jeudi 1 octobre 2026 - 15:00
Un héritage qui ne meurt jamais : un penseur égyptien révèle la portée mondiale de Sayyed Nasrallah

Hawzah/Ahmad Rassem al-Nafis a déclaré : « Le martyr Sayyed Hassan Nasrallah appartenait à une génération de dirigeants qui ont choisi la confrontation et assumé le prix de leurs positions. »

(A.P.Hawzah) – À l’occasion du deuxième anniversaire du martyre du secrétaire général du Hezbollah, le martyr Sayyed Hassan Nasrallah, le Dr Ahmad Rassem al-Nafis, chercheur et intellectuel égyptien, revient sur le parcours d’un homme qui a redéfini le rapport entre politique et principes, démontrant que l’action politique pouvait être fondée sur la résistance, le sacrifice et l’engagement en faveur de la vérité, plutôt que devenir un moyen de compromis ou de trahison.

Dans un entretien accordé au site d’information Al-Ahed, al-Nafis a souligné que Sayyed Nasrallah appartenait à une génération de dirigeants ayant choisi la confrontation et accepté d’en payer le prix. Son martyre n’a pas mis fin à sa présence ; il a au contraire inscrit son influence dans la conscience de ceux qui voyaient en lui un modèle de leadership capable de conjuguer politique, foi et sacrifice.

C’est dans cette perspective qu’al-Nafis établit un lien entre le parcours de Sayyed Nasrallah et le concept des « enfants de la lumière ». En s’appuyant sur des textes religieux ainsi que sur des références intellectuelles et spirituelles, il cherche à analyser la place du martyr, la voie qu’il a suivie et l’empreinte qu’il a laissée.

Al-Nafis a déclaré que Sayyed Hassan Nasrallah était l’homme qui avait démontré que « la politique n’est pas une souillure ». Il a notamment critiqué ceux qui, « sous prétexte de justifier leur trahison envers Dieu, Son Messager et les musulmans, prétendent que la politique est une souillure et qu’il faut nous la laisser afin que nous en portions le poids des péchés !! ». Il leur a alors posé la question suivante : comment peut-on présenter la trahison et la souillure comme un moyen de réaliser les intérêts des serviteurs de Dieu ?!

Al-Nafis a également évoqué, aux côtés de Sayyed Hassan Nasrallah et du Guide de la Révolution islamique, le martyr Imam Sayyed Ali Khamenei, les martyrs Haj Qassem Soleimani et Abou Mahdi al-Mohandes. Il les a présentés comme des figures de sacrifice ayant incarné cette approche, les qualifiant d’« hommes du nouvel ordre mondial mahdiste, dont l’avènement est inévitable ».

Selon al-Nafis, « que Dieu fasse miséricorde au grand martyr Sayyed Hassan Nasrallah, qui, d’abord par sa présence, puis par son martyre, a ramené les musulmans vers la carte de l’existence cosmique ». Il a souligné que celui-ci avait démontré « la pureté de la Oumma, la noblesse de ses racines et son authenticité », tout en montrant que « la politique islamique n’est ni souillure ni indignité ».

Al-Nafis a conclu en affirmant qu’avant son départ, Sayyed Hassan Nasrallah avait tracé « la voie de la vérité, du sacrifice et de la pureté ». Cette voie ne s’est pas arrêtée avec sa disparition : elle demeurera, continuera de s’épanouir et de porter ses fruits, car elle est issue d’un arbre béni dont on ne peut arracher les racines ni effacer l’existence.

Sayyed Nasrallah, un héritage qui ne meurt jamais : le regard d’un penseur égyptien sur son rayonnement mondial

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