samedi 15 août 2026 - 08:48
L’Imam de la prière du vendredi de Qom appelle à préserver l’unité nationale face aux divisions

Hawzah/ L’Ayatollah Seyyed Mohammad Saïdi, représentant du Guide de la Révolution islamique dans la province de Qom et imam de la prière du vendredi de la ville, a appelé à renforcer l’unité au sein de la société iranienne, estimant qu’elle constitue une nécessité nationale et stratégique pour préserver la dignité, l’indépendance et la sécurité du pays.

Qom, Iran (A.P.Hawzah) – S’exprimant lors de la prière du vendredi du 23 Mordad 1405, correspondant au 14 août 2026, à la mosquée de Qods de Qom, l’Ayatollah Saïdi a déclaré que l’unité ne devait pas être considérée uniquement comme une vertu morale ou comme un moyen temporaire de surmonter les crises, mais comme un principe stratégique nécessaire à la préservation de la puissance nationale.
Il a souligné que les divergences d’opinion ne devaient pas se substituer à l’identification des menaces et que la critique ne devait pas se transformer en dénigrement ou en division. Selon lui, l’expérience historique montre que les adversaires d’un pays cherchent souvent à exploiter les divisions internes avant de recourir à la puissance militaire.
« Plus une société est unie, moins les possibilités d’imposer la volonté et la culture de l’ennemi sont grandes », a-t-il déclaré, en présentant l’unité comme l’un des éléments essentiels de la puissance nationale.
Qom, un centre religieux à préserver
L’imam de la prière du vendredi de Qom a également insisté sur le statut particulier de cette ville, qu’il a qualifiée de « sanctuaire des Ahl al-Bayt », la famille du prophète de l’islam selon la tradition chiite.
Il a appelé les habitants et les responsables de la ville à accorder une attention particulière aux questions culturelles et religieuses, notamment à la préservation de l’identité de Qom, à l’urbanisme, ainsi qu’au respect des normes religieuses et des principes liés à la pudeur.
Selon l’Ayatollah Saïdi, les adversaires de la République islamique accordent une attention particulière à Qom en raison du rôle joué par cette ville dans l’histoire de la Révolution islamique. Il a affirmé que, n’ayant pas atteint leurs objectifs par les sanctions, les assassinats et la guerre, certains adversaires chercheraient désormais, selon lui, à exercer une influence à travers des moyens culturels.
Il a également rappelé que le défunt fondateur de la République islamique, l’Ayatollah Ruhollah Khomeyni, avait lancé depuis Qom son appel à la lutte contre l’oppression et l’impérialisme.
Appel à une approche réformatrice de l’amr bil-ma‘ruf
Abordant la question de l’« amr bil-ma‘ruf wa nahy ‘an al-munkar », principe islamique relatif à la promotion du bien et à la prévention du mal, l’ayatollah Saïdi a insisté sur sa finalité sociale et réformatrice.
Il a estimé que cette pratique devait contribuer à corriger les comportements et à rapprocher les membres de la société, et non à provoquer leur éloignement. Il a notamment mis en garde contre les interventions effectuées sous l’effet de la colère ou sans connaissance suffisante des règles religieuses, estimant qu’elles pourraient contribuer à la division de la société.
Faisant référence au verset coranique appelant les croyants à « s’attacher tous ensemble au lien de Dieu et à ne pas se diviser », il a établi un lien entre la promotion du bien, la prévention du mal et la préservation de l’unité sociale.
L’imam de la prière du vendredi de Qom a également évoqué l’héritage du général Qassem Soleimani, affirmant que celui-ci devait être considéré non seulement comme une personne, mais comme une « école » et un modèle d’enseignement. Il a notamment cité la nécessité, selon lui, de préserver l’unité et d’éviter les divisions au sein de la société.
Soutien aux mouvements de résistance dans la région
Dans une autre partie de son discours, l’ayatollah Saïdi a évoqué les développements régionaux et le conflit entre Israël et les groupes armés soutenus par l’Iran.
À l’occasion de l’anniversaire de la fin de la guerre de 33 jours entre Israël et le Hezbollah libanais en 2006, il a exprimé l’espoir que le Hezbollah puisse surmonter les difficultés et les attaques israéliennes et qu’il puisse, selon ses termes, faire à nouveau reculer la puissance d’Israël.
Il a également évoqué la situation au Liban, en Palestine, au Yémen et en Syrie, affirmant que les mouvements de résistance dans la région poursuivaient leur combat malgré les difficultés.
« La graine de la résistance a porté ses fruits et est devenue un arbre solide », a-t-il déclaré, en présentant la résistance comme un processus appelé, selon lui, à produire des résultats à long terme.
La religion comme principe individuel, social et civilisationnel
Dans la première partie de son sermon, consacrée à l’interprétation du verset 28 de la sourate Al-Fath, l’ayatollah Saïdi a présenté plusieurs dimensions de la manifestation de la religion dans la vie humaine.
Selon lui, la première dimension est intellectuelle et consiste à démontrer la vérité de la religion dans les domaines de la connaissance, de la conception de l’être humain et de la compréhension de la relation entre la vie terrestre et la vie future.
La deuxième dimension est morale et éducative. Il a estimé que la religion devait contribuer à former une personne capable de dépasser les comportements fondés sur le fanatisme et les réflexes tribaux pour parvenir à la patience, au calme et à la confiance en Dieu.
Il a ensuite évoqué une dimension sociale, affirmant que la religion ne pouvait rester indifférente aux questions de justice, de sécurité, de respect des engagements, des relations humaines et de l’organisation de la société.
Enfin, il a parlé d’une dimension historique et civilisationnelle. Selon lui, la mission du prophète de l’islam ne constituait pas uniquement une invitation individuelle et spirituelle, mais avait également produit un mouvement historique susceptible d’influencer les structures intellectuelles et sociales des sociétés.
L’Ayatollah Saïdi a ainsi résumé les quatre dimensions de la manifestation de la religion par les domaines de la raison, de la morale, de la société et de l’histoire, estimant que la religion devait conjuguer ces différents niveaux pour exercer pleinement son influence.
Hommage aux anciens prisonniers de guerre
L’imam de la prière du vendredi de Qom a par ailleurs évoqué l’anniversaire du retour en Iran des anciens prisonniers de guerre iraniens détenus pendant la guerre Iran-Irak.
Il a appelé les anciens prisonniers à transmettre et à publier leurs témoignages afin que les nouvelles générations puissent connaître les difficultés traversées durant cette période et mieux comprendre, selon lui, le coût humain et historique de la Révolution islamique et de la guerre.
Au début de son intervention, l’ayatollah Saïdi avait également évoqué le quarantième jour suivant la mort du « leader martyr », appelant à poursuivre, selon ses termes, le chemin de la résistance et à préserver la mémoire des personnes tuées durant le récent conflit.

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