(A.P.Hawzah) -À l’occasion du « printemps du Coran », le dossier spécial « La lanterne du Ramadan », accompagné d’un commentaire concis et appliqué des versets du Noble Coran présenté par Hojjat al-Islam Ali Zarei, enseignant du séminaire et spécialiste des sciences coraniques, accompagnera vos tables d’iftar, chers lecteurs et érudits.
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
La neuvième partie du Coran couvre, d’une part, les derniers versets de la sourate Al-A‘râf (à partir du verset 88) et, d’autre part, les quarante-et-un premiers versets de la sourate Al-Anfâl, composée au total de soixante-quinze versets et révélée à Médine.
Son axe central est « la clarification des devoirs des croyants dans le combat contre les ennemis, avec une attention particulière portée aux événements et aux enseignements de la bataille de Badr ».
La sourate définit avec précision la conduite que les musulmans doivent adopter face aux adversaires de la religion de Dieu et la manière d’agir sur le champ de bataille.
L’un des objectifs majeurs de cette sourate est d’exposer les règles relatives aux « Anfâl » — les butins de guerre —, aux biens et aux prisonniers, ainsi que les modalités de leur répartition et de leur utilisation.
Parmi les autres thèmes abordés figurent les dispositions concernant l’émigration (hijra), le jihad, la finalité de la guerre en islam et la question de la paix. En raison de l’importance accordée à la bataille de Badr, cette sourate est parfois appelée « la sourate de Badr ».
On y trouve de nombreuses injonctions et recommandations divines adressées aux croyants : appel à la piété, à l’obéissance envers Dieu et Son Messager, à la préservation de l’unité et à l’évitement des divisions, à la préparation militaire et à la mobilisation face à l’ennemi, à la fidélité aux pactes, ainsi qu’une mise en garde contre les dangers de la discorde.
Dans l’un de ses versets, Dieu déclare :
«یَا أَیُّهَا الَّذِینَ آمَنُوا إِنْ تَتَّقُوا اللَّهَ یَجْعَلْ لَکُمْ فُرْقَانًا وَیُکَفِّرْ عَنْکُمْ سَیِّئَاتِکُمْ وَیَغْفِرْ لَکُمْ ۗ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِیمِ»
« Ô vous qui avez cru ! Si vous craignez Dieu, Il vous accordera un discernement (Furqân), effacera vos fautes et vous pardonnera. Et Dieu est le Détenteur de la grâce immense. » (8 : 29)
Le terme « grâce » désigne un bienfait que l’être humain ne mérite pas en soi, mais que Dieu lui accorde par pure générosité et magnanimité.
À la lecture de ce juz’, il convient de garder à l’esprit cette question essentielle : pourquoi l’être humain, malgré les innombrables bienfaits divins, se laisse-t-il gagner par l’ingratitude ?
Lisons cette sourate avec cette interrogation en toile de fond et efforçons-nous d’en extraire la réponse à la lumière des versets divins.




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