(A.P.Hawzah) – Selon l’agence NTV, la flottille mondiale « Sumoud » a de nouveau mis le cap sur Gaza. Des dizaines de bateaux et des centaines de militants internationaux ont repris la mer dans le cadre d’une nouvelle tentative destinée à dénoncer et contourner le blocus maritime de l’enclave palestinienne.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts internationaux visant à acheminer une aide humanitaire aux habitants de Gaza. Après plusieurs interventions et attaques attribuées aux forces israéliennes lors de précédentes missions, la coalition organisatrice a annoncé la reprise officielle de ses opérations en Méditerranée.
La coalition de la flottille « Sumoud » a indiqué que cinq navires avaient quitté la Grèce afin de rejoindre environ 55 autres embarcations parties du port turc de Marmaris en direction de Gaza. Les bateaux naviguent sous pavillons français, italien et polonais. Certains transportent des quantités symboliques de nourriture et de médicaments.

Selon les organisateurs, près de 500 militants issus de 45 pays participent à cette mobilisation internationale. Les navires poursuivent actuellement leur trajet en Méditerranée orientale, à proximité de l’île de Rhodes.
Les participants soulignent que, malgré l’attention médiatique mondiale concentrée sur d’autres crises internationales, le blocus de Gaza demeure en vigueur. À travers cette initiative, ils entendent replacer la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne au centre de l’attention internationale.
Dans un communiqué, la coalition « Sumoud » affirme que cette opération ne constitue pas uniquement une mission humanitaire, mais également « une action civile directe contre le blocus maritime injuste et illégal imposé à Gaza ». Selon les organisateurs, ce blocus vise à isoler et à exercer une pression continue sur le peuple palestinien.
La coalition a également indiqué que la participation internationale à cette initiative avait considérablement augmenté après le voyage du navire « Madeleine » en juin 2025. Une évolution qui, selon elle, reflète une opposition mondiale croissante à la normalisation du blocus et de la guerre contre Gaza.
La flottille « Sumoud » avait déjà été confrontée à des interventions israéliennes par le passé. Le 12 avril dernier, des navires partis d’Espagne auraient été interceptés par les forces israéliennes, tandis que plus de 100 militants pro-palestiniens ont été transférés vers l’île de Crète.
Les organisateurs ont également affirmé que, le 29 avril, les forces israéliennes avaient attaqué 22 navires civils au large de la côte ouest grecque, enlevant deux coordinateurs de la flottille mondiale « Sumoud » et leur infligeant des mauvais traitements. À la suite de cet incident, les départs ont été suspendus temporairement afin de réévaluer les conditions de sécurité, avant que la mission ne reprenne malgré les pressions et les menaces.
Katie Davidson, membre de la délégation britannique de la flottille, a dénoncé le silence du gouvernement britannique face aux interventions israéliennes. Elle a estimé que, même si les navires n’atteignent pas Gaza, toute action menée contre la flottille pourrait raviver l’attention de l’opinion publique internationale sur la crise humanitaire dans le territoire palestinien.
De son côté, l’activiste turque Shima Danli Yalvaç a regretté la faible couverture médiatique accordée à cette mobilisation, déclarant : « Même si aucun média ne parle de nous, cela n’a pas d’importance. Nous poursuivrons notre route. »
En octobre dernier, l’armée israélienne avait déjà intercepté une autre flottille organisée par la même coalition et arrêté plus de 450 personnes, parmi lesquelles figurait l’activiste suédoise Greta Thunberg.
La coalition « Sumoud » accuse également Israël et les États-Unis de tenter de discréditer cette initiative civile à travers ce qu’elle qualifie « d’accusations infondées », estimant que ces discours pourraient servir de justification à de nouvelles attaques contre les militants.
Les organisateurs affirment enfin que la flottille « Sumoud » représente un symbole de solidarité humaine avec la population de Gaza, mais aussi une forme de « résistance civile internationale » face à la violence, à l’occupation et au blocus. Ils assurent que ces mobilisations se poursuivront jusqu’à la levée complète du blocus de Gaza.




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