vendredi 28 août 2026 - 23:59
L’unité islamique, une question stratégique
L’unité islamique, une question stratégique

Hawzah / À l’occasion de la Semaine de l’unité, nous publions une sélection des paroles du Guide suprême martyr de la Révolution islamique concernant la « stratégie de l’unité islamique », les causes et racines de la division, le rôle destructeur des courants takfiristes, et la nécessité d’élaborer une charte de l’unité par les savants et les élites du monde islamique.

(A.P.Hawzah) L'unité des musulmans est l'un des sujets les plus fondamentaux de la pensée politique et culturelle du Guide suprême de la Révolution islamique. À l'occasion de la Semaine de l'unité islamique, une sélection de déclarations de l'Ayatollah martyr l'Imam Khamenei (que Dieu l'agrée) sur divers aspects de la question de l'unité islamique est présentée.

Signification, importance et nécessité de l’unité islamique

L’unité signifie l’attachement « collectif » à la Corde d’Allah

Le Coran dit :

وَ اِعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اَللّٰهِ جَمِيعاً وَ لاٰ تَفَرَّقُوا

Et cramponnez-vous tous ensemble au « Ḥabl » (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés. (3:103)

S’attacher à la Corde d’Allah est un devoir pour chaque musulman ; mais le Coran ne se contente pas de nous ordonner de nous attacher à cette Corde, il nous dit aussi de le faire sous forme collective : « tous ensemble » – que vous vous y attachiez tous ensemble. En plus que le musulman doive s’attacher à la Corde d’Allah, il doit le faire en compagnie des autres musulmans et de concert avec eux. (30 Mordad 1385 – 21 août 2006)

L’union des musulmans ne signifie pas la fusion des écoles islamiques

وَ لاٰ تَنٰازَعُوا فَتَفْشَلُوا

et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez (8:46)

L’unité signifie une résistance unie face à l’ennemi commun

Aujourd’hui, la zone géographique des musulmans est la plus importante du monde. Leurs pays figurent, sur le plan naturel, parmi les plus riches du globe… Il est temps que le monde islamique préserve son unité et se dresse uni face à l’ennemi commun – à savoir l’arrogance mondiale et le sionisme – dont tous les groupes islamiques ont subi les préjudices, qu’il élève des mots d’ordre unifiés, mène une propagande commune et suive une voie unique. (1er Mordad 1376 – 23 juillet 1997)

L’unité des musulmans : une question stratégique

Le but c'est que, par le slogan de l’unité des musulmans – qui est un slogan juste et nécessaire, et que j’ai toujours eu et défends comme une conviction, et que je la considère comme une question stratégique, et non tactique ou opportuniste car les musulmans réduisent progressivement ces divergences confessionnelles et tribales et les éliminent, car elles servent les ennemis. C’est avec cette motivation juste que nous avons fait de la question de l’unité musulmane, dans la République islamique, une question fondamentale. (26 Farvardin 1369 – 15 avril 1990)

Dangers et obstacles à l’unité islamique

L’incompréhension et le manque d’information : freins à l’union

Certaines choses empêchent l’union. L’essentiel d’entre elles sont parfois des incompréhensions et des ignorances ; nous ne connaissons pas la situation des autres, nous nous faisons des illusions sur eux ; nous nous trompons sur les croyances et les pensées des uns et des autres – les chiites sur les sunnites, les sunnites sur les chiites, telle nation musulmane sur telle autre nation, sur son voisin ; les malentendus, que les ennemis attisent vigoureusement. (17 Farvardin 1386 – 6 avril 2007)

La vulgarisation des divergences confessionnelles – facteur de conflits entre musulmans

Les divergences entre partisans de deux doctrines, à cause des fanatismes, existent et sont naturelles… Lorsque ces divergences descendent vers les niveaux inférieurs – le peuple commun – elles atteignent des points dangereux et extrêmes, on en vient aux mains. Les savants s’assoient et discutent entre eux ; mais quand il s’agit de ceux qui ne possèdent pas d’arme scientifique, ils usent de l’arme des sentiments, des poings et des moyens matériels, ce qui est dangereux. (25 Dey 1385 – 15 janvier 2007)

Propositions pour réaliser l’unité islamique

Les grandes figures de la lutte contre le colonialisme ont misé sur l’unité

Vous voyez que les grandes figures de la lutte contre le colonialisme et l’arrogance ont mis un accent particulier sur la question de « l’unité de la nation islamique ». Voyez Seyyed Jamâl al-Dîn Asadâbâdî (que Dieu l’agrée), connu sous le nom d’Afghânî, et son disciple Cheikh Mohammad Abduh, et d’autres, et parmi les savants chiites, le regretté Charaf al-Dîn al-‘Âmilî et d’autres grands noms : quels efforts ils ont déployés pour, face au colonialisme, empêcher que cet instrument facile entre les mains du colonisateur ne devienne une arme contre le monde islamique. Notre grand Imam Khomeini (que Dieu le bénisse) a insisté dès le début sur la question de l’unité islamique. (25 Dey 1385 – 15 janvier 2007)

L'être du Prophète bien-aimé de l’islam (que la paix et le salut soient sur lui et sur sa famille immaculée), le plus grand facteur d’unité islamique

L'être du noble Prophète de l’islam (que la paix et le salut de Dieu soient sur lui et sur sa famille immaculée) a été, à travers toutes les époques islamiques, le plus grand facteur pour l'unité ; et elle peut l’être encore aujourd’hui, car la croyance de tous les musulmans en sa sainte personne est mêlée d’affection et d’amour. Il est donc le centre et le pivot des sentiments et des croyances de tous les musulmans, et ce rôle central constitue l’un des moyens de rapprocher les cœurs des musulmans et de rapprocher les différentes factions islamiques les unes des autres. (24 Mehr 1368 – 16 octobre 1989)

La question de Ghadîr – l’un des piliers de l’unité islamique

La question de Ghadîr peut aussi être un facteur d’unité… Au-delà de l’aspect que les chiites y voient comme une croyance, le principe même de la wilâya y est posé. Cela ne relève plus du chiisme ou du sunnisme. Si aujourd’hui les musulmans du monde et les peuples des pays islamiques arborent le slogan de la wilâya islamique, bien des chemins encore non parcourus et bien des nœuds non dénoués de la nation islamique seront ouverts, et les problèmes des pays islamiques se rapprocheront d’une solution. (6 Farvardin 1379 – 25 mars 2000)

Conseiller les groupes takfiristes et sensibiliser le peuple – le devoir des savants

Ceux qui, sans comprendre la vérité, sans piété, excluent de la religion et excommunient une grande multitude de musulmans – ces groupes takfiristes ignorants – nous devons, dans la mesure du possible, les conseiller ; et mettre en garde les gens contre eux, car certains, par faiblesse de foi, par faiblesse de connaissance, se laissent séduire par ces paroles des ennemis. Nous devons être vigilants. Le devoir des savants est un devoir très lourd. (24 Mehr 1368 – 16 octobre 1989)

Élaborez une charte de l’unité islamique

Les savants et les intellectuels de l’islam doivent se réunisser et rédiger une charte pour l’unité islamique. Ils doivent préparer cette charte afin qu’un tel individu, mal informé, fanatique, affilié à telle ou telle faction islamique, ne puisse plus librement accuser de grandes foules de musulmans de sortir de l’islam et les excommunier. L’élaboration d’une telle charte fait partie des tâches que l’histoire exige aujourd’hui des intellectuels et des savants islamiques. Si vous, les savants islamique ne le faites pas, les générations futures vous en feront grief. (17 Farvardin 1386 – 6 avril 2007

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