(A.P.Hawzah) -À l’occasion du « printemps du Coran », le dossier spécial « La lanterne du Ramadan », accompagné d’un commentaire concis et appliqué des versets du Noble Coran présenté par Hojjat al-Islam Ali Zarei, enseignant du séminaire et spécialiste des sciences coraniques, accompagnera vos tables d’iftar, chers lecteurs et érudits.
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Nous abordons ici le vingt-huitième juz’ du Saint Coran, qui comprend neuf sourates et 274 versets. L’ensemble de ces révélations a été transmis à Médine et traite principalement de questions politiques, sociales et éthiques. Ce juz’ inclut les sourates suivantes : Al-Mujadala, Al-Hashr, Al-Mumtahana, As-Saff, Al-Jumu‘a, Al-Munafiqun, At-Taghabun, At-Talaq et At-Tahrim.
Les thématiques abordées dans ces sourates sont multiples : la science divine qui englobe tous les aspects de la vie humaine, l’interdiction de s’opposer à Dieu et à Son Messager, ainsi que les conséquences de cette opposition, marquées par l’échec et l’humiliation. Elles insistent également sur la nécessité de rompre tout lien avec les ennemis de Dieu, soulignant l’incompatibilité entre la foi sincère et l’alliance avec Ses adversaires.
Par ailleurs, ces versets rendent hommage aux combattants patients et déterminés dans la voie de Dieu, rappelant que leurs sacrifices ne doivent jamais être oubliés. Ils mettent en avant l’importance de la prière du vendredi, dévoilent la véritable nature des hypocrites et soulignent que la foi en Dieu et en Son Messager constitue l’unique voie vers le salut et la protection contre les pertes du Jour du Jugement.
D’autres enseignements portent sur l’importance du respect des prescriptions divines concernant les droits des femmes divorcées. Enfin, la sourate At-Tahrim évoque le soutien divin accordé au Prophète face aux complots et aux trahisons, y compris dans le cadre familial.
Il est intéressant de noter que la sourate At-Tahrim, dernière de ce juz’, ne s’étend que sur deux pages. Elle relate le destin de six femmes : quatre d’entre elles, épouses de prophètes, ont failli à leur devoir et causé du tort à leurs maris ; deux autres, en revanche, sont érigées en modèles exemplaires pour les croyants. La sourate se conclut ainsi par la présentation de ces deux figures d’exception : Marie et Asiya (que la paix soit sur elles).
Dans la sourate At-Talaq, versets 2 et 3, il est fait mention du fruit de la piété : «و من یتق الله یجعل له مخرجا» ; « Et quiconque craint Dieu, Il lui donnera une issue favorable. » L’islam enseigne qu’il n’existe pas d’impasse : pour celui qui fait preuve de piété, Dieu ouvre toujours une voie pour surmonter les difficultés.
Nous vous invitons à lire ce juz’ en méditant sur cette question essentielle : comment le Coran définit-il les signes de l’hypocrisie et de l’hypocrite ?




Votre commentaire