jeudi 18 juin 2026 - 13:28
L’Ayatollah Fazel Lankrani souligne le rôle central de l’Imamat et la résistance de l’Imam Hussein

Hawzah/ Lors d’une séance de formation éthique et d’orientation à Yazd, l’Ayatollah Mohammad Javad Fazel Lankrani, membre de la société des enseignants des séminaires de Qom, a mis en lumière la position fondamentale de l’Imamat dans l’Islam, le concept de « Jihad Dhabbi » comme essence du soulèvement d’Achoura, et le rôle crucial des femmes cléricales dans la société contemporaine.

Yazd, IRAN (A.P.Hawzah) – S’adressant aux directeurs et professeurs des séminaires féminins de la province de Yazd, l’Ayatollah Fazel Lankrani a d’abord souligné l’importance de la période à venir, le mois de Muharram, et la position de l’Imamat comme l’un des piliers fondamentaux de l’Islam. Il a dénoncé les tentatives visant à minimiser le statut de l’Imamat, affirmant que le Coran atteste de sa centralité, comme l’indique le verset « Ô Messager, transmets ce qui t’a été révélé… », qui place la proclamation de la wilaya de l’Émir des croyants (AS) dans le prolongement de la mission prophétique elle-même.
Le président du Centre juridique des Imams purs (AS) a cité le verset « Dis : je ne vous demande pour cela aucun salaire, si ce n’est l’amour de mes proches parents » comme une preuve coranique majeure de la position des Ahl al-Bayt (AS). Il a précisé que l’amour pour eux n’est pas une simple affection du cœur, mais une réalité impliquant une adhésion pratique, une imitation et une obéissance à leur mode de vie.


Le deuil de l’Imam Hussein (AS) : manifestation de l’amour et des rites divins
L’Ayatollah Fazel Lankrani a affirmé que le deuil pour le Maître des martyrs (AS) trouve ses racines dans les enseignements coraniques, le chagrin exprimé et l’observation des rites de deuil étant des manifestations claires de l’amour envers les Ahl al-Bayt (AS), jouissant ainsi d’une place authentique et documentée dans le système de connaissance de l’Islam.
Analysant la nature du soulèvement d’Achoura, il a interprété le mouvement de l’Imam Hussein (AS) comme un « Jihad Dhabbi », c’est-à-dire une défense de l’essence de l’Islam et la préservation de l’intégrité de la religion. Ce type de jihad, a-t-il expliqué, transcende la simple défense d’une frontière ou d’un gouvernement, impliquant la protection de la religion elle-même contre la menace d’anéantissement ou de déformation, rendant ainsi tous les individus responsables. La présence des Enfants de la Maison (Ahl al-Bayt) et des enfants à Kerbala, ainsi que l’endurance face à d’immenses épreuves, s’inscrivent dans cette perspective, le but ultime étant la préservation de l’Islam pur et authentique de Muhammad (PSL).


Achoura : une école éternelle de résistance et un modèle civilisationnel
Soulignant qu’Achoura représente la plus grande école de résistance de l’histoire islamique, l’Ayatollah Fazel Lankrani a déclaré qu’à Kerbala, la réalité de la résistance s’est manifestée à son plus haut niveau. L’Imam Hussein (AS), par le sacrifice de sa vie, de sa famille et de ses compagnons, a offert un modèle impérissable de dévouement pour Dieu. La culture d’Achoura a inspiré, au fil de l’histoire, des mouvements religieux et sociaux, et constitue aujourd’hui le fondement du discours de la résistance dans la pensée de la Révolution islamique.


Le rôle des femmes cléricales dans le Jihad de la Tabyiin et l’éducation de la génération future
Abordant la position des femmes étudiantes en théologie dans le système éducatif islamique, l’Ayatollah Fazel Lankrani a affirmé leur rôle essentiel dans la transmission des connaissances religieuses et l’éducation de la génération future. Les mères croyantes, a-t-il dit, peuvent renforcer les fondements idéologiques de la société. Il a exhorté les étudiantes à posséder non seulement la foi et la conviction, mais aussi la capacité de raisonnement et de clarification pour offrir des réponses bien fondées et scientifiques face aux ambiguïtés intellectuelles et culturelles.
Concluant son discours, l’Ayatollah Fazel Lankrani a abordé certaines ambiguïtés concernant les différences entre les statuts juridiques des hommes et des femmes. Il a affirmé que, dans la logique de la jurisprudence islamique, tous les jugements divins sont basés sur des critères et des intérêts réels, mais que ces intérêts ne sont pas toujours compréhensibles dans le cadre des interprétations conventionnelles de la justice. Il a insisté sur le fait que les jugements religieux ne doivent pas être évalués uniquement selon des critères humains changeants, car la législation divine est fondée sur des sagesses dépassant la compréhension superficielle des hommes, ce qui éclaire la philosophie de certaines différences dans les jugements.

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