samedi 6 juin 2026 - 17:29
Lors des sermons du vendredi à Qom, l’Ayatollah Saidi appelle à la résilience nationale face à la « guerre hybride »

Hawzah/ Lors de la prière du vendredi à la Grande Mosquée de Qom, l’Ayatollah Seyed Mohammad Saidi, prédicateur de la ville, a exhorté la population à renforcer la cohésion sociale et la vigilance pour contrer les stratégies de déstabilisation étrangère.

Qom, IRAN (A.P.Hawzah) – Dans un discours marqué par la gravité de la situation régionale et économique, l’Ayatollah Seyed Mohammad Saidi a exhorté la population iranienne à faire preuve d’une résilience multidimensionnelle. S’appuyant sur les directives de l’Ayatollah Seyed Mojtaba Khamenei, le Guide suprême de la Révolution islamique d’Iran, il a dénoncé les tentatives de déstabilisation par la guerre hybride, visant à briser le moral de la nation par des chocs économiques et de la désinformation.

La résilience comme rempart stratégique

Pour l’Ayatollah Saidi, la sécurité du pays repose sur la capacité de la société à ne pas se désengager de la scène sociale face aux pressions. Il a énuméré six piliers pour neutraliser ces menaces : la vigilance face aux rumeurs, l’unité de la nation, la cohésion des institutions, le renforcement de la confiance entre le peuple et les dirigeants, le refus de s’aligner sur les intérêts étrangers, et la résistance active.

De la symbolique de Ghadir à la gestion des crises

Abordant la dimension spirituelle et politique, l’Ayatollah a lié l’événement historique de Ghadir à la continuité du leadership actuel. Selon lui, la fidélité aux principes de Ghadir se traduit aujourd’hui par le soutien à la direction du Guide suprême, assurant ainsi la pérennité de la mission de l’Islam. Il a également rappelé l’importance de la gestion intelligente des crises, citant l’anniversaire du mouvement du 15 Khordad comme un modèle de mobilisation face aux défis contemporains.

Sagesse et diplomatie : Les leçons de la patience et de la foi

En commémorant l’imam Moussa al-Kadhim, le prédicateur a prôné la « maîtrise de la colère » comme une force politique et non une faiblesse, transformant l’énergie de la confrontation en énergie de construction.

Enfin, analysant les enjeux de sécurité actuels à la lumière du Coran notamment la Sourate Al-Fath, l’Ayatollah Saidi a expliqué que la prudence stratégique et la préservation de la sacralité des lieux ne sont pas des signes de recul, mais des manœuvres divines permettant d’atteindre des victoires durables sans effusion de sang inutile, tout en protégeant l’intégrité de la nation.

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