Bahreïn (A.P.Hawzah) – Citant Mir’at al-Bahrain, le gouvernement de Bahreïn n’a laissé aucune possibilité d’entente ou de coexistence avec les chiites. Il a rompu les derniers canaux de communication avec eux, et les efforts médiatiques déployés aujourd’hui pour prétendre le contraire sont voués à l’échec. La relation entre l’État et cette communauté repose désormais sur la peur, tandis que les liens restants ne subsistent qu’à la manière de « la permission de consommer une chose interdite en situation d’extrême nécessité ».
L’État de Bahreïn ne cible plus un chiite de manière isolée, et ses attaques ne se limitent plus à des individus spécifiques. Les accusations qu’il a fabriquées ainsi que les lignes rouges qu’il a franchies placent désormais tout chiite, en tout temps et en tout lieu, quelle que soit son orientation ou son école de pensée, dans la position d’accusé, voire de criminel.
Lorsque L’État de Bahreïn l’obligation religieuse du khoms et les transactions liées au versement des droits religieux de « blanchiment d’argent », avant de les inscrire dans la catégorie des affaires criminelles, alors même que cette obligation constitue l’une des « dix branches fondamentales de la religion » chez les chiites ja‘farites, cela signifie en substance qu’adhérer au rite chiite est devenu un acte criminel. Le citoyen chiite se retrouve désormais face à un choix impossible : abandonner sa foi ou être poursuivi dans des affaires pénales.
Quelle plus grande insolence peut-il y avoir que d’inscrire des prescriptions religieuses dans la liste des crimes pénaux, comme s’il s’agissait d’actes comparables au vol, à l’escroquerie ou à d’autres délits similaires ? Plus grave encore, ces accusations sont attribuées avec audace à des savants respectés, comptés parmi les figures les plus intègres et les plus éminentes de la société, dont l’histoire et la réputation témoignent de leur probité.
L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans le cadre d’une démarche officielle visant à porter atteinte aux savants de l’école ja‘farite et à les rabaisser. Cela se manifeste notamment par des instructions directes ordonnant la diffusion de leurs photographies selon des procédés destinés à diminuer leur stature et à porter atteinte à leur dignité.
Par ailleurs, le discours officiel concernant les transferts financiers vers l’Irak, l’Iran et le Liban, ainsi que leur association à des considérations politiques, ne constitue rien d’autre qu’une nouvelle tentative de criminaliser une pratique religieuse publique observée par toute une communauté depuis des siècles.
Plusieurs des savants arrêtés disposent de procurations écrites émanant de jurisconsultes religieux reconnus dans ces pays, et l’acheminement des droits religieux vers ces autorités fait partie intégrante de leurs responsabilités. Il suffit, par exemple, de consulter le site officiel de la Haute Autorité religieuse de Nadjaf, représentée par Son Éminence l’Ayatollah al-Sistani, afin de connaître les domaines d’affectation du khoms et les catégories de ses bénéficiaires, plutôt que de prétendre que ces fonds sont destinés à des parties ou à des courants politiques en désaccord avec les autorités. Une allégation mensongère dont chacun connaît les objectifs dans le contexte actuel.





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