dimanche 5 avril 2026 - 12:23
Enseignements du 29e Juz’ du Coran : de la rationalité à l’avertissement contre les négateurs

Hawzah/Le 29e juz’ du Saint Coran regroupe un ensemble de sourates révélées à La Mecque qui, à travers un discours à la fois percutant et éveillant, invitent l’être humain à la réflexion et à la foi. Ces versets mettent particulièrement l’accent sur l’importance de la raison, la nécessité d’éviter de nier les vérités divines, ainsi que sur l’attention portée à l’adoration et à la prière nocturne (tahajjud).

(A.P.Hawzah) -À l’occasion du « printemps du Coran », le dossier spécial « La lanterne du Ramadan », accompagné d’un commentaire concis et appliqué des versets du Noble Coran présenté par Hojjat al-Islam Ali Zarei, enseignant du séminaire et spécialiste des sciences coraniques, accompagnera vos tables d’iftar, chers lecteurs et érudits.


Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Nous abordons ici le 29e juz’ du Saint Coran, qui comprend 11 sourates et 431 versets. À l’exception de la sourate Al-Insân, toutes ces sourates ont été révélées à La Mecque. Cet ensemble s’étend de la sourate Al-Mulk jusqu’à la sourate Al-Mursalât.


Dans la sourate Al-Mulk, verset 10, le Coran déclare :

«وَقَالُوا لَوْ کُنَّا نَسْمَعُ أَوْ نَعْقِلُ مَا کُنَّا فِی أَصْحَابِ السَّعِیر»

« Ils diront : “Si seulement nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les gens de la Fournaise.” »


La question de la rationalité occupe une place centrale dans la vision islamique. Une vie dépourvue de raison conduit l’individu à se méprendre sur lui-même : il peut se croire sage, cultivé ou accompli, alors qu’il s’éloigne en réalité de son humanité. Celui qui renonce à la raison sombre dans le dénigrement des actes d’adoration et des serviteurs de Dieu.

Le Coran affirme à ce propos :

«إِنَّ شَرَّ الدَّوَابِّ عِنْدَ اللَّهِ الصُّمُّ الْبُکْمُ الَّذِینَ لَا یَعْقِلُون»

« Les pires des créatures auprès de Dieu sont les sourds et les muets qui ne raisonnent pas. »

Au Jour du Jugement, ces individus exprimeront un profond regret — un regret toutefois inutile, car il sera trop tard. Le verset 10 de la sourate Al-Mulk évoque précisément cette réalité : s’ils avaient prêté attention à la parole des sages ou éveillé la lumière de leur propre raison — ce messager intérieur accordé par Dieu — ils n’auraient jamais été voués au feu de l’Enfer.


À présent, tournons-nous vers la dernière sourate de ce juz’, la sourate Al-Mursalât. Un élément marquant y apparaît : le verset :

«یَعلَمُ خائِنَةَ الأَعیُنِ وَ ما تُخفِی الصُّدور»

« Malheur, ce jour-là, à ceux qui criaient au mensonge »


y est répété à de nombreuses reprises — près de dix fois dans cette seule sourate, sur un total de douze occurrences dans l’ensemble du Coran. Cette répétition souligne la gravité du rejet des signes divins.


Dieu a ordonné la prière, mais certains ont répondu : « Qu’est-ce que la prière ? »
Il a prescrit le jeûne, et ils ont rétorqué : « Qu’est-ce que le jeûne ? »
Il a appelé à la pudeur et au respect des valeurs morales, et ils les ont tournées en dérision.
Il a recommandé le maintien des liens familiaux, qu’ils ont remis en question.
Il a rappelé l’existence d’un jugement, d’un au-delà, des fondements et des branches de la religion — autant de vérités qu’ils ont contestées et négligées.


Le Coran met ainsi en garde : ces attitudes auront de lourdes conséquences au Jour dernier.


Il est donc recommandé d’aborder la lecture de ce juz’ en portant une attention particulière aux enseignements du Coran sur l’adoration et la prière nocturne (tahajjud), afin de mieux saisir leur importance et la profondeur avec laquelle elles sont présentées dans le texte sacré.

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