jeudi 22 octobre 2026 - 10:23
Retour des Gilets jaunes dans les rues de France : un appel national à manifester pour exiger la démission de Macron

Hawzah/Le mouvement des Gilets jaunes en France a appelé à une nouvelle journée de mobilisation nationale le samedi 24 octobre, avec pour principale revendication la démission d’Emmanuel Macron. Les organisateurs ont également dénoncé les violences policières, les arrestations massives et les restrictions au droit de manifester.

Farnce (A.P.Hawzah) – Les coordinateurs des mobilisations des Gilets jaunes en France ont lancé un appel à manifester le 24 octobre, à la suite des rassemblements du 17 octobre et dans un contexte de mécontentement croissant face à la hausse du coût de la vie. Cette nouvelle journée de mobilisation, présentée comme un deuxième temps fort de la contestation, vise notamment à réclamer la démission d’Emmanuel Macron.

La coordination du « 17 octobre gilets jaunes » à l'origine des manifestations samedi lance un appel qui invite à une nouvelle journée de mobilisation samedi 24 octobre, présentée comme l’« Acte II ». Le texte réclame la démission du président de la République.

Cette coordination a affiché une carte des mobilisations prévues le 24 octobre avec déjà plusieurs dizaines d'actions programmées.

Selon les auteurs de l’appel, 800 000 personnes ont manifesté le 17 octobre lors de plus de 1 700 actions dans le pays (ronds-points, stations-service, péages, dépôts, raffineries).

Le texte réagit à l’allocution d’Emmanuel Macron du dimanche 18 octobre.

Violences policières dénoncées

L’appel affirme que la place de la République, à Paris, a été gazée avant le départ du cortège et que des charges auraient visé des manifestants pacifiques à Strasbourg.

Il fait état de blessures sérieuses : une main arrachée à Saint-Étienne, un œil perdu à Mulhouse, une main perdue par un garçon de 15 ans à Lens, un œil perdu par un lycéen de 16 ans à Tours. Il évoque aussi plus de 550 gardes à vue à Paris et en petite couronne, ainsi que la mort d’un membre de la « street medic » sous les coups de violences policières.

Revendications

Les signataires demandent notamment : le respect du droit de manifester, de se réunir et de faire grève, la condamnation des violences policières, l’interdiction des grenades de désencerclement contre les manifestants, la fin des interpellations de masse et des gardes à vue de mineurs, la démission du président français Emmanuel Macron et « la fin de cette démocratie représentative ».

L’appel établit un parallèle entre l’interdiction de rassemblements et l’état d’urgence, dont la loi date du 3 avril 1955, et rappelle son usage lors de la guerre d’Algérie, en 2005, puis de 2015 à 2017.

Pour rappel, en France, le samedi 17 octobre était une journée de mobilisation nationale contre la « vie chère » (inflation, prix des carburants et de l’énergie en forte hausse, pouvoir d’achat, services publics). Elle a rassemblé une convergence de luttes : anciens Gilets jaunes, lycéens (mouvement lycéen en cours depuis fin septembre autour des conditions scolaires, syndicats (notamment CGT), étudiants, retraités, et militants divers.

De nombreux cortèges se sont déroulés calmement, mais la journée a été marquée par des violences, pillages de commerces, affrontements et attaques de bâtiments publics dans plusieurs villes (Paris, Marseille, Lyon, etc.).

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