(A.P.Hawzah) – Une conférence spécialisée intitulée « Le pèlerinage (Hajj), rendez-vous de l’unité » s’est tenue à l’initiative de l’Assemblée mondiale pour le rapprochement des écoles islamiques. Elle a réuni onze intellectuels et érudits du monde musulman, venus d’Iran, de Syrie, d’Irak, d’Italie, de Bahreïn et d’autres pays. Lors de cette rencontre, les penseurs et oulémas iraniens et internationaux ont appelé les pèlerins à l’unité islamique et au désaveu (Bara’a) des polythéistes, en particulier des États-Unis et d’Israël.
Hojjat al-Islam wal-Muslimin Seyyed Mehdi Qoreishi, représentant du Guide suprême en Azerbaïdjan occidental et imam du vendredi d’Urmia, a déclaré :
« En ces jours où les ennemis de l’Islam se sont ligués contre les musulmans, notre devoir est de manifester dans tous les aspects de notre vie l’unité et la cohésion que le pèlerinage met en lumière. Espérons le jour où les musulmans formeront une “communauté unique” (Oumma wahida) et incarneront cette parole divine : “En vérité, cette communauté est une seule communauté, et Je suis votre Seigneur ; adorez-Moi donc.” »
Cheikh Abdallah al-Daqqaq, directeur du séminaire religieux des Bahreïnis résidant à Qom et représentant de l’ayatollah Issa Qassem de Bahreïn, a souligné :
« Le Hajj, le Tawaf (circumambulation) et le Sa’y (course rituelle) ne sont voués qu’à Dieu. Le croyant les accomplit pour affirmer l’unicité divine. Cette unicité dans l’adoration repose sur deux piliers : un engagement positif (affirmation de Dieu) et un engagement négatif : la négation du polythéisme et des associés à Dieu. Le Hajj renvoie donc à une obligation d’adoration, mais aussi politique. Il n’a pas de sens d’en sauvegarder la dimension cultuelle tout en laissant de côté sa dimension politique, qui réside dans le désaveu des polythéistes et de l’arrogance mondiale. »
Iman Mohammad Harb, chercheuse et prédicatrice libanaise, a ajouté :
« Le désaveu des polythéistes fait partie intégrante des thèmes du Hajj. L’imam Khomeiny (que Dieu sanctifie son secret) y a insisté durant les jours du pèlerinage, afin que nous apprenions à désavouer le “Grand Satan” – qui aujourd’hui se manifeste dans les États-Unis – comme nous désavouons Iblis (Satan) le maudit. Nous proclamons notre désaveu des États-Unis, d’Israël, de leurs vassaux, alliés et partisans, pour que les rites du Hajj soient une incarnation de l’unité islamique et que nous demeurions tous unis face à l’arrogance. »
Seyyed Abdullah Isghaf, professeur d’études sur l’Asie occidentale en Indonésie, a déclaré :
« Le Hajj enseigne la résistance. L’Islam n’encourage pas une acceptation passive de l’injustice. L’histoire des prophètes témoigne d’une lutte constante contre l’oppression. Une compréhension authentique du Hajj doit donc aboutir à un engagement éthique envers les opprimés et les marginalisés. Nous vivons dans un monde marqué par la guerre, la pauvreté, les inégalités économiques, l’islamophobie, une crise morale et la domination culturelle. Dans ce contexte, le Hajj délivre des leçons cruciales. »
Mamosta Dr Abdussalam Emami, imam du vendredi de Mahabad, a déploré :
« Les crimes à Gaza et le martyre de plus de 72 000 personnes, les guerres au Soudan, en Libye, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Somalie, au Liban, et plus grave encore, la guerre imposée du Ramadan et l’agression du régime sioniste et de l’Amérique mondiale-vorace contre l’Iran islamique, le martyr du Grand Guide de la Révolution, l’Ayatollah Khamenei (qu’il repose en paix), ainsi que des milliers d’autres martyrs, montrent que la philosophie du Hajj n’a pas été respectée comme elle le devrait. Aujourd’hui, le Hajj, compte tenu des circonstances de temps et de lieu et des restrictions imposées, s’est montré incapable de résoudre les problèmes du monde islamique. Son rôle se limite à l’accomplissement pur et simple des rites. »
Mawlawi Abdurraouf Tawana, président de la Fondation des martyrs Tawana en Afghanistan, a déclaré :
« Nous avons besoin d’un Hajj qui ranime l’esprit du monothéisme, redonne sa fierté aux musulmans, rapproche les nations islamiques et les unisse face aux ennemis. Le Hajj peut être un baume sur les plaies du monde islamique et un pont pour reconstruire la fierté, l’autorité et l’identité islamiques – à condition que les musulmans en saisissent la véritable philosophie et exploitent son immense potentiel pour l’unité, l’éveil et une nouvelle civilisation islamique. »
Dr Houwayda Jabaq, médecin et activiste culturelle italienne, a ajouté :
« Les jours du Hajj sont des jours de convergence des peuples, des races, des ethnies et des cultures, de libération des âmes de la servitude envers les humains, d’humiliation des ego arrogants, de purification et de retour vers le Créateur sans aucun attachement aux choses d’ici-bas. Nous demandons aux pays islamiques d’évaluer la situation du Hajj et d’élaborer des initiatives efficaces pour faciliter l’accomplissement de ce grand devoir religieux. Car le Hajj est aussi un temps de rencontre, de dialogue et d’échange, le plus grand rassemblement mondial où les gens de toutes les catégories sociales se retrouvent sous le même cri : “Me voici, ô Dieu, me voici ! À Toi nul associé, me voici ! Louange, grâce et souveraineté T’appartiennent, nul associé à Toi, me voici !” »
Moni Adib, enseignante et activiste culturelle irakienne, a insisté :
« Aujourd’hui, le monde islamique subit de lourdes épreuves pour avoir négligé cet immense capital divin ; les sociétés islamiques traversent des crises destructrices. Malheureusement, le monde musulman est en proie à la négligence de Dieu, au mépris du destin de l’Oumma et à l’aveuglement face aux complots des ennemis. L’arrogance mondiale œuvre aux divisions et aux conflits entre musulmans. C’est pourquoi Dieu a fait du “désaveu des polythéistes” une partie intégrante et un pilier essentiel du Hajj : “Et proclamation aux gens, de la part d'Allah et de Son Messager, au jour du Grand Pèlerinage , qu'Allah et Son Messager, désavouent les polythéistes. ” Il est donc du devoir des nations islamiques d’exprimer leur rejet des ennemis du monde musulman : l’Amérique tueuse d’enfants et l’Israël assoiffé de sang. »
Halimah Sa’diyyah, activiste culturelle indonésienne, a déclaré :
« Aujourd’hui, un Hajj sans soutien à la Palestine est un Hajj incomplet. Quel pèlerin peut se tenir à Arafat et demander pardon pour lui-même, tandis que le sang des enfants de Gaza crie vers le ciel ? Faisons de ce voyage sacré une alliance d’unité : désaveu des polythéistes et du “parti de Satan”, rejet des paroles obscènes, des actes impies et des disputes vaines au sein de nos rangs. Unissons tous les combattants, quel que soit leur groupe ou nationalité, dans l’axe de la résistance, et enfin, agissons selon le verset : “Et tenez-vous tous ensemble au cordage de Dieu, et ne vous divisez pas.” »
Mari al-Ali, activiste culturelle syrienne, a conclu :
« Le Hajj contribue à forger une conscience collective au sein de l’Oumma islamique. Dès lors, le musulman sent que les préoccupations des musulmans, où qu’ils se trouvent, relèvent de sa responsabilité humaine et morale. Le Hajj n’est pas seulement une adoration individuelle, mais une proclamation annuelle de l’unité et de la cohésion civilisationnelle des musulmans, un message universel confirmant que l’Islam est la religion de la convergence, de la paix et de la justice humaine. À l’heure où le discours islamophobe s’intensifie à l’échelle mondiale, le Hajj demeure un témoignage vivant de la force spirituelle et humaine de l’Islam, une preuve que les musulmans, quelles que soient leurs patries, leurs couleurs et leurs langues, forment une seule communauté capable de s’unir et de défendre son identité face aux campagnes de diffamation et de haine. Le Hajj restera toujours le symbole de l’unité de l’Oumma islamique et une tribune universelle proclamant chaque année que l’Islam est la religion de la miséricorde, de l’unité et de la paix. »
Hojjat al-Islam wal-Muslimin Abdolreza Pourzahabi, représentant du Guide suprême dans la province du Kurdistan, a conclu :
« L’Oumma islamique a plus que jamais besoin d’unité, d’éveil et de clairvoyance. Les ennemis de l’Islam s’emploient de toutes leurs forces à semer la discorde. Dans ces conditions, exploiter l’immense potentiel du Hajj pour approfondir l’unité et diffuser une culture du rapprochement est une nécessité stratégique. Si l’Oumma s’appuie sur ce qu’elle partage et se saisit du cordage divin, elle pourra, par sa puissance spirituelle et sa solidarité, faire face aux complots diviseurs de l’ennemi, et marcher vers la fierté, le progrès et l’élévation. »




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