mardi 25 août 2026 - 12:03
Les effets de l’évocation fréquente de la mort
Les effets de l’évocation fréquente de la mort

Hawzah / L’Ayatollah Sayyed Ali Khamenéi (que Dieu sanctifie son âme pure), en expliquant le hadith (Multiplier le souvenir de la mort), ont rappelé que la possession de biens, d’enfants et des autres parures de la vie n’est nullement blâmable ; ce qui empêche l’homme de se sacrifier, de dépenser dans le sentier de Dieu (l’infâq) et d’accomplir son devoir, c’est l’attachement excessif et démesuré à ces choses.

(A.P.Hawzah) L'Ayatollah Sayyed Ali Khamenei (que Dieu sanctifie son âme pure), au début des séances de son cours de Fiqh (jurisprudence) de niveau supérieur (Khârij), entreprend l’explication d’un hadith éthique. « Les effets de l’évocation de la mort » est le thème de l’explication d’un hadith éthique de l’Imam Mohammad al-Bâqir (que la paix soit sur lui), dont la vidéo et le texte sont publiés ci-dessous :

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Louange à Dieu, Seigneur de l’univers.

Dans le livre Al-Kafi, d’après l'Imam al-Baqir (que la paix soit sur lui) :

أَکثِر ذِکرَ الموت فَإِنَّهُ لَم یُکثِر ذِکرَهُ إِنسانٌ إِلَّا زَهِدَ فِی الدُّنیا.

Multiplie le souvenir de la mort dans ton esprit (pense fréquemment à la mort). Car il n’est point d’homme qui en multiplie le souvenir sans que cela ne le rende ascète (zâhid) envers ce bas-monde (dunyâ). (1)

Le problème principal de nous, les humains, est dû à l’attachement excessif à la dunyâ ; les manifestations de la vie mondaine, à savoir les biens, la richesse, le luxe, les beautés, le pouvoir, la force brutale, le prestige et autres choses semblables – tout cela relève de la dunyâ. En réalité, c’est la manifestation de l’attachement à la dunyâ à travers ces apparences mondaines qui nous fait trébucher du droit chemin.

Certes, il n’en est pas ainsi que ces manifestations de la dunyâ soient mauvaises ; non. Le Coran dit également :

أَلمَالُ وَالبَنُونَ زِینَةُ الْحَیَاةِ الدُّنیَا

Les biens et les enfants sont la parure de la vie d’ici-bas. (2)

Dans ce verset, vous voyez que le fait de posséder des biens, des enfants et une famille, et tout ce qui s’ensuit, n’est absolument pas mauvais, et Dieu ne les présente pas comme un motif de réprimande envers l’homme. Ce qui, en revanche, nous nuit et qui est réprimandé, c’est le désir excessif et intense pour ces manifestations mondaines, qui entraîne l’homme, aux carrefours (de la vie), vers une direction erronée. De telles attachements font que, là où l’homme devrait faire preuve de sacrifice, il ne le fait pas ; là où il devrait dépenser (dans le sentier de Dieu), il ne le fait pas.

Ainsi, le défaut majeur de nous autres, êtres humains faibles, dans cette vie d’ici-bas, n’est autre que cet attachement excessif à la dunyâ, cet amour pour la dunyâ, cette fascination pour la dunyâ. Quel est le remède à cette fascination ? Dhikru al-mawt (le souvenir de la mort), Akthir dhikra al-mawt (multiplie le souvenir de la mort), Iktâr dhikr al-mawt (la multiplication du souvenir de la mort) ; que l’homme se souvienne fréquemment de la mort.

Notes :

(1) Al-Shâfi, page 876.

(2) Coran, la Sourate Al-Kahf (18), le verset 46 :

أَلْمَالُ وَالْبَنُونَ زِینَةُ الْحَیَاةِ الدُّنْیَا وَالْبَاقِیَاتُ الصَّالِحَاتُ خَیْرٌ عِندَ رَبِّکَ ثَوَابًا وَخَیْرٌ أَمَلًا

Les biens et les enfants sont la parure de la vie d’ici-bas. Mais les bonnes œuvres qui demeurent sont meilleures auprès de ton Seigneur pour la récompense, et meilleures pour [susciter] l’espérance.

Tags

Votre commentaire

You are replying to: .
captcha