samedi 26 septembre 2026 - 17:02
L’Ayatollah Khatami appelle à préserver la préparation, la foi et l’unité

Hawzah/L’Ayatollah Seyyed Ahmad Khatami, imam adjoint de la prière du vendredi de Téhéran, a appelé vendredi 3 Mehr 1405 (25 septembre 2026) à maintenir la préparation de la société face aux conflits et aux pressions extérieures, en s’appuyant notamment sur la foi, l’espérance, la puissance défensive et l’unité.

Téhéran, Iran (A.P.Hawzah) –S’exprimant lors de la prière du vendredi à l’université de Téhéran, il a consacré une partie de son sermon à la manière dont le prophète de l’islam, Muhammad, maintenait la communauté des croyants mobilisée et préparée durant les années de conflit.
Cinq principes inspirés de la tradition prophétique
Selon l’Ayatollah Khatami, cinq principes ont contribué à maintenir cette préparation : l’ancrage d’une culture du jihad, le renforcement des convictions religieuses, l’entretien de l’espérance parmi les combattants, le renforcement de la capacité de dissuasion face à l’ennemi et la confrontation ferme à la guerre psychologique.
Il a notamment souligné l’importance de transformer certaines valeurs en une véritable culture collective, citant à titre d’exemple les cérémonies de deuil consacrées à l’imam Hussein, petit-fils du prophète Muhammad, qui occupent une place importante dans la vie religieuse iranienne.
L’Ayatollah Khatami a également insisté sur la responsabilité des médias. Selon lui, les médias audiovisuels et la presse doivent contribuer au renforcement du moral et de l’espérance, qu’il considère comme un élément central de la résistance.
Il a par ailleurs souligné, dans sa lecture de l’histoire des premières années de l’islam, le rôle de la confiance en Dieu et de la solidarité entre les croyants dans les situations de conflit.
La puissance militaire comme moyen de dissuasion
Abordant la question de la défense, l’imam adjoint de la prière du vendredi de Téhéran a affirmé que le renforcement des forces armées constituait, selon lui, un facteur de dissuasion.
Il a déclaré que la République islamique d’Iran poursuivait le développement de ses capacités balistiques même en période de cessez-le-feu. Des propos similaires ont été rapportés dans plusieurs comptes-rendus de son sermon.
Hommage au grand Ayatollah Shobeiri Zanjani
L’Ayatollah Khatami a également évoqué les cérémonies organisées à Qom en hommage à Hazrat Fatima al-Massouma, figure majeure de la tradition chiite.
Il a ensuite rendu hommage au grand Ayatollah Seyyed Moussa Shobeiri Zanjani, décédé quelques jours auparavant. Il a salué la mémoire d’un grand savant qui, selon lui, avait consacré près d’un siècle à l’étude religieuse et occupait une place éminente au sein du séminaire religieux de Qom.
Il a notamment souligné sa contribution à la science du rijal, discipline consacrée à l’étude des transmetteurs de hadiths, estimant que sa disparition constituait une perte importante pour les chercheurs chiites de premier plan.
Éloge du discours du président iranien à l’ONU
L’Ayatollah Khatami a ensuite commenté le discours prononcé par le président iranien Massoud Pezeshkian devant l’Assemblée générale des Nations unies.
Il a qualifié cette intervention de « logique, épique et courageuse » et a estimé qu’elle avait transformé, selon son expression, l’Organisation des Nations unies en une tribune de jugement contre les adversaires de l’Iran.
Selon lui, le discours présidentiel exprimait également les slogans régulièrement scandés par une partie de la population iranienne, notamment « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël ». Il a ajouté que le message adressé au monde était que l’Iran ne se soumettrait pas sous la contrainte. Ces appréciations figurent également dans les comptes rendus publiés après le sermon.
L’Ayatollah Khatami a par ailleurs critiqué le président américain Donald Trump, affirmant que celui-ci ne comprenait pas, selon lui, la société iranienne et sa référence à la culture d’Achoura.
Il a ainsi invoqué la formule chiite « Hayhat minna adh-dhilla », généralement traduite par « Loin de nous l’humiliation », pour souligner le refus, qu’il attribue au peuple iranien, de se soumettre à la contrainte.
L’unité autour du principe du Velayat-e Faqih
Une autre partie de son sermon a été consacrée à l’unité nationale. L’Ayatollah Khatami a rappelé l’importance qu’il attribue à l’unité autour du Velayat-e Faqih, principe de la tutelle du jurisconsulte islamique qui constitue l’un des fondements institutionnels de la République islamique d’Iran.
Il a distingué ce qu’il appelle le « Velayat-madari », c’est-à-dire l’adhésion effective à ce principe, du simple usage de slogans en sa faveur. Il a également appelé à confier les responsabilités importantes à des personnes qu’il considère comme attachées aux valeurs de la République islamique.
Ses propos sur la place du Velayat-e Faqih et sur la nécessité de préserver l’unité ont également été rapportés dans les comptes rendus du sermon.
Le hijab présenté comme une valeur religieuse
L’Ayatollah Khatami a enfin abordé la question du hijab, qu’il a présenté comme l’une des valeurs religieuses importantes de la société iranienne.
Il a déclaré que les autorités de la République islamique ne soutenaient pas le non-port du voile islamique, tout en précisant que les femmes qui ne respectent pas le hijab demeurent des citoyennes iraniennes.
Il a également estimé que leur participation aux rassemblements et leur présence aux côtés de la population pouvaient être considérées positivement, tout en affirmant que ce qu’il a qualifié de « défi au hijab » était incompatible, selon lui, avec la préservation de l’unité sociale.
À l’approche de la nouvelle année scolaire, l’imam adjoint de la prière du vendredi de Téhéran a enfin souligné l’importance du message adressé par le Guide de la Révolution islamique à l’occasion de la rentrée scolaire, appelant à accorder une attention particulière à sa mise en œuvre.

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