jeudi 23 avril 2026 - 00:54
Garder le silence face au franchissement des lignes rouges du Liban est inacceptable

Hawzah/Le grand mufti ja’farite et éminent dignitaire chiite libanais, Ahmad Qabalan, a souligné que la résistance, l’armée libanaise, la paix civile, la défense de la souveraineté et la participation nationale constituent des impératifs fondamentaux pour le Liban.

(A.P.Hawzah) –Le Cheikh Ahmad Qabalan, le grand mufti ja’farite et éminent dignitaire chiite libanais, a souligné que la résistance, l’armée libanaise, la paix civile, la défense de la souveraineté et la participation nationale constituent des impératifs fondamentaux pour le Liban.

Dans une déclaration, il a affirmé : « Il est regrettable qu’au lieu de rendre hommage aux sacrifices nationaux consentis par les populations du Sud, de la banlieue sud, de la Bekaa et de Beyrouth pendant des décennies, certains responsables, aveuglés par leur rôle subalterne assumé sans retenue, aient pris la honteuse photographie aux côtés de l’assassin sioniste à Washington. Ce qui se produit actuellement au Liban, au niveau de certaines instances officielles, est une infamie et une déclaration d’hostilité ouverte envers le peuple de cette terre, d’une manière effarante. Aussi, je le dis : le Liban ne supportera pas l’émergence d’un nouveau Napoléon. Tout pari dans cette direction connaîtra le même destin que Napoléon. »

Cheikh Qabalan a poursuivi : « “Israël”, qui a jadis englouti les armées arabes en un instant, a été cette fois englouti par la résistance le long des premières lignes de front. Le discours médiatique sur une “zone jaune” n’a aucune valeur, car la résistance est aujourd’hui présente à Al-Khiyam, Bint Jbeil, Aynata, Taybeh, Shamaa, Al-Bayyada et Al-Jebbayn. La mort de soldats de l’armée sioniste à Al-Jebbayn hier est une preuve irréfutable que ces allégations de “zone jaune” ne sont qu’une illusion nourrie par l’imagination de Netanyahou, ce boucher vaincu . »

Il a ajouté : « Je dis à ceux que cela concerne que le Liban est un pays de conviction nationale, avec des lignes rouges nationales claires, dont le franchissement est mortel. Le fait que certains comptent sur une éventuelle confrontation entre les enfants de cette terre et les enfants de leur propre résistance nationale est une chose dangereuse, voire catastrophique et toute tentative en ce sens est vouée à l’échec. »


Le dignitaire chiite a déclaré : « Sans la résistance, le Liban n’est plus qu’une ferme morcelée, vivant sous le poids de la dépendance et de la défaite, jusque dans sa pensée et ses émotions. L’époque de la faiblesse et du marchandage du Liban et de son identité nationale sur les marchés de la soumission est révolue depuis longtemps. Toute institution nationale perdure tant qu’elle remplit son devoir national ; et quand elle cesse de le faire, elle disparaît. L’expérience libanaise à cet égard est célèbre. Mais certains doivent comprendre que la protection du Liban et de sa souveraineté décisionnelle est une nécessité nationale et souveraine. Si le Liban devient sionisé, il n’aura plus aucune valeur. »

Cheikh Qabalan a ajouté : « L’armée libanaise a été, est et restera une institution nationale et souveraine. Toute menace visant la légitimité, la conviction et la mission souveraine de l’armée libanaise contraindra l’ensemble du peuple libanais à se ranger aux côtés de son armée contre les traîtres au Liban, à ses institutions nationales et à sa conviction historique. Le jeu du pouvoir politique est désormais à découvert, et l’infamie en a couvert le visage. Franchir les lignes rouges plongerait le Liban au cœur d’une catastrophe face à laquelle on ne saurait garder le silence. »

Il a également souligné : « Ce que l’on attend de certains, c’est de bien lire l’histoire du Liban, car la mégalomanie est une maladie terrifiante. On ne peut ni faire confiance à celui qui en est atteint, ni garder le silence face à ses choix insensés. Le Liban, dans son essence même, est un modèle de coexistence, de paix civile, de partenariat national et de conviction morale. Sans la maudite stratégie de domination française sur le vil confessionnalisme, le Liban serait aujourd’hui le plus grand exemple de justice, de partenariat et de puissance nationale, ce qui l’aurait empêché d’être sacrifié sur l’autel de certains paris. »


Enfin, il a conclu : « La résistance, l’armée libanaise, la paix civile, la défense de la souveraineté et le partenariat national sont des nécessités fondamentales pour ce pays. Nul ne peut les franchir. Quiconque tenterait de le faire se suiciderait, mais il ne parviendra jamais à sacrifier le Liban. »

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