Inde (A.P.Hawzah)– À l’occasion de la naissance bénie du vénéré Prophète de l’islam, le prophète Muhammed al-Mustafa (PSL), et de la Semaine de l’unité islamique, une importante conférence consacrée au « dialogue interreligieux et à la solidarité entre les communautés religieuses » s’est tenue à l’école Imam Ja‘far al-Sadiq (as), dans la région de Begumganj, à Jaunpur, en Inde.
La conférence a réuni un grand nombre d’oulémas et de responsables de différentes religions et écoles de pensée, ainsi que des intellectuels, des enseignants, des séminaristes, des étudiants et des représentants de différentes composantes de la population. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue, la compréhension mutuelle, l’unité et la coexistence pacifique au sein de la société.
L’unité, au-delà des divergences religieuses
Hodjatoleslam Sayyed Kalb-e-Rashid, religieux indien, a évoqué la place du Prophète de l’islam (PSL) en tant que « miséricorde pour les mondes » et déclaré : « Le Prophète de l’islam (PSL) a été envoyé pour guider et apporter la miséricorde à l’ensemble de l’humanité. La Semaine de l’unité constitue une occasion précieuse de mettre de côté nos divergences et d’accorder une attention toujours plus grande à l’unité et à la solidarité. »
Il a ajouté : « Le Messager de Dieu (PSL) a même pardonné à ses ennemis et, par sa conduite et son comportement, a enseigné à l’humanité les valeurs de l’unité, du pardon et de la tolérance. Aujourd’hui, la communauté musulmane et la société indienne ont plus que jamais besoin d’un tel esprit. »
Hodjatoleslam Sayyed Kalb-e-Rashid a souligné : « L’unité ne signifie pas seulement rapprocher chiites et sunnites. Toutes les composantes de la société, notamment les hindous et les musulmans, doivent œuvrer côte à côte à la construction d’une société sûre, unie et développée. Le véritable sens de l’unité réside dans le rapprochement des cœurs et le renforcement de la compréhension mutuelle entre les êtres humains. »
Le Coran et les Védas, un message commun d’amour et d’humanisme
Pandit Vijay Kumar Sharma, l’un des responsables de la communauté hindoue, a également déclaré : « L’Inde est la terre des sages, des rishis et des prophètes, et les enseignements des Védas et du Noble Coran invitent tous deux les êtres humains à l’amour, à la vérité et à l’humanisme. »
Évoquant la personnalité du Prophète de l’islam (PSL), il a déclaré : « Le vénéré Muhammed al-Mustafa (PSL) a montré à l’humanité la voie de la sincérité, de la loyauté et de la fraternité. L’organisation de dialogues de cette nature peut contribuer à faire tomber les murs de haine et de malentendu et à renforcer les relations entre les fidèles des différentes religions et écoles de pensée. »
La haine et le sectarisme, une maladie qui affecte la société
Le Dr Ja‘fari, directeur et responsable médical du Collège de médecine de Jaunpur, s’appuyant sur son expérience dans le domaine médical, a déclaré : « Lorsqu’un médecin est confronté à un patient, il voit avant tout un être humain et ne fait aucune distinction entre les patients en fonction de leur religion ou de leur appartenance confessionnelle. »
Il a ajouté : « Le Prophète de l’islam (PSL) accordait lui aussi une importance particulière à la dignité et à la place de l’être humain. La haine et le sectarisme qui se développent au sein d’une société peuvent être comparés à une maladie dont le traitement n’est possible que par l’amour, le dialogue et le renforcement de la solidarité sociale. »
Le Dr Ja‘fari a précisé : « La tenue de telles conférences peut constituer une étape importante dans la lutte contre ces maux sociaux et contribuer à créer un climat de compréhension, de solidarité et de coexistence pacifique au sein de la société. »
Le pardon et la miséricorde, au cœur du message de la tradition prophétique
Hodjatoleslam Sayyed Taqi Taqavi, représentant de la Fondation culturelle de la République islamique d’Iran à New Delhi, a également évoqué le comportement du Prophète de l’islam (PSL) lors de la conquête de La Mecque. Il a déclaré : « En proclamant une amnistie générale, le Messager de Dieu (PSL) a montré que l’islam n’est pas une religion de vengeance, mais une religion de miséricorde, de pardon et d’humanisme. »
Il a souligné : « La jeune génération doit se familiariser davantage avec les dimensions précieuses de la vie et de l’exemple du Prophète de l’islam (PSL). L’unité et la solidarité ne constituent pas une faiblesse de la société musulmane ; elles représentent au contraire son plus grand capital et sa plus grande force. »
Les divergences scientifiques ne constituent pas un obstacle à l’unité
Hodjatoleslam Sayyed Kazem Mehdi Orooj, religieux indien, évoquant les enseignements de l’Imam Ja‘far al-Sadiq (as), a déclaré : « L’Imam al-Sadiq (as) nous a enseigné que les divergences scientifiques peuvent être source de miséricorde, de progrès et de dynamisme intellectuel. »
Il a ajouté : « La philosophie de la Semaine de l’unité est que les musulmans, malgré certaines divergences juridiques et secondaires, partagent des principes fondamentaux tels que l’unicité de Dieu, la mission prophétique et le Noble Coran. Ils peuvent donc s’appuyer sur ces points communs pour se tenir aux côtés les uns des autres. »
Ce religieux a souligné : « Tant que toutes les composantes de la société — non seulement chiites et sunnites, mais aussi hindous, musulmans et autres groupes sociaux — ne se rassembleront pas et n’œuvreront pas ensemble, la société et le pays ne pourront parvenir à un véritable progrès et à un véritable développement. »
Hommage aux acteurs sociaux et culturels
À la fin de la conférence, dix personnalités et acteurs engagés, qui avaient apporté des contributions précieuses à la société dans différents domaines, ont été honorés par la remise de certificats de reconnaissance et de plaques commémoratives.
La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse et placée sous le signe de l’unité. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer la paix, la sécurité, la fraternité, la solidarité et la compréhension mutuelle entre les différentes composantes de la société.






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