Bahreïn (A.P.Hawzah) – Les oulémas de Bahreïn ont publié une déclaration en soutien à celle du Ayatollah Cheikh Issa Qassem, figure de proue du mouvement islamique bahreïni, au sujet des récentes décisions prises par le régime Al Khalifa. En voici le texte intégral :
Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
« La décision n’appartient qu’à Dieu. Il a ordonné que vous n’adoriez que Lui. Telle est la religion droite, mais la plupart des gens ne le savent pas. »
Louange à Dieu, à qui appartiennent la création et le pouvoir. Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur Son Messager, Mohammad, ainsi que sur les membres purs et immaculés de sa famille.
Cela étant dit,
Nous prenons position à la suite de la déclaration publiée par l’Ayatollah Cheikh Issa Ahmad Qassem, en date du 22 Rabi al-Thani 1448 de l’hégire, au sujet d’un ensemble de décisions prises à Bahreïn. Nous avons reconnu dans cette déclaration l’expression d’une vérité issue de la clairvoyance d’un juriste religieux et de la ferveur d’un croyant. Elle exprime ce que prescrit la vraie religion, et non ce que dictent les calculs politiques et les intérêts matériels.
Par la présente, nous proclamons notre soutien total au contenu de cette déclaration et nous nous tenons fermement à ses côtés, unis dans un même rang.
Le monothéisme ne se réduit pas à une formule prononcée par les lèvres, tandis que sa vérité serait absente de la réalité de la vie. Il constitue un pacte entre les serviteurs et leur Seigneur, dont découle un principe fondamental : nul ne doit être obéi lorsqu’il commande ce qui contredit les ordres de Dieu, et aucune législation ne doit prévaloir sur la Sienne.
Quiconque reconnaît la seigneurie et la divinité de Dieu reconnaît également Son droit exclusif à légiférer. Celui qui prétend rivaliser avec Lui dans ce domaine entre, en réalité, en concurrence avec Lui dans ce qui Lui appartient en propre. Dieu dit : « N’est-ce pas à Lui qu’appartiennent la création et le commandement ? »
Dès lors, toute décision relevant d’une législation humaine qui entre en contradiction avec l’un des préceptes divins est rejetée au regard de la foi. Une telle décision ne tire pas sa légitimité du seul pouvoir de celui qui l’édicte et ne saurait contraindre la conscience d’un croyant à se conformer à ce qui va à l’encontre des commandements de son Seigneur.
Cette prise de position ne relève ni d’une hostilité politique ni de la recherche d’un quelconque avantage matériel. Elle procède de la fidélité à une parole sur laquelle reposent les cieux et la terre, une parole qui ne peut être brisée et ne le sera jamais. Dieu dit : « Qui donc est meilleur juge que Dieu pour un peuple qui a la certitude de croire ? »
C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des croyants à faire de la parole de l’unicité divine, « La ilaha illa Allah » — « Il n’y a de divinité que Dieu » —, un slogan collectif exprimant leur position commune face à ces décisions. Car cette parole constitue une réponse au-delà de laquelle il n’y a pas d’autre réponse.
Nous appelons également à diffuser cette parole bénie sur l’ensemble des réseaux sociaux et sur toutes les tribunes accessibles, en recourant à tous les moyens légitimes, dans un esprit pacifique et éclairé, afin d’exprimer notre opposition et notre protestation.
Nous demandons aux autorités au pouvoir à Bahreïn de réexaminer ces décisions et de revenir sur celles-ci. En effet, il n’est pas demandé à un musulman de faire prévaloir la volonté d’une créature sur celle de son Créateur. Une telle exigence est impossible à satisfaire pour tout croyant.
Un hadith divin (hadith qudsi) rapporte : « La parole “La ilaha illa Allah” est Ma forteresse. Quiconque entre dans Ma forteresse est à l’abri de Mon châtiment. » Que cette forteresse soit donc notre refuge et que cette parole devienne notre étendard.
« Dieu accomplit toujours Son dessein. Il nous suffit ; Il est le meilleur garant. »





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