Liban (A.P.Hawzah) – Ali Fayyad, membre du bloc parlementaire « Fidélité à la Résistance » au Parlement libanais, a déclaré lors d’une cérémonie commémorative organisée par le Hezbollah à Bir Hassan en hommage aux deux frères martyrs, Abdel Moneim Hassan Taleb et Ahmad Hassan Taleb, qu’« un principe constant doit être clair pour tous : toute présence israélienne sur notre terre, quelle qu’en soit la nature, la forme ou l’ampleur, constitue une occupation qui doit être combattue et affrontée sans le moindre relâchement, même lorsque le rapport de force est instable ».
Il a ajouté : « La résistance, dans la phase actuelle, est une résistance essentiellement défensive dont l’objectif est la défense et non la dissuasion. La dissuasion intervient lorsque le territoire est libéré. Aujourd’hui, la résistance défend son existence, sa présence, sa terre et son peuple. Cette mission est naturelle, évidente et fondamentale ; elle doit être placée au-dessus de tout débat, de toute division ou divergence politique. »
Fayyad a poursuivi en affirmant que cette responsabilité s’impose également dans la logique même des négociations : « Un négociateur privé de facteurs de puissance, ou qui refuse de s’y appuyer, négocie en réalité son propre échec, sa reddition et son acceptation des conditions imposées par l’ennemi. C’est précisément la faiblesse fatale du négociateur libanais, qui a retiré à la résistance sa couverture légitime avant et pendant les négociations, s’en est dissocié et s’est opposé à elle, sans parvenir à obtenir le moindre résultat concret en contrepartie. »
Il a également déclaré : « Alors que le Liban est directement engagé dans des négociations militaires, le Sud du pays subit une campagne destructrice et généralisée que l’on peut qualifier de génocidaire. Les crimes contre les Libanais se répètent, et même des civils à Beyrouth sont pris pour cible. Pourtant, la réaction des autorités demeure froide, protocolaire, vide de sens et inefficace, comme si elle se limitait à une simple formalité administrative. Aucun État au monde, confronté à un tel niveau de destruction, de massacres et de crimes contre sa population, n’adopterait une telle attitude. Tout se passe comme si ces citoyens n’étaient pas leur propre peuple ou comme s’ils étaient des étrangers dont les souffrances ne méritent aucune considération. »
Le membre du bloc de la Résistance a indiqué que la majorité de l’opinion publique libanaise pose aujourd’hui la même question aux autorités : « Pourquoi ne conditionnez-vous pas toute forme de négociation avec l’ennemi à l’instauration préalable d’un cessez-le-feu global et complet ? Qu’est-ce qui peut justifier le comportement des autorités alors qu’Israël poursuit au maximum les destructions, les assassinats et les violations du territoire libanais, tandis que les États-Unis affichent un niveau sans précédent de partialité et de reniement de leur rôle de médiateur ? Le chemin emprunté par les autorités n’a produit aucun résultat tangible en faveur des Libanais ni permis d’alléger leurs souffrances. »
Fayyad a poursuivi : « Avec réalisme, sens des responsabilités et loin de toute rhétorique creuse ou polémique inutile, nous affirmons que l’ampleur des complots, des dangers et des pressions est telle qu’aucune partie ne peut y faire face seule. Cette réalité exige que les Libanais, malgré toutes leurs différences, unissent leurs capacités et coordonnent leurs rôles. C’est pourquoi nous avons, à maintes reprises, conseillé aux autorités libanaises de tirer profit du rôle de la résistance plutôt que de le gaspiller. Nous les avons également appelées à bénéficier du soutien de la République islamique d’Iran, dont l’engagement est sincère et qui dispose d’une influence déterminante pour aider le peuple libanais à mettre fin aux agressions israéliennes et à imposer un retrait à Israël. Malheureusement, les autorités libanaises restent sourdes à ces recommandations, alors même qu’elles savent parfaitement qu’elles s’enlisent dans le tunnel de négociations directes sans objectif clair, dans la confusion, l’incertitude, l’absence de vision et sans la moindre garantie, accumulant uniquement les concessions perdues et les dommages subis. »
En conclusion, il a salué les combattants de la résistance et déclaré : « Nous sommes fiers de leur rôle, de leur courage et de leurs réalisations. Ils mènent aujourd’hui un combat sacrificiel à Hadatha, dans les localités de Nabatiyé et dans l’ensemble des villages du Sud. Chaque combattant présent sur la terre du Sud est un candidat au martyre qui combat avec un esprit de sacrifice absolu. Leur sang constitue l’encre du pacte qui nous lie à eux, un engagement à poursuivre avec détermination les objectifs pour lesquels ils sont tombés en martyrs. Ces objectifs sont nobles, nationaux, légitimes, naturels et immuables : la libération du territoire, le retour des habitants dans les villages frontaliers et la libération des prisonniers. »





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