dimanche 22 mars 2026 - 15:02
24ᵉ Juz’ du Coran : de la connaissance de Dieu à l’inutilité de s’opposer au Coran

Hawzah/Le vingt-quatrième juz’ du Saint Coran comprend la fin de la sourate Az-Zumar, la sourate Ghafir ainsi qu’une partie de la sourate Fussilat. Ces passages mettent particulièrement l’accent sur le monothéisme, la connaissance de Dieu et la guidance divine.

(A.P.Hawzah) -À l’occasion du « printemps du Coran », le dossier spécial « La lanterne du Ramadan », accompagné d’un commentaire concis et appliqué des versets du Noble Coran présenté par Hojjat al-Islam Ali Zarei, enseignant du séminaire et spécialiste des sciences coraniques, accompagnera vos tables d’iftar, chers lecteurs et érudits.


Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux


Nous abordons aujourd’hui le vingt-quatrième juz’ du Saint Coran, composé de 175 versets répartis dans trois sourates : la fin de la sourate bénie Az-Zumar (du verset 32 jusqu’à la fin), la sourate Ghafir, et la sourate Fussilat jusqu’au verset 47. Il convient de rappeler que la sourate Fussilat fait partie des sourates comportant une prosternation obligatoire au verset 37.


La sourate Ghafir comprend 85 versets. Son thème central met en garde contre les polémiques stériles et obstinées autour de la religion. Certaines personnes posent des questions non pas pour comprendre, mais pour remettre en cause la vérité. Face à de telles attitudes, la discussion devient inutile : même les réponses les plus précises ne les convaincront pas, car leur position repose sur l’entêtement plutôt que sur la recherche sincère de la vérité.


Quant à la sourate Fussilat, son message essentiel souligne l’inutilité de s’opposer au Coran. Quiconque s’oppose au Coran ne nuit qu’à lui-même. Le Coran est une vérité dans laquelle le faux ne peut pénétrer. Ainsi, toute personne qui s’en éloigne s’éloigne également de la vérité et s’expose à sa propre perte.


Dans la sourate Ghafir, le verset 19 mérite une attention particulière :

«یَعلَمُ خائِنَةَ الأَعیُنِ وَ ما تُخفِی الصُّدور»

« Il connaît la trahison des regards et ce que cachent les poitrines. »



Ce verset rappelle que Dieu possède une science absolue. Il connaît les regards furtifs et trompeurs, tout comme les pensées dissimulées dans les cœurs. Rien ne Lui échappe : ni les intentions non exprimées, ni les réalités invisibles. Dieu est pleinement conscient de tout ce qui relève de l’invisible.


Le verset poursuit :

«وَ اللهُ یَقضی بِالحَقّ وَ الَّذینَ یَدعونَ مِن دونِهِ لا یَقضونَ بِشَیء إِنَّ ٱللَّهَ هُوَ ٱلسَّمِيعُ ٱلۡبَصِيرُ »

« Et Allah juge en toute équité, tandis que ceux qu'ils invoquent en dehors de Lui ne jugent rien. En vérité c'est Allah qui est l'Audient, le Clairvoyant. »


Il nous appartient donc d’approfondir notre connaissance de Dieu, par l’étude et par l’exemple de modèles spirituels. Et lorsque nous reconnaissons le véritable Dieu, le Créateur, comme notre Seigneur, nous devons, à l’image de l’Imam Ali (as), être fiers de la seigneurie de Dieu et considérer comme un honneur notre condition de serviteurs de Dieu.


Il est enfin recommandé de réciter ce juz’ en méditant sur la nature et les raisons du repentir, afin d’en saisir plus profondément la portée spirituelle.

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