(A.P.Hawzah) -À l’occasion du « printemps du Coran », le dossier spécial « La lanterne du Ramadan », accompagné d’un commentaire concis et appliqué des versets du Noble Coran présenté par Hojjat al-Islam Ali Zarei, enseignant du séminaire et spécialiste des sciences coraniques, accompagnera vos tables d’iftar, chers lecteurs et érudits.
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Nous abordons ici le cinquième juz’ du Noble Coran, comprenant les versets 24 à 148 de la sourate bénie An-Nisa. Dans la partie précédente, une présentation générale de cette sourate avait été proposée.
À une époque où, en Occident, la femme n’était pas pleinement reconnue comme un être humain et subissait diverses formes d’humiliation et d’accusation, des versets furent révélés en islam pour lui conférer un statut élevé et affirmer sa dignité au sein de l’ordre de la création.
Dans certaines pensées non islamiques, chez des figures comme Socrate ou Platon, ainsi que dans l’Ancien Testament altéré — livre sacré des juifs et partie de la Bible chrétienne — la femme ne bénéficiait pas d’un statut pleinement humain.
Platon, souvent présenté comme le père de la philosophie grecque, exprimait sa gratitude d’être né grec, libre et homme, plutôt que non-grec ou femme.
Socrate aurait considéré la femme comme une cause majeure de décadence de l’humanité, tandis qu’Aristote soutenait que la nature « produisait » la femme lorsqu’elle ne parvenait pas à créer un homme. Dans certaines lectures de l’Ancien Testament, Ève était également tenue pour responsable du péché originel d’Adam.
Face à ces conceptions, le Coran adopte une perspective radicalement différente. Il présente la femme comme un être porteur de construction, d’éducation et de transmission ; dotée de pudeur, d’affection et de raison ; responsable devant Dieu au même titre que l’homme ; source de bénédiction et manifestation de la miséricorde divine. Aux côtés de l’homme, elle contribue à son équilibre et à son apaisement. Tous deux avancent ensemble vers la croissance et la perfection, dans une relation de complémentarité.
Dans la doctrine islamique, la femme possède une dignité humaine propre et indépendante. Elle est directement concernée par les prescriptions religieuses et les actes d’adoration. Elle dispose librement de sa dot (mahr), tandis que son entretien matériel incombe à l’homme. Par ailleurs, certaines obligations sociales particulièrement lourdes, comme le combat armé, ne lui sont pas imposées, tandis que d’autres responsabilités essentielles lui sont confiées. L’islam la présente ainsi comme une source de bien et de bénédiction pour la famille et la société, et comme un facteur déterminant dans l’élévation des générations.
Les sources religieuses indiquent que la jeune fille atteint l’âge de la responsabilité religieuse avant le garçon, entrant plus tôt dans le chemin de l’adoration.Dans les traditions, la femme est également qualifiée de « rayhâna » — une fleur délicate et parfumée — image qui souligne la nécessité de la traiter avec respect et considération.
L’Imam Khomeini (ra) déclarait à ce sujet :
« Le bonheur ou le malheur des nations dépend de la femme. Par une éducation juste, elle forme des êtres humains droits ; par cette même éducation, elle bâtit la société. L’origine de tous les bonheurs s’élève du giron de la femme. Elle doit être à la source de toutes les prospérités. »
(Sahifeh-ye Imam, vol. 7, p. 339)
Ces propos illustrent le rôle fondamental de la femme dans le destin des sociétés.
Dans toute société où les femmes vivent dans la sécurité, l’honneur et le respect, il y a lieu de rendre grâce. Cette sécurité et cette dignité constituent une bénédiction divine, pour laquelle il convient d’exprimer reconnaissance et gratitude envers Dieu le Très-Haut.




Votre commentaire