samedi 5 septembre 2026 - 16:18
L’imam Moussa Sadr était une voix de justice et d’unité ; nous restons fidèles à son héritage

Hawzah/À l’occasion de l’anniversaire de l’enlèvement de l’imam Moussa Sadr et de ses compagnons, le cheikh Hassan al-Baghdadi, membre du Conseil central du Hezbollah, a déclaré : « En cette occasion, nous devons renouveler notre allégeance à l’imam Moussa Sadr et réaffirmer notre attachement à la voie qu’il a fondée. »

Liban (A.P.Hawzah)– À l’occasion du 48ᵉ anniversaire du crime de l’enlèvement de l’imam de la Résistance, Sayyed Moussa Sadr, ainsi que de ses deux compagnons, le cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badr al-Din, le religieux cheikh Hassan al-Baghdadi, membre du Conseil central du Hezbollah, a déclaré : « En cette occasion, nous devons renouveler notre allégeance à l’imam Moussa Sadr et réaffirmer notre attachement à la voie qu’il a tracée : la résistance face à l’occupation, la lutte contre la corruption et le combat contre la privation. Ces différents combats, malgré la diversité de leurs appellations, se rejoignent en une seule notion : la justice, cette même justice qui fait défaut parmi les responsables ainsi que parmi la majorité de ceux qui exercent des responsabilités dans la gestion des affaires publiques. »

Le cheikh al-Baghdadi a ajouté : « L’espoir demeure, malgré une souffrance indescriptible et une perte irréparable : celle du guide de la République islamique d’Iran, l’imam martyr Sayyed Ali Khamenei — que Dieu sanctifie son âme —, ainsi que du martyr de la Oumma, Son Éminence Sayyed Hassan Nasrallah — que Dieu lui accorde Sa miséricorde —, auxquels s’ajoutent des commandants de premier plan et de valeureux combattants. Mais ce qui nous réconforte, c’est que nous sommes une Oumma habituée à voir disparaître ses dirigeants et à offrir des martyrs. Cette Oumma recèle encore beaucoup de bien et compte des commandants capables d’assumer leurs responsabilités, des hommes qui ont traversé les guerres les plus terribles et en sont sortis victorieux. »

Il a poursuivi : « Ce que je voudrais vous dire en cette occasion, ô noble Sayyed, c’est que nous demeurons fidèles à l’engagement auquel vous nous avez laissés. Nous restons attachés au choix de la Résistance, à la confrontation avec la corruption du pouvoir et à la lutte contre la privation, chacun selon ses capacités. Nous demeurons également engagés en faveur de l’unité des musulmans, du rapprochement entre les différentes écoles de l’islam et de l’unité nationale. »

Il a souligné : « Vous, ô noble Sayyed, appeliez tous les croyants sincères à s’attacher à l’unité des musulmans et proposiez des principes fédérateurs capables de rassembler la Oumma : de l’unification de la célébration de l’Aïd et du stationnement à Arafat jusqu’à l’attachement à la cause palestinienne en tant que cause commune à l’ensemble de la Oumma. »

Le haut responsable du Hezbollah a insisté : « La Oumma doit se mobiliser pour libérer la Palestine, car il ne s’agit pas seulement de la cause des Palestiniens, ni de celle d’une école juridique ou d’une communauté particulière. C’est la cause de toute la Oumma, dans toutes ses composantes. Dans le projet sioniste, la Palestine n’est pas uniquement un territoire occupé ; elle constitue une base et un point de passage vers un projet plus vaste qui menace l’ensemble du monde arabe, dans le cadre de ce qui est appelé le projet du “Grand Israël”. Cela est devenu encore plus manifeste après l’opération Déluge d’Al-Aqsa, que les occupants ont prise comme prétexte pour commencer à mettre en œuvre ce projet expansionniste. »

Le cheikh al-Baghdadi s’est également adressé à l’imam Moussa Sadr en ces termes : « Vous insistiez également sur la beauté de la diversité et du pluralisme communautaire au Liban. Vous considériez que le problème ne résidait pas dans la pluralité des communautés et des confessions, mais dans les responsables corrompus qui transforment cette diversité en un instrument de division et d’exploitation. C’est pourquoi, en cet anniversaire, nous renouvelons notre allégeance et affirmons que nous ne renoncerons pas à ces principes et que nous resterons attachés à ces orientations, quels que soient le nombre de martyrs que nous aurons à déplorer et la profondeur des blessures que nous aurons à subir. »

Le cheikh al-Baghdadi a conclu : « Nous patienterons, nous remettrons notre récompense entre les mains de Dieu et nous poursuivrons notre chemin, convaincus que Dieu ne laisse jamais perdre la récompense de ceux qui patientent et qu’Il nous accordera la victoire sur nos ennemis. »

Membre du Conseil central du Hezbollah : « L’imam Moussa Sadr était la voix de la justice et de l’unité ; nous restons fidèles à notre engagement »

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