(A.P.Hawzah) Dans notre précédent article, nous avions évoqué les points communs entre les responsabilités de la femme et celles de l’homme dans la réalisation des desseins divins. Dans cette mission, des devoirs tels que la piété envers Allah, le commandement du bien, l’interdiction du mal et la chasteté ont été exposés par le Créateur sans égal dans les versets du Noble Coran. Toutefois, il convient de ne pas négliger une autre catégorie de responsabilités au sein de la société islamique et dans la réalisation des desseins divins : celle des rôles qui sont spécifiquement dévolus aux femmes.
On peut sans doute considérer que le rôle particulier le plus important qui incombe aux femmes de la société sur la voie de la réalisation des desseins divins et, plus spécifiquement, dans la préparation du terrain à l’Avènement du Sauveur de l’humanité, est celui de « l’éducation de l’enfant », ou, en d’autres termes, celui de « former ceux qui sont en attente de l’Imam du Temps ».
Former ceux qui sont en attente de l’Imam du Temps
Certes, le père et la mère jouent tous deux un rôle dans l’éducation de l’enfant. Toutefois, le rôle de la mère est unique et irremplaçable ; et si elle ne s’en acquitte pas convenablement, la personnalité de l’enfant ne pourra pas se former comme elle le devrait et être préparée aux missions et responsabilités divines qui lui incomberont.
L’Imam Khomeini (qu’Allah lui fasse miséricorde) a exprimé en ces termes la grandeur et l’importance de la fonction éducative de la femme :
La femme est un être humain, et même un grand être humain. La femme est l’éducatrice de la société. C’est de la femme que naissent les êtres humains. C’est la femme qui éduque les êtres humains. Le bonheur et le malheur des pays dépendent de l’existence de la femme. Par une éducation correcte, la femme forme des êtres humains vertueux et, par cette même éducation correcte, elle construit de pays. [1]
Et, bien entendu, c’est peut-être dans la parole de l’Émir des croyants, ‘Alî ibn Abî Tâlib — que la paix soit sur lui — que l’on peut rechercher la source des effets extraordinaires et immenses de la place éducative de la femme dans sa qualité de mère. Il dit :
اَلْوَلَدُ مَطْبُوعٌ عَلَی حُبِّ أُمِّهِ. [2]
L’enfant est naturellement façonné par l’amour de sa mère.
L’affection et l’amour qu’Allah, Très-Haut, a placés dans la relation entre la mère et son enfant ne se retrouvent dans aucune autre relation. C’est pourquoi la femme, à cause de sa position, c'est-à-dire la maternité et s’amour qui lui a été accordé, peut rendre l’âme et l’être de son enfant réceptifs aux enseignements divins et spirituels, et le préparer à assumer, de la manière la plus complète et la plus efficace qui soit, son rôle sur la voie de l’Avènement du Sauveur de l’humanité et de l’établissement du gouvernement divin.
Ainsi, que l’on considère la question dans sa dimension générale ou dans sa dimension particulière, le rôle de la femme dans la préparation de l’Avènement, tout comme dans le gouvernement mahdiste, ne saurait en aucune manière être minimisé ou passé sous silence.
Ce qui vient d’être exposé constitue un résumé des principaux thèmes relatifs au rôle et à la place de la femme dans l’Avènement et le gouvernement mahdiste. Il subsiste cependant d’autres questions connexes qui méritent d’être examinées à ce sujet, parmi lesquelles : « la présence ou l’absence des femmes parmi les 313 compagnons particuliers de l’Imam al-Mahdi (qu’Allah, Très-Haut, hâte sa noble délivrance), la Raj‘a des femmes à l’époque de l’Avènement et du gouvernement de l’Imam, ainsi que d’autres questions analogues, qui, avec la grâce d’Allah, seront examinées dans le prochain numéro.
Références
[1] Imam Khomeini, Sahifah Nour, vol. 7, p. 239.
[2] Abd al-Wahid al-Amédi, Ghurar al-Ḥikam wa Durar al-Kalim, vol. 1, p. 100.




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