mercredi 10 juin 2026 - 17:25
La voie engagée face aux États-Unis ne permet ni arrêt ni retour

Hawzah/ Lors d’une réunion du Conseil des adjoints du Centre de gestion des séminaires islamiques d’Iran, l’Ayatollah Alireza Arafi a insisté sur la nécessité de consolider la culture de la résistance et de la persévérance face aux États-Unis, estimant que l’entrée dans ce qu’il a qualifié de « confrontation civilisationnelle » constitue en soi une victoire majeure.


Qom, IRAN (A.P.Hawzah) –L’Ayatollah Alireza Arafi, directeur des séminaires islamiques d’Iran, a déclaré que la poursuite de la confrontation avec les États-Unis relevait d’un processus qu’il a décrit comme une guerre civilisationnelle, soulignant qu’aucun arrêt ni retour en arrière n’était envisageable.
S’exprimant lors d’une réunion du Conseil des adjoints du Centre de gestion des séminaires islamiques, il a affirmé que, dans un avenir proche, il ne fallait pas s’attendre à une période de stabilité durable fondée sur des négociations ou un cessez-le-feu. Selon lui, la situation actuelle traduit une confrontation profonde et structurante.
Membre du Conseil des gardiens, l’ayatollah Arafi a rappelé que, depuis les débuts de la Révolution islamique, les orientations formulées par l’imam Khomeiny s’inscrivaient, selon lui, dans la perspective d’un affrontement de grande ampleur sur le plan civilisationnel. Il a ajouté que le simple fait de demeurer présent et actif dans cette confrontation constituait déjà une forme de victoire.
Il a présenté cette victoire sous deux aspects principaux : d’une part, le fait d’être entré dans ce qu’il a qualifié de combat majeur contre « la puissance dominante et malfaisante du monde », en référence aux États-Unis ; d’autre part, la capacité, après l’entrée dans cette confrontation, à préserver la continuité, l’existence et l’intégrité du pays et de ses institutions.
Selon lui, ces deux dimensions représentent une réussite qui dépasse les seuls acquis matériels ou de terrain. Il a toutefois souligné que cette trajectoire s’accompagnait inévitablement d’épreuves et de difficultés, appelant à une endurance collective et à un engagement soutenu.
Rejetant explicitement toute hypothèse de suspension de cette confrontation ou de retour en arrière, l’ayatollah Arafi a insisté sur la nécessité de poursuivre cette voie. Il a ajouté que les différentes instances relevant de la gestion des séminaires religieux devaient incarner la clairvoyance, la prévoyance, la résistance, ainsi que les valeurs de dignité, d’honneur et de persévérance au service de l’islam, de l’Iran, de la Révolution et des institutions religieuses.
Il a en outre estimé que les séminaires religieux devaient jouer un rôle d’avant-garde dans le maintien de cette dynamique, en contribuant activement à la diffusion de l’esprit de résistance et de mobilisation.
Évoquant l’approche des mois de mouharram et de safar, périodes majeures du calendrier religieux chiite, l’ayatollah Arafi a souligné l’importance de mettre à profit cette séquence pour renforcer l’esprit de mobilisation religieuse, sociale et idéologique. Il a appelé à faire de la mémoire de l’Achoura un levier pour soutenir la continuité de ce qu’il a présenté comme une voie de lutte et de persévérance.
Il a également plaidé pour un renforcement de la présence des clercs, enseignants, étudiants en théologie, prédicateurs et groupes actifs sur le terrain, estimant que les rassemblements religieux et les tribunes de prêche devaient être pleinement mobilisés durant cette période.
Dans une directive adressée aux centres et écoles religieuses à travers le pays, il a enfin insisté sur la nécessité d’une présence accrue des acteurs du monde religieux auprès de la population, en Iran comme à l’étranger, notamment à l’occasion de l’Arbaïn, afin de prolonger et d’élargir la dynamique de prédication et d’engagement qu’il appelle de ses vœux.

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