Bahreïn (A.P.Hawzah)– Les forces révolutionnaires de Bahreïn ont fermement dénoncé la poursuite des agressions et des crimes confessionnels commis par le régime bahreïni, dont le rythme s’est intensifié depuis le déclenchement de la guerre « américano-sioniste » contre la République islamique d’Iran.
Dans un communiqué conjoint, elles ont déclaré que le régime poursuit délibérément l’ayatollah Cheikh Issa Qassem ainsi que d’éminents oulémas chiites pour des motifs purement confessionnels. En attribuant à ces personnalités des accusations infondées, le pouvoir cherche, selon le communiqué, à s’en prendre à l’Iran en faisant des chiites de Bahreïn – leurs savants religieux, leurs élites, leurs hommes et leurs femmes – les cibles de persécutions et d’un véritable processus de génocide culturel et social. Les auteurs du communiqué estiment que le régime a ainsi franchi toutes les limites imposées par les lois nationales, le droit international, les traités, la Charte des Nations unies ainsi que par les valeurs humaines et islamiques.
Les forces révolutionnaires ont également condamné le procès qu’elles qualifient d’« inique », ouvert le dimanche 5 juillet. Cette procédure vise plus de cinquante hauts responsables religieux, parmi lesquels le Cheikh Issa Qassem, des enseignants des séminaires religieux ainsi que des imams de la prière du vendredi et des prières quotidiennes. Selon le communiqué, ces poursuites reposent sur des accusations fabriquées de toutes pièces et interviennent dans le sillage de la guerre d’agression « américano-sioniste » contre la République islamique d’Iran, dans une volonté de se venger du peuple bahreïni pour son opposition à cette guerre, une position présentée comme religieuse, morale et humanitaire, et soutenue par de nombreux pays ainsi que par diverses forces régionales et internationales.
Le communiqué souligne que la tenue de ce procès constitue une nouvelle étape dans la guerre sans relâche menée par le régime contre la communauté chiite. Une politique qui, selon les signataires, ne fait qu’aggraver les tensions et approfondir les divisions créées par l’autoritarisme du pouvoir, désormais parvenues à un niveau sans précédent. Ils affirment également que le régime s’engage à un rythme accéléré sur la voie d’erreurs qu’ils qualifient de « suicidaires » et « insensées », ajoutant que le pouvoir devra assumer seul l’entière responsabilité et les conséquences de ces actes.
Le communiqué poursuit en affirmant que les éminents oulémas et les personnalités actuellement emprisonnés incarnent l’honneur de la nation et le symbole de sa dignité. Ils sont décrits comme les plus attachés à l’unité du peuple, à la préservation de son identité authentique et comme des modèles de patriotisme ainsi que de défense des valeurs sacrées. Les signataires estiment que toutes les accusations mensongères et les allégations trompeuses avancées par le régime ne sont que de nouvelles versions d’une mise en scène répétée depuis des décennies, laquelle constitue en réalité une guerre menée contre la religion et contre les savants religieux.
Les forces révolutionnaires ont appelé les autorités bahreïnies à mettre immédiatement un terme à ce procès qu’elles jugent injuste, à annuler l’ensemble des accusations qu’elles qualifient d’infondées et à libérer sans délai et sans condition les oulémas ainsi que tous les prisonniers politiques. Elles ont également exigé la fin de la guerre ouverte menée contre le peuple, sa religion et ses rites, l’arrêt de l’implication de Bahreïn dans les alliances avec les forces agresseuses, ainsi qu’une réponse concrète aux revendications populaires et aux droits légitimes du peuple.
En conclusion, le communiqué met en garde contre la poursuite de la répression, de ce qu’il qualifie de « guerre génocidaire » et de la normalisation des relations du régime bahreïni avec les ennemis de la communauté musulmane. Selon les signataires, ces politiques ne feront que renforcer davantage la détermination et la résilience du peuple bahreïni dans la défense de son existence, de son identité et de la souveraineté de sa patrie.




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