Liban (A.P.Hawzah) –Cheikh Naïm Qassem a affirmé qu’un projet destiné à détruire le Hezbollah et la Résistance régionale existait bel et bien, mais qu’il n’avait pas atteint ses objectifs. Au cours de l’opération « Assif Ma’koul » au Liban, près de 10 000 frappes aériennes ont été menées. Malgré l’ampleur des sacrifices consentis, la Résistance est restée debout et continue d’exister. Le projet visant à affaiblir l’Iran et la Résistance dans la région a échoué, ouvrant ainsi une nouvelle phase marquée par l’échec du projet américano-israélien.
Le secrétaire général du Hezbollah a ajouté que l’agression israélienne avait échoué et n’était pas parvenue à atteindre ses objectifs. Toutefois, les dirigeants israéliens continuent d’espérer un changement de la situation en leur faveur.
Selon lui, malgré d’immenses sacrifices, l’Iran est apparu plus fort qu’auparavant et a démontré qu’il ne renoncerait pas à ses droits. Il a également affirmé que l’ennemi israélien n’avait pas respecté l’accord de cessation des hostilités conclu le 27 novembre 2024 et qu’en lançant une guerre contre l’Iran, il avait tenté d’éliminer le principal pilier de la Résistance dans le monde arabe.
Dans son discours, Cheikh Naïm Qassem a déclaré qu’« un cessez-le-feu accordant une liberté d’action à Israël constitue la poursuite de l’agression, et nous ne l’acceptons pas ».
« Nous avons rejeté ce projet durant les quinze mois qui ont suivi l’accord du 27 novembre. À chaque fois que nous avons respecté le cessez-le-feu, l’ennemi ne l’a pas respecté. Nous sommes aujourd’hui dans une phase visant à faire échouer le projet israélien. Un cessez-le-feu signifie l’arrêt total de l’agression avant même le retrait de l’ennemi de notre territoire. Il implique la cessation complète des attaques aériennes, terrestres et maritimes, l’arrêt des destructions ainsi que l’absence de tout nouveau déploiement militaire dans les zones occupées. »
Cheikh Naïm Qassem a également déclaré : « Nous bénéficions du soutien solide de l’Iran, qui a placé en priorité la cessation des agressions contre le Liban et la défense de celui-ci. »
S’adressant au gouvernement libanais, il a déclaré : « Qu’a apporté la négociation directe avec l’ennemi, sinon davantage de concessions ? Tirez parti de ce que réalisent la Résistance et l’Iran. Regardez la puissance de l’Iran, capable de fermer le détroit d’Hormuz pour le Liban ; c’est un levier dont vous disposez, vous, gouvernement libanais. »
Le secrétaire général du Hezbollah a estimé que ces agressions n’auraient jamais atteint un tel niveau sans le soutien des États-Unis. « Le président américain est donc en mesure de mettre un terme à cette agression », a-t-il affirmé.
Il a également souligné que le maintien de l’occupation sur le territoire libanais était impossible et qu’aucune zone ne pouvait être véritablement sûre tant que l’occupation se poursuivait. « Nous disposons d’une armée nationale, seule force déployée sur le territoire et garante de la souveraineté du pays, et nous coopérons avec elle », a-t-il déclaré.
Cheikh Naïm Qassem a poursuivi : « Au Liban, aucun groupe ne prévaudra sur un autre. Le Liban ne peut se consolider qu’à travers la coexistence et l’unité. »
Enfin, il a déclaré : « Je demande au gouvernement, qui fait preuve d’un grand enthousiasme pour mettre fin à son hostilité envers l’ennemi, de ne pas accroître son hostilité à l’égard du peuple libanais. Je salue également Sleiman Frangié, chef du mouvement Marada, placé sur la liste des sanctions américaines en raison de son attachement à ses principes. »




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