passage d’une simple gestion des crises à la recherche de solutions permettant d’en traiter les causes profondes. Il nécessite également d’ouvrir la voie à une nouvelle étape placée sous le signe de la protection du Liban, de la reconstruction, du retour des habitants et de la consolidation de l’État et de ses institutions.





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