Pays-Bas (A.P.Hawzah) –Citant l’Agence Anadolu, une cérémonie organisée par la fondation Stichting Plant een Olijfboom (« Planter un olivier ») s’est tenue sur la place du Marché (Markt), située au centre-ville de Bois-le-Duc. L’événement visait à honorer la mémoire des enfants et journalistes palestiniens ayant perdu la vie lors des attaques israéliennes contre Gaza.
À cette occasion, les photographies et les noms des journalistes tués lors des attaques israéliennes ont été exposés sur la place. Des milliers de paires de chaussures d’enfants ont également été disposées sur le site en mémoire des jeunes victimes.
Au cours de la cérémonie, les noms des enfants tués à Gaza ainsi que leur âge au moment de leur décès ont été lus individuellement par différents participants.
Les bénévoles présents ont par ailleurs distribué des brochures sur la situation à Gaza afin d’informer les passants des développements et des conditions actuelles dans ce territoire.
« Comment peut-on parler de cessez-le-feu ? »
Dans un entretien accordé à Anadolu, Esther van der Most, directrice de la fondation Stichting Plant een Olijfboom, a indiqué que son organisation organisait pour la dix-septième fois une cérémonie en mémoire des enfants palestiniens tués lors des attaques israéliennes et, pour la cinquième fois, un hommage aux journalistes décédés.
Rappelant que lors de la première cérémonie commémorative, organisée en décembre 2023 à Rotterdam, 8 000 paires de chaussures d’enfants avaient été exposées, elle a déclaré : « Aujourd’hui, le nombre d’enfants tués a atteint 21 000. Nous sommes ici parce que nous voulons que les Palestiniens puissent vivre, grandir, vieillir dans la sécurité et vivre librement. Mais en raison du génocide qu’Israël mène contre le peuple palestinien, cela est actuellement impossible. »
Soulignant que ce qu’elle qualifie de génocide ne se limite pas à Gaza et se poursuit également en Cisjordanie, elle a ajouté : « Lorsque des êtres humains sont tués chaque jour, comment peut-on parler de cessez-le-feu ? La semaine dernière, un bébé de sept mois nommé Sam a été tué en Cisjordanie. Il n’était pas le premier ; au cours de l’année écoulée, des centaines d’autres enfants y ont également perdu la vie. Cette situation doit cesser. »
S’adressant également au gouvernement néerlandais, elle a appelé à des mesures concrètes : « Il faut mettre un terme à cette situation, imposer des sanctions et agir. Ne placez pas Israël, qui poursuit la destruction d’un peuple, dans une position privilégiée. Je suis en colère contre mon gouvernement, car nous ne devrions pas coopérer avec le régime israélien qui est en train d’anéantir un peuple. »
La directrice de la fondation Stichting Plant een Olijfboom a enfin rappelé que les journalistes tués avaient eux aussi été honorés lors de cette cérémonie aux côtés des enfants palestiniens. « Le nombre de journalistes tués dépasse désormais les 300. Lorsque l’on réduit les journalistes au silence, on cherche en réalité à empêcher la vérité d’atteindre l’opinion publique. Mais nous continuerons à faire entendre la vérité », a-t-elle conclu.




Votre commentaire