mercredi 7 octobre 2026 - 17:00
La résistance est une exigence de la dignité humaine et une voie vers la victoire

Hawzah/Hojjat al-Islam Mohammad Alemzadeh Nouri, adjoint chargé de l’éducation spirituelle et de la formation au sein des séminaires islamiques, a souligné l’importance de la résistance face à l’oppression et à la domination, affirmant que la persévérance et le refus de se soumettre aux puissances oppressives constituent à la fois une exigence religieuse, morale et rationnelle.

Qom, Iran (A.P.Hawzah) –S’exprimant lors de la 220ᵉ veillée organisée par le comité de mobilisation des séminaires islamiques à Qom, il a salué la présence continue du peuple iranien à ces rassemblements et déclaré que, depuis plusieurs mois, les fidèles exprimaient leur attachement à l’islam, aux valeurs religieuses et à la direction de la République islamique.
La résistance, une notion profondément enracinée dans l’islam
Hojjat al-Islam Alemzadeh Nouri a expliqué que la résistance signifiait avant tout tenir bon, rester ferme et refuser de s’incliner devant la domination et devant l’injustice.
S’appuyant sur le verset coranique « Ô vous qui croyez, soyez les auxiliaires d’Allah » (Coran, 61:14), il a souligné que les croyants sont appelés à soutenir la vérité et à demeurer fermes face aux difficultés.
Il a également rappelé la distinction établie dans la tradition islamique entre le jihad al-asghar, qui désigne le combat contre l’ennemi, le jihad al-akbar, qui correspond au combat contre les passions de l’âme, et le « grand jihad », qui consiste notamment à refuser de se soumettre à l’ennemi et à ses exigences.
« Hayhat minna al-dhilla » : refuser l’humiliation
Évoquant l’enseignement de l’Imam Hussein, il a présenté la célèbre formule « Hayhat minna al-dhilla » – « Loin de nous l’humiliation » comme l’un des symboles majeurs de la culture de résistance dans l’école chiite.
Selon lui, le refus de l’humiliation ne constitue toutefois pas uniquement une valeur propre aux chiites ou aux musulmans. Il s’agit également d’une exigence de la raison, de la conscience humaine et de la dignité.
« La résistance n’est pas seulement une question chiite, islamique ou même religieuse. Elle est une réalité rationnelle et naturelle, ainsi qu’un langage commun à tous les hommes libres et à toutes les personnes opprimées », a-t-il affirmé.
Pour illustrer cette dimension universelle, Hojjat al-Islam Alemzadeh Nouri a évoqué une célèbre histoire de Saadi dans le Golestan, soulignant que même en dehors de toute référence religieuse, la dignité humaine conduit l’homme libre à préférer le travail difficile à une vie fondée sur l’humiliation et la soumission aux puissants.
La soumission n’est pas une garantie de sécurité
Le responsable de l’éducation spirituelle des séminaires islamiques a également insisté sur le caractère rationnel de la résistance.
Selon lui, il serait erroné de penser que la soumission aux puissances dominantes permettrait automatiquement de garantir la sécurité, la prospérité et une vie paisible.
« Le coût de la soumission peut être bien plus lourd que celui de la résistance », a-t-il déclaré, estimant que les puissances dominantes ne renoncent pas à leurs ambitions simplement parce qu’un peuple accepte de se soumettre.
Il a ainsi appelé à une analyse fondée sur le rapport entre les coûts et les bénéfices, affirmant que préserver la dignité, l’indépendance et les ressources d’une nation exige parfois de supporter les difficultés liées à la résistance.
La fermeté face à l’injustice selon le Coran
Hojjat al-Islam Alemzadeh Nouri s’est également appuyé sur plusieurs versets coraniques appelant à la fermeté et mettant en garde contre toute dépendance à l’égard des oppresseurs.
Citant notamment le verset « Demeure donc sur le droit chemin comme il t’a été commandé » (Coran, 11:112), il a souligné que la persévérance devait concerner aussi bien les responsables que l’ensemble des croyants.
Il a également rappelé le verset : « Et ne vous inclinez pas vers ceux qui commettent l’injustice » (Coran, 11:113), y voyant un principe fondamental de l’indépendance et du refus de la domination.
Selon lui, la promesse divine accompagne ceux qui demeurent fermes : « Ceux qui disent : “Notre Seigneur est Allah”, puis se tiennent droits, les anges descendent sur eux » (Coran, 41:30).
« Le faux est voué à disparaître, tandis que la vérité demeure. »
Dans la dernière partie de son intervention, Hojjat al-Islam Alamzadeh Nouri a souligné que le Coran présente la victoire de la vérité sur le mensonge comme une loi divine.
Citant le verset « Nous lançons la vérité contre le faux, elle le terrasse et le voilà qui disparaît » (Coran, 21:18), il a affirmé que la résistance devait se poursuivre avec patience et détermination jusqu’à ce que l’injustice et la domination soient finalement vaincues.
Il a conclu en soulignant que l’histoire de la République islamique d’Iran, notamment l’expérience de la guerre Iran-Irak, démontrait selon lui que la résistance, malgré les sacrifices qu’elle exige, pouvait constituer une source de dignité, de puissance et d’indépendance durables pour une nation.

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