(A.P.Hawzah) -Le mois béni de Ramadan est le printemps du festin coranique et des invocations divines, où chaque jour offre une précieuse opportunité de se connecter au ciel de la spiritualité et d'entreprendre un cheminement divin. Dans cette perspective, feu Ayatollah Mojtahedi Tehrani, dans l’une de ses conférences, a expliqué la prière du 20e jour du mois béni de Ramadan, que nous vous présentons.
Invocation du 25ème jour du mois de Ramadan
اللهُمَّ اجْعَلْنى فيهِ مُحِبَّاً لِأَوْلِيآئِكَ، وَمُعادِياً لِأَعْدآئِكَ، مُسْتَنّاً بِسُنَّةِ خاتَمِ انْبِيآئِكَ، يا عاصِمَ قُلُوبِ النَّبِيّينَ
"Ô Seigneur! Rends-moi affectueux envers tes serviteurs justes et ennemi de tes ennemis et fais de moi un adhérent à la tradition du sceau de tes prophètes, ô gardien du cœur des prophètes!"
La prière du vingt-cinquième jour du Ramadan contient une demande essentielle adressée à Dieu Tout-Puissant : qu’Il nous place parmi les amis de Ses élus et parmi les ennemis de Ses ennemis.
Ce principe est un signe majeur de la foi véritable. Ainsi, l’Imam al-Baqir (as) a dit : « Si vous voulez savoir si le bien est en vous ou non, examinez votre cœur. Si vous aimez les obéissants à Dieu et les croyants, cela est le signe du bien en vous. »
La piété, seul critère d’amitié et de fraternité
Cet amour et cette inimitié doivent être sincères pour Dieu, même s’ils concernent les plus proches parents.
Les hadiths rapportent que « l’homme n’atteint la foi véritable que lorsqu’il cesse d’aimer ses proches non-croyants pour Dieu et qu’il aime les croyants même s’ils sont éloignés. »
Cela montre que le critère de choix d’un ami ou d’un conjoint doit être la piété et non les standards matériels ou mondains.
Dans la seconde partie de la prière, on demande à Dieu de nous accorder la fidélité à la Sunna du Prophète (paix et salut sur lui), ce qui complète le concept d’al-wala' (l’amour pour les amis de Dieu) et d’al-bara' (le rejet des ennemis de Dieu). Car la meilleure manière de reconnaître les amis et les ennemis de Dieu est de suivre la voie du Prophète.
Conformément à la prière du vingt-cinquième jour, pour évaluer la présence du bien en nous, il faut observer nos réactions intérieures face au bien et au mal.
Les signes de la présence du bien dans le cœur d’une personne
Un hadith indique que « à la fin des temps, le cœur du croyant sera fondu comme le fer dans une forge », à l’image du fer qui est fondu dans une aciérie.
La cause de cette douleur est la propagation des péchés et des interdits dans la société, face auxquels le croyant se sent impuissant.
Pour identifier la présence du bien en nous, deux signes majeurs doivent être pris en compte :
1. L’amour pour les pieux :
Si vous ressentez de la joie en voyant des jeunes croyants et pieux et que vous êtes attristé par la vue de personnes débridées, cela est un signe de bien en vous.
Même si ces croyants ne font pas partie de votre famille et que les personnes non pieuses sont vos proches, votre critère d’amitié et d’inimitié doit être la piété et non les liens familiaux.
2. L’appréciation des véritables serviteurs de la société :
Si vous êtes heureux de voir des dirigeants et des représentants qui servent sincèrement le peuple et que vous ressentez de la peine face aux négligences et à la corruption, cela est également un signe de bien.
Dans la dernière partie de la prière :"fais de moi un adhérent à la tradition du sceau de tes prophètes", nous demandons à Dieu la grâce d’agir selon la Sunna du Prophète (PSL), c’est-à-dire d’accomplir toutes les obligations et les recommandations de l’islam et d’éviter les interdits.
Enfin, en récitant "ô gardien du cœur des prophètes", nous invoquons Dieu en tant que Gardien des cœurs des prophètes.
Ceci est le secret de l’infaillibilité des prophètes, car Dieu a préservé leurs cœurs.
Par cette caractéristique divine, nous Lui demandons d’exaucer nos trois requêtes :
1. L’amour pour les pieux
2. L’inimitié envers les méchants
3. La fidélité à la Sunna du Prophète (PSL)
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