Tanzanie (A.P.Hawzah) – Cheikh Jalalah a consacré son sermon du vendredi, prononcé la veille à la mosquée Ghadir, à la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants, notamment à travers la transmission de bonnes valeurs morales, des enseignements religieux et du respect dû au père et à la mère. Il a insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière à cette responsabilité, surtout dans le contexte actuel, marqué par de nombreux défis d’ordre moral.
Cheikh Jalalah a ouvert son sermon par la récitation du verset 59 de la sourate Maryam (Marie), qui évoque les générations ayant succédé à des personnes vertueuses, mais qui ont délaissé la prière et suivi leurs passions. Dieu, le Très-Haut, dit dans le Saint Coran :
« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils seront bientôt confrontés à la perdition. »
(Sourate Maryam, verset 59.)
Commentant ce verset, Cheikh Jalalah a expliqué que la situation qui y est décrite présentait des similitudes avec les difficultés auxquelles la société contemporaine est confrontée. Certaines personnes, a-t-il indiqué, négligent les principes religieux et les valeurs morales, ce qui peut avoir des répercussions négatives sur le comportement des enfants et sur l’avenir des nouvelles générations.
Il a souligné que les circonstances actuelles exigeaient des parents et des tuteurs qu’ils redoublent d’efforts pour bien éduquer leurs enfants, notamment face à la dégradation des valeurs morales et aux difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés dans les différents milieux de leur vie quotidienne.
Le guide religieux tanzanien a également fait remarquer que diverses influences pouvaient chercher à détourner les enfants d’une éducation saine. Il a, par conséquent, appelé les parents à rester vigilants et à veiller à ce que leurs enfants grandissent dans un environnement propice au renforcement de leur foi, de leurs valeurs morales et de leur bonne conduite.
Un enfant vertueux, une grande bénédiction pour ses parents
Dans une autre partie de son sermon, Cheikh Jalalah a évoqué la place et la valeur d’un enfant vertueux dans la vie de ses parents. Il a rappelé qu’un enfant doté de bonnes qualités morales figurait parmi les grandes bénédictions que Dieu, le Très-Haut, accorde à l’être humain.
À l’appui de cette affirmation, il a cité une tradition attribuée au Prophète Muhammad (PSL) :
« Parmi les sources de bonheur de l’homme figure l’enfant vertueux. »
(Bihar al-Anwar, vol. 104, p. 98, tradition n° 67.)
Expliquant cette tradition, Cheikh Jalalah a indiqué qu’un enfant vertueux était une source de joie et de bénédictions pour ses parents. Sa vertu se manifeste dans ses qualités morales, son comportement et sa manière de traiter les autres, en particulier son père et sa mère.
Une bonne éducation doit permettre à l’enfant de comprendre les responsabilités qui lui incombent envers ses parents, de les respecter et de prendre soin d’eux, sans attendre qu’ils lui fassent part de leurs besoins ou de leurs difficultés.
Poursuivant son intervention sur l’importance de la bonté envers les parents, Cheikh Jalalah a récité le verset 23 de la sourate Al-Isra, qui souligne l’obligation d’adorer Dieu seul et de traiter ses parents avec bonté. Dieu, le Très-Haut, dit :
« Ton Seigneur a décrété que vous n’adoriez que Lui et que vous témoigniez de la bonté envers vos père et mère. Si l’un d’eux, ou tous deux, atteignent la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas même “Ouf !”, ne les brusque pas et adresse-leur des paroles respectueuses. »
(Sourate Al-Isra, verset 23.)
Le directeur du séminaire religieux Imam Sadiq (as) a expliqué qu’un enfant vertueux était celui qui s’efforçait de comprendre les besoins de ses parents et leur apportait son aide avec amour et bienveillance, sans attendre qu’ils lui exposent leurs difficultés ou lui demandent de l’aide.
La bonté envers les parents ne doit pas se limiter aux paroles : elle doit se traduire par des actes concrets. Il s’agit notamment de les servir, de prêter attention à leurs besoins, de leur témoigner du respect et de faire de son mieux pour subvenir à leurs besoins, dans la mesure de ses moyens.
Une bonne éducation porte ses fruits même après la mort des parents
Poursuivant son intervention sur la réussite de l’éducation des enfants, Cheikh Jalalah a affirmé que le Prophète Muhammad (PSL) avait réussi dans l’éducation de sa descendance. Il en allait de même, selon lui, pour Fatima Zahra (sa) et l’imam Ali (as), qui avaient également réussi à éduquer leurs enfants.
Il a souligné que la réussite de l’éducation ne devait pas être évaluée uniquement à travers les accomplissements de l’enfant dans la vie terrestre. Les effets bénéfiques de son comportement au sein de la société, ainsi que les bienfaits qu’il apporte à ses parents, demeurent importants même après leur décès.
Pour illustrer cette idée, il a cité la tradition suivante :
« Après la mort d’un homme, seules trois choses continuent de lui procurer une récompense : une aumône dont il a établi la continuité de son vivant et dont la récompense se poursuit après sa mort jusqu’au Jour de la Résurrection ; une aumône durable constituée en bien de mainmorte, qui ne se transmet pas par héritage ; une voie de guidance qu’il a instaurée, qu’il a lui-même suivie et que d’autres continuent de suivre après lui ; ou encore un enfant vertueux qui implore le pardon de Dieu en sa faveur. »
(Al-Kafi, vol. 7, p. 56.)
Cheikh Jalalah a précisé qu’un enfant vertueux pouvait continuer à être une source de récompense pour ses parents même après leur décès. Cela se réalise notamment lorsqu’il prie pour eux, demande à Dieu de leur pardonner et accomplit de bonnes œuvres dans l’intention de leur en faire parvenir la récompense.
L’histoire de Jésus et de l’enfant qui contribua au pardon de son père
Afin d’illustrer davantage l’influence des bonnes actions d’un enfant sur le sort de ses parents après leur mort, Cheikh Jalalah a raconté une histoire mettant en scène Jésus (as).
Selon ce récit, Jésus passait un jour près d’une tombe lorsqu’il entendit que la personne qui y était enterrée subissait un châtiment. Un an plus tard, alors qu’il repassait au même endroit, il n’entendit plus les manifestations de ce châtiment. Intrigué par ce changement, il interrogea Dieu, le Très-Haut, sur la raison pour laquelle le supplice de cet homme avait pris fin.
D’après ce récit, Dieu révéla à Jésus que cet homme avait laissé derrière lui un enfant vertueux. Celui-ci avait construit une route et apporté son aide à des orphelins. Il avait ensuite demandé à Dieu que la récompense de ses bonnes actions soit accordée à son père défunt.
Grâce à ces bonnes œuvres et aux prières de son fils, Dieu, le Très-Haut, pardonna à cet homme et mit ainsi fin au châtiment qu’il subissait.
Évoquant cette histoire, Cheikh Jalalah a souligné qu’une bonne éducation pouvait produire des effets bénéfiques considérables, aussi bien pour les parents que pour la société. Ce récit met également en évidence l’importance d’élever des enfants conscients de la valeur des bonnes actions, prêts à venir en aide aux personnes dans le besoin et soucieux de prier pour leurs parents.
À l’ère des réseaux sociaux, les parents doivent redoubler de vigilance dans l’éducation de leurs enfants
Dans la dernière partie de son sermon, Cheikh Jalalah a de nouveau insisté sur l’importance d’une bonne éducation et mis en garde contre les défis d’ordre moral susceptibles d’influencer les enfants dans le contexte actuel.
Abordant la question de l’homosexualité chez les hommes et les femmes, il a exprimé ses préoccupations concernant l’influence des contenus et des points de vue relatifs aux relations entre personnes de même sexe. Il a appelé les parents à renforcer l’éducation de leurs enfants sur la base des enseignements religieux et des valeurs morales auxquels ils adhèrent.
Dans ce contexte, il a affirmé que certaines influences provenant des pays occidentaux pouvaient contribuer à transformer et à affaiblir les valeurs morales des jeunes sur le continent africain. Il a, de ce fait, exhorté les parents à rester vigilants quant aux environnements fréquentés par leurs enfants.
Cheikh Jalalah a également expliqué que la responsabilité des parents ne se limitait pas à fournir à leurs enfants de la nourriture, des vêtements, une éducation scolaire et les autres moyens nécessaires à leurs besoins physiques. Elle comprend également le suivi de leur évolution, les conseils et l’accompagnement dont ils ont besoin, ainsi que les efforts visant à développer leur capacité à distinguer le bien du mal.
Enfin, Cheikh Jalalah a averti que l’utilisation croissante des réseaux sociaux exigeait une vigilance accrue de la part des parents. Ceux-ci ne connaissent pas toujours suffisamment les contenus auxquels leurs enfants sont exposés sur des plateformes telles qu’Instagram, WhatsApp, Facebook et d’autres réseaux sociaux.
Il a appelé les parents à prendre des mesures concrètes pour suivre les activités de leurs enfants, à entretenir avec eux une relation étroite et empreinte de confiance, et à leur apprendre à utiliser les technologies de manière responsable. Ils doivent également veiller à ce que leurs enfants bénéficient d’une éducation qui renforce leur capacité à distinguer le bien du mal.




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