mercredi 19 août 2026 - 15:01
Négociations sous le feu est inacceptable

Hawzah/Alors que les agressions de l’ennemi israélien contre le Liban s’intensifient, notamment dans les localités d’Ansar et de Deir ez-Zahrani, les interrogations sur l’utilité de poursuivre les négociations se multiplient.

Liban (A.P.Hawzah) – Alors que les agressions de l’ennemi israélien contre le Liban s’intensifient, notamment après les deux massacres commis dans les localités d’Ansar et de Deir ez-Zahrani, où des civils ont été pris pour cibles, les interrogations se multiplient quant à l’utilité de poursuivre les négociations des responsables libanais alors que l’occupant poursuit ses agressions, ainsi que sur la capacité des responsables à parvenir à des résultats susceptibles de préserver la souveraineté et les droits du Liban, en l’absence d’indications claires témoignant d’une réelle capacité de négociation.

Karim Pakradouni, ancien président du parti Kataëb, a déclaré dans un entretien accordé au site d’information Al-Ahed que le Liban se trouve confronté à une équation déséquilibrée : d’un côté, Israël négocie et, de l’autre, il poursuit ses agressions et ses massacres sur le territoire libanais. Selon lui, la poursuite d’une telle situation impose au Liban de revoir son approche des négociations.

À ses yeux, cette équation ne peut pas perdurer, car les négociations devraient être accompagnées d’un arrêt des actes hostiles, alors que la réalité sur le terrain témoigne de la poursuite des agressions.

Il a ajouté que la poursuite des massacres israéliens au Liban, parallèlement aux négociations menées avec les responsables libanais, place le pays face à une situation dangereuse, notamment lorsque les agressions vont jusqu’à prendre pour cibles des familles entières et à provoquer la mort de femmes, de personnes âgées et d’enfants.

Pakradouni a décrit cette réalité comme une situation que même Israël n’avait auparavant jamais souhaitée. Il a souligné que ce régime déclenchait des guerres et menait des agressions, mais qu’en parallèle, il ne s’était jamais trouvé auparavant dans une position de négociation politique de cette manière.

Mais aujourd’hui, selon son analyse, Israël tue qui bon lui semble et négocie avec qui bon lui semble.

L’ancien président du parti Kataëb a déclaré que cette équation permet à ce régime de disposer d’une large marge de manœuvre pour agir simultanément sur les plans militaire et politique.

Soulignant que le Liban ne peut pas continuer à faire face à cette situation comme s’il s’agissait d’une réalité normale, il a ajouté : « Nous demandons aux responsables de revoir leur approche actuelle. »

La priorité : un cessez-le-feu

Pakradouni a insisté sur le fait que la priorité devait être l’instauration d’un cessez-le-feu et l’arrêt des massacres visant les civils, en particulier les femmes, les personnes âgées et les enfants.

Il estime que la poursuite des attaques contre les civils rend difficile tout dialogue autour de négociations équilibrées et que toute démarche politique qui ne mettrait pas fin aux agressions serait incapable de protéger le Liban et les Libanais.

Il a ajouté que la prolongation de la situation actuelle sur une longue période ne serait pas dans l’intérêt du Liban, mais qu’elle ne ferait qu’accroître les dommages infligés au pays et à sa population.

Pakradouni, soulignant que la brutalité israélienne ne s’arrête pas et ne connaît aucune limite, a averti que la poursuite de cette situation porterait préjudice au Liban et aux Libanais et ne servirait pas les intérêts du pays.

Les responsables ne disposent pas des moyens de pression nécessaires

Pakradouni considère qu’une partie essentielle du problème réside dans l’attitude des responsables libanais. Selon lui, ceux-ci entrent dans les négociations sans disposer de véritable levier de pression ni d’une capacité clairement établie.

L’ancien président du parti Kataëb a souligné que la présence d’un levier de pression et l’adoption d’une position libanaise unifiée auraient pu rendre les négociations plus équilibrées, alors que, dans leur configuration actuelle, celles-ci demeurent déséquilibrées.

Il a établi un lien entre l’absence de moyens de pression et la poursuite des agressions israéliennes, s’interrogeant sur les raisons qui poussent l’occupant, alors même que le processus de négociation se poursuit, à intensifier ses agressions et à aller toujours plus loin dans ses attaques.

Négociations sous le feu est inacceptable ; les responsables doivent revoir leur approche

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