vendredi 20 février 2026 - 17:00
L’Échec des Nations Découle de la Faiblesse de la Foi Face à la Manœuvre Cognitive Visant la Nouvelle Génération.

Hawzah/ S’exprimant devant une foule nombreuse à la Mosalla Al-Quds de Qom le 20 février 2026, le Directeur des Séminaires Islamiques du pays, l’Ayatollah Alireza Arafi, a délivré un sermon d’une rare intensité politique, reliant directement les menaces idéologiques aux leçons de l’histoire islamique. Après avoir salué l’élan du 22 Bahman, il a mis en garde contre la “guerre cognitive” visant l’identité révolutionnaire et a détaillé les sept causes fondamentales de l’échec des nations. Il a ensuite ancré cette lutte politique dans la préparation spirituelle qu’exige le mois de Ramadan, dont il a décortiqué les dix vertus structurantes, appelant à une refondation de la foi comme rempart ultime contre l’ennemi.

Qom(A.P.Hawzah) -Lors des prières du vendredi, prononcées à la Mosalla Al-Quds de Qom le 1er Esfand 1404 (correspondant au 20 février 2026), l’Ayatollah Alireza Arafi, Directeur des Séminaires islamiques, a livré une analyse politique internationale percutante parallèlement à ses vœux pour le mois sacré de Ramadan. Saluant la “nouvelle puissance” manifestée lors du 22 Bahman, il a insisté sur la nécessité de la vigilance face aux menaces contemporaines, décryptant les sept causes fondamentales de l’échec des peuples en s’appuyant sur l’histoire et les enseignements coraniques, tout en détaillant les dix attributs structurants du Ramadan.


I. Axe Politique : Vigilance Face à la Guerre Cognitive et Conditions de la Victoire

L’Ayatollah Arafi a débuté son analyse politique en dressant un parallèle historique implacable entre les moments de gloire et les revers majeurs de l’histoire islamique contemporaine. Il a rappelé les victoires éclatantes (telles que Badr, Khaybar) comme preuves de la capacité de la nation à triompher lorsque la foi et l’unité sont totales. Cependant, il a contrasté ces succès avec les défaites douloureuses, citant explicitement la bataille d’Uhud, la sédition de Siffin, la perte historique du Bahreïn, et plus récemment, le Coup d’État de 1953 en Iran.

L’Ayatollah Arafi a catégoriquement imputé ces échecs non pas à une infériorité militaire brute, mais à des failles internes profondes, notamment : l’ignorance, la mollesse et la complaisance, mais surtout à l’orchestration d’une “guerre cognitive et perceptive complexe” menée par les puissances hégémoniques. Cette guerre, selon lui, vise spécifiquement à éroder la mémoire collective et à dénaturer les idéaux fondateurs de la Révolution de 1979 chez les nouvelles générations.

Il a ensuite solidifié son argumentaire sur la primauté spirituelle comme rempart contre cette offensive idéologique. Il a affirmé sans ambiguïté que la foi inébranlable est le fondement non seulement de la morale, mais de la résilience stratégique elle-même, citant le verset :« Le secours ne vient que d’Allah, l’Omnipotent, le Sage » (Coran 3:126).

Cette citation sert de rappel que, face à des menaces informationnelles sophistiquées, seule la confiance absolue dans la puissance divine peut armer l’individu et la société pour discerner la vérité et résister aux récits ennemis. C’est sur cette base spirituelle que repose la capacité d’identifier et de contrer les sept facteurs de défaite qui seront détaillés ensuite.

Les Sept Facteurs Déterminants de l’Échec des Nations aux Moments Cruciaux :

  • Erreur d’Analyse et Déficit de Conscience : Succomber à la guerre informationnelle en cours.

  • Faiblesse de la Cohésion Sociale (Wahdat) : L’érosion de l’unité interne.

  • Lassitude de la Volonté et de la Résolution : Affaiblissement de la détermination, en référence à : « Ne vous disputez pas, sous peine de faillir et de perdre votre puissance » (Coran 8:46).

  • Crainte et Affliction Face à l’Ennemi : Rejet de la peur, basé sur (Coran 3:139) : « Ne vous affaiblissez pas et ne vous attristez pas ; vous êtes les plus élevés si vous êtes croyants. »

  • Manque de Préparation Militaire et Défensive : Adhésion stricte au commandement : « Et préparez contre eux tout ce que vous pouvez de force… ».

  • Faiblesse dans la Connexion au Commandement (Wilāyah) : Nécessité de suivre un leadership sage et combattant.

  • Déficience de la Foi (Īmān) et des Secours Divins.

Le guide a assuré que la voie de la résistance continuera avec fierté en Palestine, Irak, Liban et Yémen, car les ennemis sont intrinsèquement faibles.


II. Le Ramadan : École de Purification et d’Ascension Spirituelle

Abordant le volet spirituel, l’Ayatollah A’rafi a loué le Ramadan comme le “Mois de Dieu” (Shahr-e Allah), une période où les lois du Malakūt (l’essence spirituelle) prennent le pas sur celles du Mulk (le monde matériel). Il a appelé Qom à respecter la sainteté de ce mois dans chaque espace pour renforcer les symboles de l’Islam.

Les Dix Attributs Structurants du Ramadan :

  1. Nomination Divine Exclusive : Seul mois désigné par Dieu comme étant le sien.

  2. Mois de la Révélation : Période de la descente complète du Coran et des Livres Célestes.

  3. Le Jeûne (Ṣiyām) comme Acte de Soumission Privilégié : Un secret divin entre l’homme et son Créateur.

  4. Acceptation Particulière des Actes : Les œuvres sont plus facilement acceptées.

  5. Multiplication Exponentielle des Récompenses (Tad’āf al-Ajr) : La lecture d’un seul verset équivaut à la récitation complète du Coran hors de cette période.

  6. Statut Sacré des Actes Involontaires : Les souffles et le sommeil sont comptabilisés comme des glorifications.

  7. Expiation et Pardon des Péchés (Kaffārāt) : Opportunité suprême pour la purification totale.

  8. Intercession Angélique : Les anges demandent pardon pour les jeûneurs dès le début du mois.

  9. Leçon Pratique de Solidarité Sociale (Muwasāt) : Formation intensive à l’entraide et à la générosité (rupture du jeûne - Iftār).

  10. Transmission Éducative : Rempart contre les attaques idéologiques étrangères pour éduquer la jeunesse.

En conclusion, l’Ayatollah Arafi a exhorté la population à incarner ces vertus pour que la nation, armée de conscience politique et de pureté spirituelle, puisse faire triompher l’injonction de « Commander le bien et interdire le mal ».

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