samedi 8 août 2026 - 11:33
Le grand Ayatollah Javadi-Amoli souligne l’importance de la vigilance intellectuelle et de l’éthique judiciaire

Hawzah/ Lors d’une rencontre avec le chef du pouvoir judiciaire iranien, le grand Ayatollah Abdollah Javadi-Amoli a réaffirmé la nécessité pour le séminaire de Qom de répondre aux défis intellectuels contemporains, tout en soulignant que la justice doit s’appuyer sur des preuves tangibles plutôt que sur des connaissances ésotériques.

Damavand (A.P.Hawzah) – Le grand Ayatollah Abdollah Javadi-Amoli, a reçu le Hojjat al-Islam Gholamhossein Mohseni-Ejei, chef de l’Autorité judiciaire de la République islamique d’Iran, dans la ville de Damavand.
Évoquant la commémoration imminente d’Arbaïn, l’Ayatollah Javadi-Amoli a qualifié ce mouvement de masse de fruit de la culture de la résistance et du message immortel de Zaynab bint Ali. Il a rappelé la réponse historique de cette dernière face à la pensée fataliste des Omeyyades : « Le mouvement d’Arbaïn est la manifestation vivante de cette vérité que nous ne sommes pas voués à l’extinction. » Selon le dignitaire, Zaynab a brisé la rhétorique du déterminisme qui cherchait à absoudre les oppresseurs en leur donnant une justification divine, réaffirmant ainsi la responsabilité morale et le libre arbitre humain.
Sur le plan académique, l’Ayatollah Javadi-Amoli a mis en lumière l’achèvement d’un cycle de quarante ans de recherche sur l’exégèse (Tafsir) du Coran. Il a insisté sur le fait que cet effort collectif, mobilisant quatre générations de chercheurs, visait à répondre aux interrogations scientifiques et philosophiques modernes. Il a appelé les institutions religieuses à maintenir une dynamique constante : « Le séminaire doit rester prêt à répondre aux critiques et aux doutes contemporains. Pour ce faire, il doit approfondir des concepts fondamentaux tels que le principe de liberté dans ses programmes de recherche. »
Abordant la pratique judiciaire, le dignitaire a tenu à clarifier la place de la connaissance occulte dans le droit islamique. Il a souligné que celle-ci ne saurait constituer une base pour les verdicts judiciaires. « Les infaillibles, malgré leur connaissance divine, rendaient leurs jugements sur la base de preuves tangibles (Bayyinat) et de serments, conformément à la tradition : “Je juge entre vous sur la base des preuves et des serments”. La justice humaine doit s’exercer dans le cadre des normes juridiques apparentes », a-t-il précisé.
Enfin, l’Ayatollah Javadi-Amoli a conclu son intervention en qualifiant la participation populaire à la défense de la révolution islamique de manifestation du secours divin, invoquant les versets coraniques sur le soutien de Dieu aux croyants, avant de rendre hommage aux martyrs de la révolution.

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