(A.P.Hawzah) -Le professeur martyr Morteza Motahhari, dans l’une de ses œuvres, évoque le thème de « la croyance la plus dangereuse dans la relation entre l’homme et Dieu » , que nous présentons à vous, chers intellectuels.
Certains proches du défunt ayatollah Boroujerdi (que Dieu lui fasse miséricorde), qui étaient présents à son chevet lors de sa dernière maladie, ont rapporté qu’il se trouvait dans un état de profonde tristesse. Il aurait déclaré :
« Nous partons sans avoir rien accompli, nous partons les mains vides. »
L’un de ses compagnons, surpris, lui aurait répondu :
« Maître, c’est vous qui dites cela ?! Pourquoi vous ? Vous avez pourtant, Dieu merci, ravivé les séminaires religieux, construit des mosquées, fondé des écoles, et accompli tant d’œuvres ! »
Le grand savant ne répondit alors que par une seule phrase, tirée d’un hadith :
«خَلِّصِ الْعَمَلَ فَانَّ النّاقِدَ بَصیرٌ بَصیرٌ»
« Purifie ton acte, car Celui qui en juge est infiniment clairvoyant et perspicace. »
Quelle erreur monumentale que de nourrir l’illusion de se croire dispensé du pardon divin, en se disant :
« Je n’ai rien fait de mal pour avoir besoin d’être pardonné. Désormais, je ne fais que réclamer mes droits auprès de Dieu. »
Une telle parole est, la plus insensée qu’un être humain puisse prononcer dans sa relation avec le Très-Haut.
Source : Morteza Motahhari, Connaissance du Coran, vol. 8, p. 180.




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