(A. P. Hawzah) L’Ayatollah Haéri Chirazi (que Dieu lui fasse miséricorde), en exposant les subtilités de l’éducation à la chasteté et à la pudeur, a critiqué la justification fondée sur le fait que « l’enfant n’a pas encore atteint l’âge de l’obligation religieuse ». Il a souligné qu’habituer l’enfant à une tenue indécente et à la nudité affaiblit la pudeur, qui constitue son gardien intérieur, et fait obstacle à l’éclosion de la chasteté à un âge plus avancé.
L’Ayatollah Haeri Chirazi :
Permettez-vous à un enfant qui n’est pas encore soumis à l’obligation religieuse [et qui est encore petit] de fumer une cigarette ? Vous dites : « Non, il en prendra l’habitude et, lorsqu’il sera grand, il deviendra fumeur. » Il apparaît donc clairement que, même durant l’enfance, certaines interdictions s’appliquent à lui. Lui permettez-vous de consommer de l’héroïne ? Certains font sortir leurs enfants en public vêtus seulement d’un débardeur. Et lorsque vous leur faites une remarque à ce sujet, ils répondent : « Il n’est pas encore soumis à l’obligation religieuse ! »
Nous devons nous demander ceci : si l’enfant s’habitue à être nu, une fois qu’il aura atteint l’âge de l’obligation religieuse, la pudeur va-t-elle soudainement entrer en lui ? Non. De même que l’être humain possède un désir charnel, il possède aussi ce qui s’y oppose ; c’est par la pudeur que le désir charnel est maîtrisé. Chaque qualité possède un complément et un gardien ; mais, parce que nous n’en comprenons pas la portée, nous n’y accordons pas d’importance. L’affaiblissement de la foi commence précisément par de telles négligences ; il commence par ces mêmes manques d’attention. La foi, elle aussi, commence par cette même sollicitude et ce même souci.




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