dimanche 25 octobre 2026 - 17:00
Allemagne : après la France et l’Italie, la contestation étudiante gagne du terrain et appelle à une mobilisation massive le 31 octobre

Hawzah/En Allemagne, des représentants étudiants et le parti d’opposition Die Linke soutiennent les manifestations prévues le 31 octobre pour réclamer davantage d’investissements dans l’éducation et de meilleures conditions scolaires. Les mobilisations s’inspirent notamment des mouvements observés en France et en Italie.

Allemagne (A.P.Hawzah) – Les appels à manifester le 31 octobre se multiplient en Allemagne, où des organisations étudiantes et des responsables politiques soutiennent les revendications en faveur de l’éducation. Alors que les autorités redoutent des violences, plusieurs responsables annoncent des mesures préventives.

La Conférence fédérale des étudiants partage de nombreuses revendications exprimées lors des manifestations en France et en Italie, selon sa porte-parole.

Une organisation étudiante allemande et le parti d’opposition Die Linke ont exprimé jeudi leur soutien aux manifestations prévues fin octobre pour réclamer davantage de financements et d’investissements dans l’éducation, ainsi qu’une amélioration des conditions dans les établissements scolaires, selon la presse.

La Conférence fédérale des étudiants soutient les manifestations prévues le 31 octobre dans plusieurs villes allemandes, a déclaré sa porte-parole, Isabelle Seltenreich, au quotidien Rheinische Post.

Elle a ajouté que les étudiants avaient à la fois le droit et toutes les raisons de descendre dans la rue pour réclamer des améliorations du système éducatif.

Les mouvements de jeunesse et étudiants GenZ regelt’ (« La génération Z prend les choses en main ») et GenZ steht auf (« La génération Z se mobilise ») ont lancé des campagnes en ligne pour mobiliser les soutiens à ces manifestations.

Ils défendent également un renforcement de la protection du climat, des mesures contre la hausse du coût de la vie et l’opposition au service militaire obligatoire. L’initiative rejette explicitement le recours à la violence.

Isabelle Seltenreich a indiqué que la Conférence fédérale des étudiants partageait de nombreuses revendications également exprimées lors des manifestations en France et en Italie.

« Il s’agit notamment d’améliorer les équipements et les infrastructures scolaires, de garantir un nombre suffisant d’enseignants, de réduire la taille des classes, d’améliorer les conditions d’apprentissage et de mettre en place un système éducatif offrant les mêmes chances à tous les jeunes, quel que soit leur milieu social », a-t-elle déclaré.

Évoquant les situations en France et en Italie, elle a toutefois mis en garde contre le risque de récupération de ces mouvements par différents groupes politiques.

Le soutien d’Isabelle Seltenreich au mouvement de protestation a été partiellement relayé par Ines Schwerdtner, coprésidente du parti d’opposition Die Linke.

Lors d’une intervention vidéo auprès de l’Association socialiste démocratique des étudiants (SDS), elle a estimé que l’Allemagne devait parvenir à reproduire ce qui fonctionne en France, à savoir le rapprochement de différents mouvements sociaux.

Elle a assuré les militants de la SDS de son soutien. Cette organisation fait actuellement l’objet d’une surveillance des services de renseignement intérieur dans les Länder de Bavière et du Bade-Wurtemberg.

« Je prendrai votre défense, quels que soient ceux qui vous attaquent, qu’il s’agisse de la police ou des médias », a-t-elle déclaré.

En France, les étudiants manifestent depuis la fin septembre pour réclamer de meilleures infrastructures scolaires, davantage d’enseignants et de meilleures conditions d’apprentissage.

Des mobilisations similaires se sont ensuite étendues à l’Italie. Dans les deux pays, ces manifestations ont également été marquées par des actes de violence.

Source : Agence Anadolu

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