(A.P.Hawzah) –Mahmoud Qomati, vice-président du Conseil politique du Hezbollah et ancien ministre libanais, a exprimé son opposition catégorique à toute forme de négociation directe avec l’ennemi israélien. Il a estimé que de telles démarches contreviennent à la législation interdisant toute normalisation avec l’ennemi sioniste et lui confèrent une reconnaissance politique jugée inacceptable.
Il a souligné que l’ennemi israélien cherche à instrumentaliser ces négociations afin d’imposer son objectif principal : le désarmement de la résistance et l’érosion de sa capacité de dissuasion au Liban.
Le haut responsable a déploré qu’au lieu que l’État libanais utilise les acquis de la Résistance et sa résilience comme un levier national, on traite l’arme de la Résistance comme si elle était hors-la-loi.
Il a rappelé que la résistance avait fait preuve de retenue pendant quinze mois en soutien à l’État et à son option diplomatique, tout en payant quotidiennement le prix en vies humaines, destructions et agressions, alors même que le pouvoir s’orientait vers des décisions en opposition avec elle.
Mahmoud Qomati a qualifié les négociations directes actuelles de « négociations humiliantes et dégradantes », au motif qu’elles se déroulent sans que le Liban ne dispose de véritables leviers de force.
Il a réaffirmé que la seule option valable est celle des négociations indirectes, comme cela a été le cas pour l’accord de cessez-le-feu et la délimitation des frontières maritimes. Selon lui, négocier directement revient à reconnaître l’ennemi israélien, ce qui est totalement inacceptable, alors que l’indirect préserve la souveraineté et l’intégrité nationale.
Le vice-président du Conseil politique du Hezbollah a ajouté : « Le temps de la patience est révolu et que la résistance ne reviendra plus à une politique de silence face aux agressions quotidiennes et aux violations répétées d’Israël. »
Il a également affirmé que la Résistance continuera et que son action ne cessera qu’avec l’obtention d’une pleine libération, loin des promesses ou des accords imparfaits. « Nous n’acceptons ni zone tampon ni ancrage de l’occupation. Nous ne vendrons pas le sud du Liban, et la Résistance se poursuivra jusqu’à la libération du dernier centimètre de la terre libanaise. »
Enfin, Mahmoud Qamati a indiqué que l’Iran n’a pas accepté que le Liban soit soumis seul à la pression, et a insisté sur le fait qu’un cessez-le-feu doit couvrir tous les fronts, sans laisser le Liban isolé face à l’adversité.
« Si le cessez-le-feu prend fin sans être renouvelé, l’affrontement reprendra de façon ouverte. Un simple cessez-le-feu ne suffit pas : l’objectif réel, c’est la libération totale. »





Votre commentaire