samedi 3 janvier 2026 - 14:35
L’Ayatollah Arafi interpelle les responsables sur l’Économie et la nécessité de défendre l’intégrité intellectuelle de la Révolution

Hawzah / l’Ayatollah Arafi a souligné que l’unicité de la Révolution repose sur sa pensée islamique pure. Son appel principal s’est porté sur une réforme idéologique profonde, exhortant à reconstruire les sciences humaines sur des fondements islamiques solides, tout en exigeant des solutions concrètes, basées sur l’économie de résistance, pour endiguer l’inflation.

Qom (A.P.Hawzah) -Lors de son sermon du vendredi du 2 Janvier 2026 à Qom, l’Ayatollah Arafi a débuté en rendant hommage à la Décade de la Clairvoyance ( Basirat), soulignant que le 9 Dey marque un point culminant dans la lucidité et le réveil de la nation face aux séditions visant le régime islamique.

Il a rappelé que le 19 Dey est un autre jalon historique marquant l’éclat des lumières islamiques, un événement initié par le peuple de Qom. Ces étapes, a-t-il insisté, doivent guider la nation vers une analyse profonde du mouvement de la Révolution Islamique.

L’Ayatollah Arafi a insisté sur la singularité de cette Révolution, seule en deux siècles dans le monde islamique à être fondée sur la pensée islamique pure et à avoir frontalement contesté les fondements philosophiques non-divins de la civilisation occidentale.

L’Éminence a ensuite abordé les défis actuels, reconnaissant que le droit de réclamation et de protestation est légitime, mais qu’il ne doit pas faire oublier la grandeur de la Révolution. Il a mis en garde contre la Guerre Cognitive menée par l’ennemi, notamment via les espaces virtuels et réels, visant à dévaloriser les acquis et à magnifier les faiblesses internes et la puissance adverse.

Il a établi un parallèle avec l’histoire, affirmant que l’incapacité à saisir la profondeur de cette confrontation idéologique pourrait mener à des erreurs fatales, similaires à celles observées lors de la Bataille de Siffîn. Cette guerre cognitive est suivie par la Guerre Économique, où l’ennemi emploie toutes ses manœuvres pour nuire. Les responsables doivent, a-t-il précisé, conjuguer la reconnaissance des revendications légitimes avec l’application de solutions scientifiques, techniques, endogènes et fondées sur l’Économie de Résistance pour résoudre des problèmes comme l’inflation et la devise.

Dans la première partie de son sermon, consacrée à l’Imam Ali (a.s.), l’Ayatollah Arafi a désigné le Nahj al-Balagha comme le modèle fondamental de la gouvernance divine, unique en son genre car émanant d’un gouvernement de facto. Il a insisté sur le caractère tragique de la Bataille de Siffîn, la décrivant comme une épreuve stratégique majeure où la ruse de l’ennemi, combinée à la naïveté de certains, a fait chuter le front du droit à l’aube de la victoire. Cette défaite, a-t-il souligné, n’a pas seulement compromis l’époque contemporaine de l’Imam Ali (a.s.) mais a eu des répercussions néfastes sur toute l’histoire subséquente. L’abandon de la voie de l’Imam Ali (a.s.) par trahison ou négligence lors de cette épreuve fut un manquement envers toutes les générations futures.

Enfin, l’orateur a encouragé à saisir les opportunités spirituelles du mois de Rajab, notamment à travers l’I’tikaf qui symbolise le retour aux valeurs morales et la connexion de la jeunesse avec Dieu. Il a également rendu hommage aux personnalités disparues, désignant la journée de l’Ayatollah Mesbah Yazdi comme celle des Sciences Humaines Islamiques. Il a exhorté les milieux académiques et religieux à accélérer la restructuration des sciences humaines pour qu’elles correspondent aux besoins indigènes et à la pensée islamique, afin d’éviter les conséquences destructrices de l’application aveugle des paradigmes philosophiques non-divins occidentaux.

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