Liban (A.P.Hawzah)– Hodjatoleslam Sayyed Ali Fadlallah, figure religieuse de premier plan et imam du vendredi de Beyrouth, est intervenu lors d’une rencontre-débat organisée au Centre culturel islamique de Haret Hreik sous le thème : « Les positions porteuses du message dans la vie de l’Imam Zayn al-Abidine (as) ». À cette occasion, il a évoqué la situation actuelle au Liban ainsi que les évolutions régionales.
« Les chiites ne seront jamais le combustible de la discorde. Ils ne s’y engageront pas et ne la soutiendront en aucune circonstance », a-t-il déclaré, soulignant que « le Liban n’a d’autre voie de salut que l’unité nationale ».
En ouverture de son intervention, Hodjatoleslam Fadlallah est revenu sur plusieurs aspects de la personnalité de l’Imam Zayn al-Abidine (as). Il a rappelé que le pardon, la tolérance et la capacité à répondre au mal par le bien constituent des traits fondamentaux de son enseignement, ajoutant que la communauté musulmane a aujourd’hui plus que jamais besoin de faire vivre ces valeurs dans la société.
Selon lui, les prises de position de l’Imam illustrent la méthode des Ahl al-Bayt (as) dans leurs relations avec leurs opposants. Cette approche, a-t-il expliqué, ne relevait ni de la passivité ni de réactions dictées par l’émotion, mais d’une vision profondément guidée par leur mission, visant à transformer les adversaires en alliés ou, à tout le moins, à réduire les tensions et l’hostilité, conformément au principe coranique qui consiste à repousser le mal par le bien.
Il a ajouté que cette démarche, appliquée à l’éducation spirituelle, à la construction de la société et aux relations avec ceux qui nourrissent de mauvaises intentions ou des préjugés, permet d’apaiser les tensions dans les cœurs et peut même conduire à transformer un adversaire en ami.
Le dignitaire religieux a toutefois précisé que ceux qui considèrent cette attitude comme un signe de faiblesse ou estiment qu’elle encourage la poursuite des actes malveillants représentent une exception, et non la règle.
Hodjatoleslam Fadlallah a également souligné que l’islam appelle au dialogue dans les meilleures conditions possibles, en privilégiant des paroles bienveillantes et un langage apaisé pour résoudre les différends internes, loin des insultes, des injures et des propos offensants, qui, selon lui, ne font qu’accentuer les divisions et alimenter les rancœurs.
Estimant que le dialogue demeure le moyen le plus efficace pour régler les différends et restaurer la confiance entre les citoyens, il a appelé à rejeter toutes les formes de discorde et à agir pour en éliminer les causes, afin de préserver la paix civile et de renforcer l’unité nationale.
L’imam du vendredi de Beyrouth a, par ailleurs, exhorté les responsables libanais à œuvrer avec détermination en faveur de l’unité entre les différentes composantes du pays et de la consolidation du consensus national, sans exclusion, discrimination ni marginalisation d’aucune partie de la société. Il a également mis en garde contre toute soumission aux diktats de puissances étrangères, qu’il a accusées de poursuivre exclusivement leurs propres intérêts.
En conclusion, Hodjatoleslam Fadlallah a estimé que le Liban ne pourra retrouver la stabilité qu’à travers l’unité de l’ensemble de ses citoyens, l’adoption du dialogue comme principal mécanisme de résolution des crises, la mobilisation commune pour récupérer les territoires occupés par Israël et la primauté de l’intérêt national sur les intérêts partisans ou particuliers.
Il a enfin averti que si les menaces actuelles continuaient de s’aggraver, elles n’épargneraient personne et que les conséquences d’un effondrement du pays toucheraient l’ensemble des Libanais, sans aucune exception.





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