Qom(A.P.Hawzah) -Lors de la série continue de séances d’exégèse du Saint Coran au Centre scientifique et culturel Imam Hossein (AS) à Qom, l’Ayatollah Abbas Kaabi, vice‑président de la Société des enseignants du séminaire religieux de Qom et membre de l’Assemblée des experts du leadership, a présenté une interprétation approfondie des premiers versets de la sourate Al‑Hashr. Son analyse s’est concentrée sur l’épisode historique du peuple juif de Bani Nadir, qu’il a décrit comme une source éternelle d’enseignements politiques, spirituels et moraux pour la communauté islamique.
Une conspiration politique déjouée par la sagesse du Prophète
Dans son exposé, l’Ayatollah Kaabi a rappelé que la tribu de Bani Nadir, malgré son pacte de coexistence avec le Prophète Mohammad (PSL), avait tenté une conspiration armée et politique contre l’État islamique naissant. Forte de son influence économique et de ses relations avec les hypocrites et les polythéistes, cette tribu prépara un coup d’État qui fut rapidement neutralisé grâce à la clairvoyance du Prophète et à la commandement stratégique de l’Imam Ali (AS).
Le conférencier a souligné que cette victoire historique, relatée dans le verset « Mā ẓanantum an yakhrujū… », illustre une vérité universelle : la puissance matérielle ne protège jamais les oppresseurs contre la volonté divine.
Le secours divin dans l’histoire et dans la Révolution islamique
En évoquant les paroles de l’Imam Khomeyni (RA), l’Ayatollah Kaabi a établi un parallèle entre le miracle de la victoire contre Bani Nadir et les périodes cruciales de l’histoire contemporaine iranienne, notamment la libération de Khorramshahr pendant la guerre imposée et l’échec de l’opération américaine à Tabas. Ces événements, selon lui, démontrent la constance de la promesse divine : la victoire appartient à ceux qui se confient en Dieu.
Lecture théologique et linguistique : la souveraineté absolue du Créateur
Dans son analyse philologique, le orateur a exploré trois interprétations possibles du second verset de la sourate Al‑Hashr, toutes convergeant vers la même idée : la suprématie absolue de Dieu sur les causes apparentes.
Il a ensuite distingué le « kufr politique » du « kufr doctrinal », expliquant que la lutte contre Bani Nadir n’était pas un conflit idéologique, mais une réponse à la trahison politique d’un groupe ayant rompu son pacte avec la gouvernance islamique.
L’effondrement des puissances arrogantes et les leçons pour notre époque
Commentant le passage « fa atāhum Allahu min ḥaythu lam yaḥtasibū », l’Ayatollah Kaabi a affirmé que Dieu détruit les puissances injustes par des voies imprévisibles, et que cette loi divine continue de se manifester dans l’écroulement progressif des civilisations matérialistes contemporaines.
Il a également interprété « wa qadhafa fī qulūbihimu-r‑ruʿb » comme le triomphe psychologique du camp du bien, soulignant que la peur semée dans le cœur des ennemis est un signe du soutien céleste dont bénéficient les croyants.
Quatre leçons majeures du récit de Bani Nadir pour la société actuelle
En reprenant l’injonction coranique « faʿtabirū yā ulī-l‑absār » — « Tirez donc la leçon, ô vous qui êtes doués de clairvoyance » —, il a formulé quatre enseignements stratégiques pour le monde islamique moderne :
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Couper les sources de pouvoir des fauteurs de troubles : agir avec détermination et ne pas tolérer la trahison déguisée.
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Refuser les illusions et espoirs trompeurs que les hypocrites propagent pour manipuler les naïfs.
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Assurer la purification du corps social en neutralisant les forces de la sédition et en consolidant la cohésion nationale entre diplomatie et défense.
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Adapter les outils de la confrontation tout en maintenant une logique inébranlable de résistance et de clarté morale face aux ennemis médiatiques et politiques.




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