jeudi 19 février 2026 - 13:47
Bilan Accablant : La 12ème Conférence sur les « Droits de l’Homme Américains » à Jamkaran Accuse Washington

Hawzah/ Réunie à la Mosquée de Jamkaran, la 12ème Conférence internationale sur les « Droits de l’Homme Américains », reflétant la perspective du Guide suprême, a servi de tribune pour condamner fermement le bilan des États-Unis.

Qom, Iran (A.P.Hawzah) -La Mosquée de Jamkaran a été le théâtre de la 12ème Conférence internationale consacrée au concept des « Droits de l’Homme Américains », tel que défini par le Guide suprême de la Révolution. L’événement, qui a vu la participation de figures religieuses, juridiques et académiques venues de 15 pays, visait à exposer et condamner les agissements de Washington.

Amin Ansari, Secrétaire général de l’Organisation de la Jeunesse des Droits de l’Homme de la République Islamique d’Iran, a indiqué que l’événement s’inscrivait dans une initiative continue lancée en réponse aux appels de l’Ayatollah Sayyed Ali Khamenei. Il a précisé que 11 conférences internationales et 10 sessions spécialisées avaient été organisées ces dernières années, tant en Iran qu’à l’étranger. Ansari a décrit la sélection de la Mosquée de Jamkaran comme un choix délibéré, affirmant qu’elle transmettait au monde un message d’espoir, de fermeté et de résistance contre l’oppression. Il a soutenu que la confrontation avec l’injustice est ancrée dans les fondations religieuses et idéologiques de la nation iranienne, plutôt que d’être une simple position politique.

Les « Quatre Causes Principales » de l’Hostilité Américaine

En décrivant ce qu’il a qualifié de « quatre causes principales » de l’hostilité américaine envers l’Iran, Ansari a cité :

La perte d’accès aux ressources de l’Iran,
La fin de la domination régionale de Washington,
L’exportation d’une culture d’indépendance et d’anti-oppression, et
Le soutien ferme de l’Iran à la Palestine et son opposition au régime israélien.


Les « Prétendants Fallacieux » aux Droits de l’Homme

Hojatoleslam Seyyed Ali-Akbar Ojaqnejad, conservateur de la Mosquée de Jamkaran, a décrit les prétendus défenseurs occidentaux des droits de l’homme comme étant les plus grands violateurs de ces mêmes principes au monde. Il a évoqué le bilan des États-Unis, citant le traitement des communautés minoritaires, les abus carcéraux à la Baie de Guantanamo et à Abou Ghraib, ainsi que le soutien de Washington aux régimes autoritaires et aux interventions militaires.

Il a également mentionné les bombardements atomiques américains sur Hiroshima et Nagasaki pendant la Seconde Guerre mondiale et son implication dans les guerres au Vietnam et ailleurs comme exemples de ce qu’il a qualifié de « dossier sombre ». Les intervenants ont également fait référence à l’assassinat par les États-Unis des commandants iraniens antiterroristes, dont le Général Qassem Soleimani et Abou Mahdi al-Muhandis, arguant que ces assassinats constituaient des violations du droit international.


Les « Droits de l’Homme Américains » comme Concept Politique

L’Ayatollah Mohammad-Javad Fazel Lankarani, un haut dignitaire religieux et chef d’un centre jurisprudentiel basé à Qom, a qualifié le terme « droits de l’homme américains » de concept stratégique introduit par le Guide iranien, qui est désormais entré dans le discours politique mondial. Il a critiqué les efforts occidentaux visant à façonner les narratifs mondiaux par une terminologie attrayante tout en faisant avancer des intérêts géopolitiques. Il a en outre remis en question les fondements philosophiques de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, arguant qu’elle omet toute référence à l’autorité divine et à la responsabilité spirituelle.

La Responsabilité Légale et le Droit International

L’ancien diplomate iranien Mohsen Pak-Ayin a affirmé que le terme « criminel », utilisé par le Guide iranien pour décrire certains responsables américains, y compris Donald Trump, est une désignation légale plutôt que politique. Il a soutenu que les violations des principes de non-ingérence, de souveraineté et de non-soutien au terrorisme constituent des ruptures claires du droit international. Pak-Ayin a appelé les institutions iraniennes à rechercher la responsabilité légale de l’implication américaine dans les troubles régionaux et les efforts de déstabilisation. Le Cheikh Yusuf al-Naseri, Secrétaire général du Conseil des Oulémas d’Irak, a déclaré que l’ordre international était devenu de plus en plus polarisé, confrontant ce qu’il a décrit comme un front mené par les États-Unis à un axe de résistance composé de nations indépendantes.


Critique des Politiques Intérieures et Étrangères Américaines

Les participants ont soulevé des problèmes tels que la discrimination raciale aux États-Unis et des scandales de haut niveau comme preuves de problèmes systémiques. Ils ont également critiqué le retrait unilatéral de Washington des accords internationaux et l’imposition de sanctions aux citoyens iraniens ordinaires.

Dr. Rashed al-Rashed, universitaire bahreïni, a décrit ce qu’il a appelé le déclin de la civilisation matérielle occidentale et a plaidé en faveur de la formation de nouvelles coalitions régionales et internationales pour contrer la domination américaine. Il a cité les conflits en cours au Soudan, en Somalie, en Libye, au Liban et en Palestine comme des conséquences de l’interventionnisme occidental.


Hommage aux Martyrs

Le segment de clôture de la conférence a été consacré à l’honneur rendu aux familles des martyrs et du personnel de sécurité tués lors des récentes émeutes. Les organisateurs ont déclaré que commémorer les défunts dans le cadre d’une conférence sur les droits de l’homme envoyait le message que l’Iran ne reculerait pas sous la pression. L’événement s’est terminé par des prières pour la victoire de ce que les intervenants ont appelé le « front de la vérité » et pour la justice mondiale.

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