vendredi 29 mai 2026 - 21:43
Vers la société idéale 41

Hawzah/En raison de son immense compassion et de son amour profond pour ses fidèles, l’Imam entretient avec eux la plus étroite des connexions. c’est précisément en raison de cet amour qu’il partage leurs peines et leurs souffrances, telle une mère qui, tant son lien avec son enfant est fort, tombe malade lorsque son enfant est malade, et retrouve sa joie quand celui-ci guérit et se réjouit – car son enfant lui est aussi cher que sa propre âme.

(A.P.Hawzah) Dans ce texte, nous souhaitons montrer que l’Imam du Temps (que la paix soit sur Lui), bien qu’absent et caché aux regards, répand sa bienveillance partout. Sa tendresse enveloppe chaque être selon sa capacité et sa disposition. Autrement dit, sa grâce et sa faveur sont semblables à une source jaillissante dont le flot ininterrompu abreuve continuellement toute la création.

Comme on le sait, l’une des plus nobles qualités du croyant est la solidarité et l’empathie envers ses frères de foi. Dans la communauté islamique, les croyants forment un seul corps : la douleur de l’un afflige les autres, et la joie de chacun réjouit les autres, car, selon les enseignements coranique, ils sont frères.

De nombreux hadiths des Imams infaillibles (sur Eux la paix) expriment également cette compassion et cette sollicitude envers les chiites. Ce sentiment magnifique a toujours été une source d’apaisement et de consolation pour le cœur des amis des Imams, une force intérieure qui les a maintenus confiants et pleins d’espoir à travers les vicissitudes de la vie, renforçant ainsi leur patience et leur résistance face aux difficultés.

On a rapporté de l’Imam Ar-Rida (que la paix soit sur Lui) dans le llivre Bihâr al-anwâr, l’une des plus vastes compilations de hadiths chiites (vol. 65, p. 167) qui a dit:

مَا مِنْ أَحَدٍ مِنْ شِیعَتِنَا یمْرَضُ إِلَّا مَرِضْنَا لِمَرَضِهِ وَ لَا اغْتَمَّ إِلَّا اغْتَمَمْنَا لِغَمِّهِ وَ لَا یفْرَحُ إِلَّا فَرِحْنَا لِفَرَحِه

Aucun de nos chiites ne tombe malade sans que nous ne partagions sa maladie ; aucun ne s’afflige sans que nous ne nous affligions avec lui ; et aucun ne se réjouit sans que nous ne nous réjouissions de sa joie

Ainsi, en raison de l’intensité de sa bonté et de son amour envers ses fidèles, l’Imam est intimement lié à eux. C’est cet amour qui le rend solidaire de leurs peines, à l’image d’une mère si profondément attachée à son enfant qu’elle souffre de sa maladie et retrouve l’entrain quand il guérit, tant son enfant lui est cher.

Par ailleurs, dans le livre Baṣâ’ir al-darajât, l’un des plus anciens recueils de traditions chiites, rédigé par Ṣaffâr al-Qummî – compagnon de l’Imam Hassan al-Askarî (que la paix soit sur Lui) –, il est rapporté à la page 265 que l’Imam Aṣ-Ṣâdiq (que la paix soit sur Lui) a dit :

وَ اللَّهِ إِنِّی أَرْحَمُ بِکُمْ مِنْ أَنْفُسِکُم

Par Dieu, je suis plus miséricordieux envers vous que vous ne l’êtes envers vous-mêmes

L’amour de l’Imam diffère de toutes les autres formes d’affection : c’est un amour pur, sans contrepartie et sans limite. Cet amour ne s’exprime pas seulement par des paroles, mais réside dans les profondeurs de son cœur et de son être. C’est pourquoi il demeure lié à ses chiites de tout son être et de toute son âme.

Un exemple éloquent de cet amour divin présent dans l’être béni de l’Imam du Temps (que la paix soit sur lui) est rapporté dans Bihâr al-anwâr (vol. 53, p. 178) où l’Imam lui-même déclare :

إِنَّهُ أُنْهِی إِلَی ارْتِیابُ جَمَاعَه مِنْکُمْ فِی الدِّینِ وَ مَا دَخَلَهُمْ مِنَ الشَّکِّ وَ الْحَیرَه فِی وُلَاه أَمْرِهِمْ فَغَمَّنَا ذَلِکَ لَکُمْ لَا لَنَا وَ سَأَوْنَا فِیکُمْ لَا فِینَا لِأَنَّ اللَّهَ مَعَنَا فَلَا فَاقَه بِنَا إِلَی غَیرِه

Il nous est parvenu que certains d’entre vous ont douté de leur religion et que l’hésitation et la perplexité se sont emparées de leurs cœurs à l’égard de leurs guides légitimes. Cela nous a profondément attristés – non pas pour nous-mêmes, mais pour vous ; et cela nous a peinés à cause de vous, non à cause de nous. Car Dieu est avec nous, et avec Lui nous n’avons besoin de personne d’autre.

Tags

Votre commentaire

You are replying to: .
captcha